L'influenza aviaire, foire aux questions

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 2 janvier 2025.
L'essentiel
- Elle affecte les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, des épisodes de mortalité pouvant aller jusqu’à 100 % du troupeau et des périodes de baisses de production importantes.
- Le niveau de risque est défini selon les critères fixés par l’arrêté ministériel du 16 mars 2016.
- Oui, depuis 2006, la France (et l’Europe) a connu plusieurs épisodes d’influenza aviaire plus ou moins importants.
- La France est redevenue indemne en septembre 2021 mais, le premier foyer en élevage confirmé le 26 novembre dans le département du Nord, a induit la perte de ce statut.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).
Texte officiel intégral
Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.
L’influenza aviaire est une maladie animale virale très contagieuse. Elle affecte les oiseaux chez lesquels elle peut provoquer, dans sa forme hautement pathogène, des épisodes de mortalité pouvant aller jusqu’à 100 % du troupeau et des périodes de baisses de production importantes.
L’influenza aviaire est une pathologie contre laquelle les autorités sanitaires et les professionnels doivent mettre en œuvre des mesures de lutte immédiates en vue de son éradication. Toute suspicion ou apparition de signes cliniques évocateurs doivent faire l’objet d’une déclaration aux services vétérinaires du département (Préfecture)
Quels sont les signes cliniques de la maladie ?
Les symptômes sont principalement respiratoires, digestifs ou nerveux, ou simplement une perte d'appétit. Lors des précédentes épizooties, les formes graves se traduisaient par une atteinte importante de l'état général des oiseaux conduisant à la mort rapide de tous les oiseaux.
Quelles sont les espèces concernées ?
Ces virus sont transmissibles à toutes les espèces d'oiseaux, domestiques ou sauvages.
Quels sont les oiseaux migrateurs qui peuvent transmettre la grippe aviaire?
Tous les oiseaux sont sensibles à l'influenza aviaire mais la surveillance de l'avifaune sauvage porte avant tout sur les familles présentant un intérêt particulier dont les anatidés (oies, cygnes, canards,...), les rallidés (foulques,...), les laridés (mouettes, goélands, sternes,...), mais aussi les rapaces et les échassiers.
Comment circule le virus ?
La maladie peut être propagée entre élevages et basses-cours par l'intermédiaire :
Les contacts directs entre oiseaux domestiques et sauvages peuvent se produire en particulier le long des couloirs de migration des oiseaux sauvages ou pendant la campagne de chasse. Le transport d'animaux, y compris le commerce international, peut assurer également la diffusion directe ou indirecte de la maladie.
Quels sont les niveaux de risque épizootique qui existent vis-à-vis de la faune sauvage ?
Le niveau de risque est défini selon les critères fixés par l’arrêté ministériel du 16 mars 2016. Il définit également des territoires à risque particulier (ZRP) en fonction des zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs. Trois niveaux sont prévus :
- modéré, les mesures renforcées de biosécurité sont imposées dans les élevages des zones à risque particulier ;
- élevé, les mesures renforcées de biosécurité s’appliquent sur tout le territoire.
Comment est défini le niveau de risque ?
Le niveau de risque épizootique de l'IA hautement pathogène est défini par arrêté interministériel (AM du 16 mars 2016) conjoint du ministre en charge de l'agriculture et du ministre de la transition écologique, en fonction des critères suivants:
- le nombre de cas IAHP dans l'avifaune sauvage et leur répartition dans le temps et dans l'espace ;
- le regroupement des cas notamment à l'intérieur du territoire national et dans les couloirs migratoires des oiseaux sauvages arrivant ou transitant en France;
Existe-t-il un vaccin ?
Chaque éleveur est responsable de la santé de ses animaux et donc de l’application des mesures de biosécurité ( AM 29 septembre 2021), que ce soit en période de risque négligeable ou modéré/élevé.
Que se passe-t-il pour les élevages bio ou sous label, qui ont dans leur cahier des charges le fait que les animaux doivent grandir dehors ?
Les modalités de mise à l’abri ont été adaptées afin de prendre en compte les conditions de production, notamment pour les élevages plein air. Ces adaptations ont pour objectif d’assurer un haut niveau de protection vis-à-vis du risque d’introduction du virus dans les élevages.
De plus, les cahiers des charges des labels et autres signes de qualité sont temporairement modifiés autant que de besoin pour permettre le maintien des signes et labels sans perte pour les agriculteurs.
Quelles sont les mesures à prendre dans votre exploitation ou votre basse-cour en cas de suspicion d'un foyer ?
Dans le cas d'une mortalité anormale, d’une baisse de la production ou de l’apparition de symptômes anomaux, conservez les cadavres en les isolant et en les protégeant et contactez au plus vite votre vétérinaire ou la direction départementale en charge de la protection des populations (Préfecture). Ce qui entraînera :
Quelles sont les mesures prévues en cas de confirmation d'un foyer dans votre exploitation ou votre basse-cour ?
La Direction départementale en charge de la protection des populations mettra en place :
- une mise à mort sur place de tous les oiseaux et la destruction des cadavres et des produits de l'exploitation ou de la basse-cour,
- Un nettoyage et une désinfection de l'exploitation ou de la basse-cour suivis d'un vide sanitaire de 21 jours,
- Une zone de protection (3 km autour des foyers) et une zone de surveillance (10 km autour des foyers) sont définies avec des limitations de mouvement et une surveillance des autres élevages ;
- Une enquête épidémiologique pour identifier des éventuels liens avec d’autres établissements.
Ces abattages d’animaux sont-ils pris en charge par les autorités sanitaires ?
Oui l’abattage des animaux d’un un foyer d’influenza aviaire hautement pathogène est pris en charge par l’administration.
Quels sont les délais pour lever les zones de protection ?
La zone de protection - qui est mise en place dans un rayon de 3 kms autour du foyer identifié - peut être levée 21 jours après :
- Le dépeuplement du foyer suivi d’une désinfection préliminaire du site comprenant la décontamination des bâtiments, matériels et surfaces ;
- La surveillance par un vétérinaire de toutes les exploitations de volailles recensées dans la zone qu’elles soient commerciales ou non commerciales.
Quels sont les délais pour lever les zones de surveillance ?
La zone de surveillance - qui est mise en place dans un rayon de 10 kms autour du foyer identifié - peut être levée à partir de 9 jours après :
- La surveillance par un vétérinaire des exploitations de volailles, selon un plan d’échantillonnage.
Quelles sont les mesures à prendre lors d'une chasse ?
Dans le cas d'une mortalité anormale d'oiseaux sauvages, contacter la Fédération départementale des chasseurs ou l' Office français de la biodiversité (service départemental).
En fonction du niveau de risque épizootique influenza, les rassemblements d'oiseaux (concours, expositions...) peuvent faire également l'objet de restrictions.
La France a-t-elle connu d’autres épisodes d’influenza aviaire, ces dernières années ?
Oui, depuis 2006, la France (et l’Europe) a connu plusieurs épisodes d’influenza aviaire plus ou moins importants.
2015-2016 : le Sud-Ouest est touché (H5N1). Un vide sanitaire est mis en place.
2016-2017 : épisode qui a duré plusieurs mois, jusqu’en mai 2017 (H5N8). Le Sud-Ouest est fortement touché.
2020-2021 : l’épisode (H5N8) débute à l’automne et se poursuit jusqu’au printemps. Malgré les dépeuplements préventifs, l'épidémie s’étend, touchant au total 15 départements, principalement dans le Sud-Ouest.
La France est redevenue indemne en septembre 2021 mais, le premier foyer en élevage confirmé le 26 novembre dans le département du Nord, a induit la perte de ce statut.
2021-2022 : l’épisode H5N1 a débuté à l’automne et s’est poursuivi jusqu’en mai 2022. Plus de 19 millions de volailles ont été abattues dans le Sud-Ouest et surtout le Grand Ouest de la France.
Y a-t-il des obligations réglementaires pour les éleveurs et particuliers détenant des volailles, liées à la prévention de l'IAHP ?
Tous les élevages de volailles (y compris le gibier d'élevage à plume) sont tenus de respecter des obligations dès lors qu’ils ont une activité commerciale : vente de volailles (quel que soit l’âge), d’œufs ou de viandes. Certaines obligations s'imposent dès le premier oiseau détenu, d'autres à partir d'un seuil de 250 volailles. Certaines obligations s'appliquent aux éleveurs détenant 250 volailles et plus, même sans activité commerciale. Les particuliers détenteurs de moins de 250 volailles ne sont pas concernés.
Fin du texte officiel repris
Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/linfluenza-aviaire-foire-aux-questions
Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.
Sources
Sujets liés
Comment ce sujet a-t-il été constitué ?
Les publications des sources suivies sur la rubrique Économie sont dédoublonnées par empreinte de titre sur une fenêtre de 72 heures, puis regroupées lorsqu'elles couvrent le même événement. Le compteur indique combien d'émetteurs distincts l'ont traité.
Le texte encadré plus haut est le corps de la publication de Ministère de l'Agriculture, repris dans son intégralité et sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 sous laquelle cet organisme diffuse ses informations concède « un droit non exclusif et gratuit de libre réutilisation », dont celui « de la communiquer, la reproduire, la copier » et « de l'exploiter à titre commercial », sous la seule réserve d'en « mentionner la paternité » — la source et la date de dernière mise à jour, portées en tête et en pied du texte, avec le lien vers l'original. La mise en page — chapô détaché, intertitres, sommaire — est de fildactu.fr ; les mots sont ceux de l'émetteur, et pas un n'a été ajouté, retiré ni reformulé. Pour la presse et pour toute source sans autorisation vérifiée, fildactu.fr ne conserve que le titre tel que publié, le nom de l'éditeur, le lien d'origine et la date.