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Bombyx disparate : bilan des défoliations en Corse et dans le Var sur la période 2024-2026

Illustration — Économie
Le métro du côté de Bercy.jpg — besopha, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 21 octobre 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • En 2024, deux nouvelles pullulations de bombyx disparate se sont enclenchées en Corse et dans le Var, avec des défoliations importantes qui se sont maintenues jusqu’en 2026.
  • En 2024, environ 5 000 ha ont été défoliés.
  • Cette année 2025 marque la culmination de la pullulation avec 20 000 ha défoliés, soit près de 20% des chênaies de l’île.
  • En 2026, seuls les foyers du cap Corse et de Taravo sont restés actifs pour un total de 3 000 ha défoliés.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Le bombyx disparate est connu pour ses défoliations spectaculaires que ses chenilles peuvent provoquer périodiquement. Très polyphage, il se nourrit de plus de 300 espèces de plantes, principalement des arbres feuillus, mais aussi des résineux. En cas de pullulation, les populations peuvent être multipliées par cinq en quelques années et peuvent atteindre, dans certains cas, plusieurs dizaines de millions de chenilles à l’hectare. Il est toutefois rare que les pullulations se maintiennent plus de deux ans sur un même site : les chutes d’effectifs peuvent être aussi brutales que les explosions. En Corse par exemple les pullulations durent généralement 2 à 3 ans et sont espacées de 3 à 7 années. Les facteurs favorisant ces explosions brutales d’effectifs sont multiples et restent encore imparfaitement connus. Une défoliation totale est rarement fatale à un arbre feuillu comme les chênes pédonculés ou sessiles qui sont capables de reconstituer rapidement leur feuillage. La défoliation n’est toutefois pas sans conséquence. Elle réduit les capacités photosynthétiques de l’arbre et, par conséquent, sa croissance, sa production de glands et sa capacité à constituer des réserves carbonées. Les arbres sont plus vulnérables, des dépérissements peuvent alors s’enclencher à la suite de défoliations sévères et répétées.

En 2024, deux nouvelles pullulations de bombyx disparate se sont enclenchées en Corse et dans le Var, avec des défoliations importantes qui se sont maintenues jusqu’en 2026. En Corse, quatre foyers principaux ont été observés : deux en Haute-Corse, autour de la commune de Piedigriggio et au niveau du cap Corse, et deux autres en Corse-du-Sud, dans la vallée du Taravo et celle du Prunelli à proximité. Dans les zones touchées, les défoliations de chênes ont été totales. En 2024, environ 5 000 ha ont été défoliés. Cette année 2025 marque la culmination de la pullulation avec 20 000 ha défoliés, soit près de 20% des chênaies de l’île. En 2026, seuls les foyers du cap Corse et de Taravo sont restés actifs pour un total de 3 000 ha défoliés. Dans le Var, la nouvelle pullulation a débuté de manière assez discrète en 2024, au Nord de Bormes-les-Mimosas, dans le secteur historique de pullulation. Le phénomène a pris de l’ampleur en 2025, avec 2 600 ha défoliés, notamment dans l’ouest du massif des Maures, et à l’Ouest de Bormes-les-Mimosas. En 2026, les défoliations se sont encore aggravées, et près de 4 800 ha ont été défoliés.

Ces pullulations ont eu des impacts divers sur les usagers des forêts. Le premier impact est paysager, avec des versants montagneux entièrement défoliés pendant plusieurs semaines. Les pullulations ont également constitué une gêne pour les usagers. Bien que les chenilles ne soient pas urticantes, leur prolifération a pu amener des milliers d’individus à envahir les jardins et en limiter l’accès pour les propriétaires. A cela s’ajoutent, en Corse, des impacts possibles sur l’élevage extensif porcin et caprin, avec des troupeaux qui doivent s’alimenter en glands dans les chênaies en fin d’élevage pour respecter cahier des charges de l’AOP des charcuteries de Corse. On estime qu’environ 5 000 ha de parcours porcins et petits ruminants sous chênaies ou châtaigneraies y ont été défoliés. Sur les arbres, ces défoliations répétées n’ont pas entraîné de mortalité visible. Certains chênes ont produit des feuilles réduites, de la microphyllie, traduisant un stress important. Par précaution, il a été préconisé de limiter ou reporter la levée de liège sur les chênes liège défoliés afin de ne pas accentuer les contraintes sur des arbres potentiellement affaiblis. Les défoliations répétées ont probablement affecté les réserves carbonées des arbres. Un suivi sanitaire devrait être maintenu en priorité dans les zones défoliées à plusieurs reprises, où une sensibilité accrue des arbres aux contraintes environnementales est à craindre.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/bombyx-disparate-bilan-des-defoliations-en-corse-et-dans-le-var-sur-la-periode-2024-2026

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de l'Agriculture — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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