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ENVIRONNEMENT1 source4 min de lecture

Pourquoi les espaces naturels sont de plus en plus morcelés ?

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Commissariat général au développement durable — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 13 août 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • En France métropolitaine, un espace naturel continu ne couvre plus en moyenne 164 km², cela signifie qu’un animal ne peut parcourir en moyenne que 13 km avant de rencontrer un obstacle.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Commissariat général au développement durable, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Commissariat général au développement durable, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Les animaux ont besoin de circuler entre les différents milieux naturels pour se nourrir et se reproduire. Mais, les routes, les voies ferrées ou certaines pratiques agricoles créent des barrières qui morcellent les habitats : c’est ce qu’on appelle la fragmentation. En France métropolitaine, un espace naturel continu ne couvre plus en moyenne 164 km², cela signifie qu’un animal ne peut parcourir en moyenne que 13 km avant de rencontrer un obstacle.

Des obstacles qui freinent les déplacements des espèces

Les routes, les voies ferrées, mais également certaines pratiques agricoles, peuvent découper les espaces naturels en secteurs isolés les uns des autres. Ces barrières empêchent les espèces de se déplacer librement pour se nourrir, se reproduire ou coloniser de nouveaux territoires. Un espace peut ainsi être peu artificialisé tout en étant fortement fragmenté, ce qui fragilise la biodiversité.

Pour mesurer ce phénomène, le Service des données et études statistiques (SDES) du ministère en charge de la Transition écologique utilise un indicateur appelé « taille effective de maille ». Il permet de suivre l’évolution de la fragmentation dans le temps et de comparer les territoires. Plus cette taille est faible, plus les milieux naturels sont fragmentés. De 1990 à 2000, la fragmentation a fortement progressé avec le développement des transports. Depuis, elle continue d’augmenter, mais à un rythme plus modéré.

Des situations très différentes selon les régions

La carte met en évidence de forts contrastes. Les massifs montagneux, les grandes forêts, comme les Landes ou la Sologne, ainsi que la Guyane, conservent de vastes espaces naturels continus. À l’inverse, les grandes agglomérations, les plaines de grandes cultures et certains grands axes de transport, comme la vallée du Rhône, présentent une fragmentation beaucoup plus importante.

Niveau de fragmentation des milieux naturels terrestres en France en 2018

L’examen de cet indicateur à des échelles plus fines met en évidence le rôle fragmentant des grands axes de transport routiers et ferroviaires, qui créent des barrières continues aux déplacements des espèces. Les zones fortement urbanisées et les territoires marqués par des pratiques agricoles intensives présentent également des niveaux élevés de fragmentation, traduisant un morcellement important des habitats. Ainsi, les secteurs situés dans ou à proximité des grands pôles urbains sont fortement fragmentés. Il en est de même pour les territoires concernés par des pratiques agricoles intensives (région du Nord et plaine de Beauce). Les grands couloirs fragmentants sont également bien identifiés comme l’axe rhodanien ou encore les infrastructures autour des grands fleuves (Loire, Seine et Garonne). À l’inverse, les massifs montagneux et les grands massifs forestiers (Landes, Sologne, etc.) se caractérisent par des valeurs de taille effective de maille plus élevées, reflétant la présence de grands ensembles naturels relativement continus et une moindre densité d’infrastructures fragmentantes. Cette opposition souligne l’influence déterminante des choix d’aménagement et des contraintes physiques du territoire sur la structure spatiale des milieux naturels. Dans les départements et régions d’outre-mer (DROM), la fragmentation se concentre principalement sur les zones littorales, où les pressions liées à l’urbanisation, aux infrastructures et aux activités touristiques sont les plus fortes. Les zones intérieures, souvent marquées par des reliefs ou des espaces naturels étendus, présentent globalement des niveaux de fragmentation plus faibles, bien que des situations locales contrastées puissent être observées.

Ces résultats permettent de mieux prendre en compte la fragmentation dans le développement des régions et de préserver ou recréer des continuités naturelles, appelées « trames vertes ».

Fragmentation des milieux naturels terrestres : quels constats pour les territoires français ?

Article Web, Service des données et études statistiques – juillet 2026

La fragmentation des milieux naturels terrestres en France – Définitions, cadre conceptuel, méthodologie et résultats détaillés

Document de travail, Service des données et études statistiques – juillet 2026

Fin du texte officiel repris

Source :Commissariat général au développement durable, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/pourquoi-les-espaces-naturels-sont-de-plus-en-plus-morceles

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (notre-environnement.gouv.fr — CGDD). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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