Environnement : les promesses et les limites de l'intelligence artificielle

Commissariat général au développement durable — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 26 octobre 2026.
Texte officiel intégral
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Le numérique et l’IA peuvent réduire l’utilisation des ressources naturelles, mais aussi encourager la surconsommation. Dans un rapport publié en septembre 2026, l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) fait le point.
L’intelligence artificielle (IA) et les outils numériques offrent des possibilités pour limiter les conséquences sur l’environnement de la production industrielle. Dans les usines, l’IA peut aider à mieux s’organiser, à anticiper les pannes et à réduire les consommations d’énergie et de matières premières. En agriculture, par exemple, elle permet d’adapter l’utilisation de l’eau, des engrais et des pesticides aux besoins des cultures.
Le numérique peut aussi faciliter le tri et le recyclage des déchets électroniques pour récupérer des métaux comme le lithium et le cobalt, utilisés notamment dans les batteries. Une possibilité qui pourrait réduire le besoin d’extraire de nouvelles ressources.
Les effets du numérique ne sont toutefois pas toujours positifs. Sur internet, les algorithmes de recommandation, la publicité personnalisée et le marketing d’influence peuvent inciter les consommateurs à acheter davantage.
Le numérique permet aussi aux fabricants de développer plus rapidement leurs produits, avec de nouveaux modèles qui peuvent apparaître chaque mois plutôt que chaque année. Certains consommateurs peuvent alors être tentés de remplacer leurs appareils plus souvent, même s’ils fonctionnent encore. Une tendance qui augmente les déchets et va à l’encontre des efforts visant à prolonger la durée de vie des objets.
Des besoins croissants en eau et en électricité
Le développement de l’IA entraîne aussi des besoins croissants en énergie et en eau, notamment pour alimenter et refroidir les centres de données. Selon les projections citées par l’AEE, leur consommation électrique en Europe pourrait passer de 96 à 236 térawattheures entre 2024 et 2035, soit l’équivalent de plus de la moitié de la consommation annuelle d’électricité de la France. Les besoins en eau des centres de données liés à l’IA pourraient, quant à eux, être multipliés par onze entre 2024 et 2028.
Pour l’AEE, le numérique peut donc avoir des effets positifs comme négatifs sur l’environnement. Son bilan dépendra des usages, des choix d’investissement et des règles mises en place pour encadrer son développement.
En haut, le texte demande : « Digitalisation, IA : les nouveaux modes de production et de consommation sont-ils durables ? ». L’illustration est découpée en quatre colonnes vertes :
- des fenêtres d’achat en ligne avec des vêtements, des voyages et de la nourriture ;
- des serveurs informatiques avec des icônes d’éclair et de gouttes d’eau pour symboliser leur forte consommation d’énergie.
AEE-Eionet horizon scan — tendances émergentes en matière de production et de consommation
Agence européenne pour l’environnement (AEE) - Octobre 2026.
Fin du texte officiel repris
Source :Commissariat général au développement durable, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/environnement-les-promesses-et-les-limites-de-l-intelligence-artificielle
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