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ENVIRONNEMENT1 source5 min de lecture

Aires protégées : un nouveau plan d'action pour renforcer la protection de la nature d'ici 2030

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de la Transition écologique — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 28 octobre 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Lancée en 2021, la Stratégie nationale pour les aires protégées a permis d’engager une dynamique sur l’ensemble du territoire et d’identifier plus de 600 projets d’aires protégées, y compris sous protection forte.
  • L’objectif national d’au moins 10 % est ainsi dépassé à l’échelle nationale, principalement grâce aux avancées réalisées en mer et dans les territoires ultra-marins.
  • Élaboré à la suite de l’évaluation intermédiaire de la stratégie conduite en 2025, le deuxième plan d’action national consolide la trajectoire engagée depuis 2021.
  • Situé au cœur des Pyrénées centrales, le Parc couvre 170 000 hectares, 195 communes et 5 communautés de communes.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de la Transition écologique, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de la Transition écologique, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature publie le deuxième plan d’action national de la stratégie nationale pour les aires protégées (SNAP), pour la période 2026-2030. Il vise à poursuivre le développement des aires protégées, notamment celles reconnues en protection forte, instruments incontournables pour inverser l'érosion de la biodiversité et restaurer les écosystèmes en réduisant les pressions. Le plan fixe pour cela de nouvelles cibles de protection forte, terrestres et marines, et place le renforcement de leur efficacité au cœur de ses priorités.

Les aires protégées constituent l’un des leviers essentiels pour préserver les écosystèmes, réduire les pressions qui s’exercent sur les milieux et garantir la résilience du vivant face au changement climatique alors même que la biodiversité poursuit son déclin. Lancée en 2021, la Stratégie nationale pour les aires protégées a permis d’engager une dynamique sur l’ensemble du territoire et d’identifier plus de 600 projets d’aires protégées, y compris sous protection forte.

Le nouveau plan d’action national pour la période 2026-2030 consolide la trajectoire engagée depuis 2021, en tenant compte des nouveaux cadres d’actions portés par le ministère de la Transition écologique, notamment le futur plan national « Agir pour restaurer la nature ».

La mobilisation collective des acteurs a permis de dépasser les objectifs nationaux et internationaux de couverture du territoire par des aires protégées et des zones de protection forte.

  • 75 % du territoire national est couvert par une aire protégée, avec 78 % des espaces maritimes et 32,6 % des espaces terrestres ;
  • 22,5 % du territoire national bénéficie d’une protection forte, avec 23 % des espaces maritimes et 6,49 % des espaces terrestres. L’objectif national d’au moins 10 % est ainsi dépassé à l’échelle nationale, principalement grâce aux avancées réalisées en mer et dans les territoires ultra-marins.

Ces résultats reposent en grande partie sur les plans d’action territoriaux, élaborés à l’échelle régionale, qui permettent d’identifier les enjeux propres à chaque territoire et de faire émerger de nouveaux projets en mobilisant les acteurs locaux.

Élaboré à la suite de l’évaluation intermédiaire de la stratégie conduite en 2025, le deuxième plan d’action national consolide la trajectoire engagée depuis 2021. Il s’aligne avec les autres politiques nationales en faveur de la biodiversité, de la restauration de la nature et de la préservation des milieux humides, ainsi que des engagements pris par la France à l’occasion de la Conférence des Nations unies sur l’océan (UNOC).

Le deuxième plan d’action national fixe de nouvelles cibles pour renforcer la protection forte et mieux répartir les efforts entre les espaces terrestres et maritimes. Il ambitionne d’atteindre :

  • 10 % du territoire terrestre national sous protection forte d’ici 2030, dont au moins 3 % du territoire terrestre hexagonal ;
  • Au moins 5 % des façades maritimes hexagonales sous protection forte d’ici 2030, en cohérence avec la stratégie nationale pour la mer et le littoral.

Au-delà de l’extension du réseau d’aires protégées, le nouveau plan vise à renforcer la qualité de la gestion des aires protégées existantes et à réduire les pressions qui s’exercent sur les milieux naturels, y compris à proximité de ces espaces. Il prévoit également d’améliorer la connectivité au sein du réseau et de mieux intégrer les aires protégées dans les projets de territoires.

Avec ce deuxième plan d’actions, la France poursuit ainsi le déploiement de son réseau d’aires protégées et renforce son ambition : préserver durablement les écosystèmes, limiter les pressions sur la biodiversité et améliorer la résilience des milieux naturels face au changement climatique.

Aires protégées : quelques exemples récents dans les territoires

La création du Parc naturel régional (PNR) Comminges Barousse Pyrénées, le 9 juillet dernier, porte à 60 le nombre de PNR en France, à l’approche du 60ᵉ anniversaire de cet outil de préservation de l’environnement et de développement des territoires. Elle est le fruit d’un travail mené par les élus locaux et les équipes techniques, avec le soutien de la Région Occitanie et des services de l’État. Situé au cœur des Pyrénées centrales, le Parc couvre 170 000 hectares, 195 communes et 5 communautés de communes. Il abrite un patrimoine naturel, culturel et paysager remarquable. Sa biodiversité comprend notamment des espèces emblématiques comme l’ours brun, le desman des Pyrénées et le gypaète barbu.

L’extension de la réserve naturelle nationale de Sainte-Victoire, dans les Bouches-du-Rhône, a permis de doubler sa superficie, désormais portée à 281,6 hectares, afin de mieux protéger son patrimoine géologique et naturel, notamment les habitats de l’Aigle de Bonelli.

La nouvelle réserve naturelle nationale des falaises jurassiques du Calvados protège, quant à elle, un patrimoine géologique d’intérêt international, ainsi que des habitats et des espèces remarquables du littoral normand. Elle couvre 1 877 hectares, dont 1 308 hectares d’espaces maritimes.

Enfin, la signature, en décembre 2025, d’un arrêté préfectoral de protection d’habitat naturel portant sur les écosystèmes glaciaires et post-glaciaires en Haute-Garonne contribue à renforcer la protection des milieux glaciaires des Pyrénées.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de la Transition écologique, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.ecologie.gouv.fr/presse/aires-protegees-nouveau-plan-daction-renforcer-protection-nature-dici-2030

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de la Transition écologique — Presse). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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