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ENVIRONNEMENT1 source5 min de lecture

La méthode DEPERIS : comment quantifier et mesurer l’état de santé d’une forêt et son évolution ?

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 8 septembre 2025.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • On considère un peuplement dégradé lorsque plus de 20% des arbres sont dégradés (D, E, F).
  • A grande échelle : estimation de l'impact de la chalarose du frêne en zone contaminée en 2017 A l'échelle du massif forestier : évaluation de l'état sanitaire des chênes dans une forêt du Cher (à gauche) et une forêt du Haut-Rhin (à droite)

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Le dépérissement des peuplements est au cœur des inquiétudes des forestiers. Parmi les données indispensables aux gestionnaires pour piloter les forêts, l’état de santé des peuplements constitue un des facteurs majeurs. Ils doivent pouvoir évaluer la situation phytosanitaire des massifs dont ils ont la responsabilité. La méthode DEPERIS répond à ce besoin en permettant d’évaluer la situation sanitaire :

  • De façon simple, rapide et utilisable par tous, y compris les non spécialistes des sujets sanitaires. Il ne s’agit pas d’expliquer un dépérissement mais de le quantifier et de le suivre.
  • d’évaluer la situation sanitaire à un moment donné : La forêt est-elle dégradée ? où ? avec quelle importance ?
  • d’évaluer l’évolution de cette situation : Cette information est difficile à évaluer sans quantification de la situation car elle est très subjective. Quantifier, c’est apporter des éléments concrets qui aideront le gestionnaire à prendre les bonnes décisions pour réagir au mieux et éviter par exemple des coupes importantes qui pourraient déstabiliser encore plus le peuplement et accentuer le dépérissement.

DEPERIS c’est 2 critères à observer par arbre : la mortalité de branches (MB) et le manque de ramification (MR) ou manque d'aiguilles (MA)

La méthode DEPERIS est une évaluation rapide de la situation grâce une notation simplifiée du houppier des arbres. Elle s’appuie sur deux critères symptomatologiques pérennes :

  • et d’autre part, le manque de ramification (MR) pour les feuillus et le manque d’aiguilles (MA) pour les résineux.

Les deux critères s’observent dans le houppier fonctionnel (à la lumière) hors concurrence et sur les arbres de l’étage dominant ou codominant.

  • La mortalité de branches (MB) Elle concerne les axes de toutes dimensions : pousses de l’année, rameaux fins, branches de toutes tailles. Mortalités localisée sur la cime vs Mortalité diffuse dans le houppier
  • Le manque de ramification (MR) pour les feuillus ou le manque d’aiguilles (MA) pour les résineux Entre feuillus et résineux, la morphologie et l’architecture sont assez différentes. Le deuxième critère dépend donc de l’essence : le manque de ramification est utilisé pour les feuillus. Comme ce dernier n’est pas facilement accessible chez le résineux (polymorphisme, permanence des aiguilles plusieurs années…), c’est le manque d’aiguilles qui est noté. Le manque de ramification MR cumule celui dû à des lacunes (fenêtre, échancrure) et le manque de ramification lié à des phénomènes physiologiques (croissance en longueur, architecture…). Le manque d’aiguilles MA cumule celui dû à des lacunes et le manque d’aiguilles lié à des phénomènes physiologiques. Il inclut également les aiguilles absentes, totalement ou partiellement, en raison d’un aléa conjoncturel (consommation, gel printanier, canicule estivale…). Sur cet épicéa, les MB (en bleu) du houppier notable sont fortes et importantes ; et les MA (en rouge) sont existants mais légers Sur ce frêne, les MB (en bleu) sont importantes ; et les MR (en rouge) assez forts. Ces deux critères sont estimés par rapport à un état normal de référence d’un « arbre sain et vigoureux » de la même essence dans le même contexte sylvicole et stationnel. Chêne Sessile de référence / Chêne sessile dégradé Sapin de référence / Sapin dégradé Ces deux critères MB et MR/MA peuvent s’observer, quelle que soit la saison. Châtaignier été et hiver (mortalités de branches en bleu, manques de ramification en rouge)
  • Évolution du peuplement, suivi de dépérissements Ces classes gardent toutes leurs valeurs pour un suivi pluriannuel. Elles permettent de vérifier l’évolution symptomatologique des arbres ou des placettes et d’évaluer s’il y a un dépérissement. Le dépérissement est un phénomène difficile à appréhender car il est mulifactoriel et évolutif. DEPERIS permet de l'évaluer la situation, à partir de données quantifiées, et de cibler les éventuelles zones les plus touchées. L'outil constitue ainsi une aide au gestionnaire dans l'estimation des dommages, de la rapidité d'évolution de la santé de sa forêt et la prise de décision quant à la gestion à mettre en place. On considère un peuplement dégradé lorsque plus de 20% des arbres sont dégradés (D, E, F). A grande échelle : estimation de l'impact de la chalarose du frêne en zone contaminée en 2017 A l'échelle du massif forestier : évaluation de l'état sanitaire des chênes dans une forêt du Cher (à gauche) et une forêt du Haut-Rhin (à droite)

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/la-methode-deperis-comment-quantifier-et-mesurer-letat-de-sante-dune-foret-et-son-evolution

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de l'Agriculture — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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