La pollution de l'air par le dioxyde d'azote (NO2)

SDES — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 31 mai 2026.
L'essentiel
- En 2024, ce pourcentage est de 1,1 % et concerne uniquement des stations de mesure situées à proximité du trafic routier dans les agglomérations de Paris et de Montpellier.
- Aucun épisode de pollution d’ampleur nationale au NO₂ n’est observé en 2024.
- Date de la dernière mise à jour : 31 mai 2026.
- La période 2000-2024 est marquée par une hausse des concentrations annuelles en 2003 et une diminution plus importante de celles-ci en 2020 liée à la gestion de la pandémie de Covid-19.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (SDES, Licence Ouverte / Etalab 2.0).
Texte officiel intégral
Ci-dessous, le corps complet de la publication de SDES, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.
Les concentrations moyennes annuelles de NO₂ ont diminué sur la période 2000-2024. Il en est de même pour le pourcentage de stations de mesure pour lesquelles les normes réglementaires de qualité de l’air ne sont pas respectées. En 2024, ce pourcentage est de 1,1 % et concerne uniquement des stations de mesure situées à proximité du trafic routier dans les agglomérations de Paris et de Montpellier. Aucun épisode de pollution d’ampleur nationale au NO₂ n’est observé en 2024. Date de la dernière mise à jour : 31 mai 2026.
La répartition spatiale des concentrations de NO₂ dans l’Hexagone
Le NO 2 provient principalement du trafic routier et des activités industrielles. Ainsi, les concentrations les plus fortes de ce polluant sont localisées sur les zones urbanisées comme Paris, Lyon et la région marseillaise. Des concentrations assez importantes sont également présentes autour des grands axes routiers comme dans la vallée du Rhône et dans les vallées alpines. Dans ces zones, le trafic important se cumule à une forte activité industrielle. De 2020 à 2024, les concentrations en situation de fond (zones éloignées de toute source directe importante de pollution) les plus élevées se situent en Île-de-France. Elles sont inférieures à la norme réglementaire annuelle fixée pour la protection de la santé à long terme.
Les concentrations en NO 2 varient selon les saisons en fonction des températures et de l’épaisseur de la couche limite atmosphérique (partie de l’atmosphère directement influencée par l’interaction avec la surface terrestre d’une hauteur moyenne de 1 à 2 km). En conditions hivernales, les températures froides et les faibles épaisseurs de la couche limite atmosphérique favorisent l’accumulation des polluants à proximité du sol, notamment lors des situations anticycloniques persistantes. L’été, la dispersion verticale est plus importante. Elle permet une dilution du NO 2 plus efficace dans la basse couche de l’atmosphère, améliorant ainsi la qualité de l’air dans les villes. Néanmoins, la répartition géographique des sources ne varie que très peu. Les zones les plus affectées demeurent les mêmes d’une saison à l’autre.
Les concentrations moyennes annuelles de fond en NO 2 dans l’hexagone, de 2020 à 2024
Notes : norme réglementaire annuelle pour la protection de la santé à long terme : 40 µg/m 3 ; cette carte résulte de la combinaison de résultats de simulations de modèles de qualité de l’air et d’observations des associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) issues de la base de données nationale Geod’air. Elle montre la répartition spatiale en situation de fond des concentrations moyennes annuelles en NO 2 mais n’est pas suffisamment précise pour faire apparaître des dépassements locaux de la norme réglementaire annuelle pour la protection de la santé à long terme. Des cartes à l’échelle urbaine représentant les situations d’exposition au trafic sont réalisées par les Aasqa dans les grandes agglomérations. Source : Ineris / Prev'Air
La répartition spatiale des concentrations de NO₂ en milieu urbain
Les associations agréées de surveillance de la qualité de l’air (Aasqa) réalisent des cartes plus précises à l’échelle urbaine de la répartition spatiale des concentrations de NO 2. Ces cartes représentent les situations d’exposition au trafic routier dans des agglomérations, telles que Paris. Ainsi, des dépassements de la norme réglementaire annuelle non mis en évidence au niveau national sont notamment détectés sur des axes routiers importants.
Les concentrations moyennes annuelles en NO 2 en milieu urbain En µg/m 3
L’évolution des concentrations de NO₂
Sur la période 2000-2024, les concentrations moyennes annuelles de NO 2 mesurées en milieu urbain ont diminué significativement. Ce constat est valable à proximité du trafic routier et dans les zones éloignées de toute source directe importante de pollution (fond). La baisse des concentrations moyennes annuelles s’accentue après 2010 mais de manière beaucoup plus prononcée à proximité du trafic routier. La période 2000-2024 est marquée par une hausse des concentrations annuelles en 2003 et une diminution plus importante de celles-ci en 2020 liée à la gestion de la pandémie de Covid-19.
En 2024, les concentrations annuelles de NO 2 en milieu urbain sont de 12 µg/m 3 en situation de fond contre 22 µg/m 3 à proximité du trafic routier. Sur la période, elles sont en moyenne deux fois plus élevées à proximité du trafic routier qu’en fond urbain.
L’étude des tendances pour chaque station de mesure montre que les concentrations moyennes annuelles en NO 2 diminuent significativement pour plus de 90 % des stations de mesure. Cette baisse est supérieure à 50 % pour plus de la moitié d’entre elles.
L’évolution des concentrations moyennes annuelles de NO 2 En µg/m 3
Note : la norme réglementaire considérée est la valeur limite fixée à 40 µg/m 3 en moyenne annuelle. Champ : France métropolitaine et DROM. Source : Geod'air, septembre 2025. Traitements : Ineris / LCSQA
L’évolution de la situation réglementaire des agglomérations
Sur la période 2000-2024, le pourcentage de stations de mesure, où la norme réglementaire annuelle en NO 2 pour la protection de la santé à long terme n’est pas respectée, a baissé dans les agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants et dans celles de plus de 250 000 habitants.
En 2024, ces pourcentages sont respectivement de 0 % et 3,1 %. Les quatre stations concernées sont toutes situées à proximité du trafic routier en milieu urbain ou périurbain. Ces pourcentages sont les plus faibles mesurés depuis 2000.
De 2000 à 2019, des dépassements ont également été mesurés dans quelques agglomérations de moins de 50 000 habitants ainsi qu’en milieu rural. Ils sont généralement moins nombreux que pour les agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants. Depuis 2020, la norme réglementaire annuelle est complètement respectée en milieu rural et dans les agglomérations de moins de 50 000 habitants.
L’évolution du pourcentage de stations de mesure ne respectant pas la norme réglementaire annuelle en NO 2 pour la protection de la santé à long terme En %
Note : la norme réglementaire considérée est la valeur limite fixée à 40 µg/m 3 en moyenne annuelle. Champ : France métropolitaine et DROM. Source : Geod'air, juillet 2025. Traitement : Ineris / LCSQA, SDES
La situation réglementaire des agglomérations en cartes
La réglementation européenne fixe deux normes pour la protection de la santé, appelées valeurs limites, pour le NO 2. La norme horaire est respectée sur toutes les stations de mesure depuis 2017. La norme annuelle n’est pas complétement respectée. En 2024, 1,1 % des stations de mesure sont concernées ; elles sont reparties dans deux agglomérations : Paris et Montpellier. De 2019 à 2024, seule l’agglomération de Paris a connu chaque année des dépassements de la norme réglementaire annuelle. L’ampleur de ces dépassements et le nombre de personnes exposées ont néanmoins fortement diminué. Paris est suivie de peu par Lyon qui comptabilise quatre années avec des dépassements.
La réglementation européenne fixe également une norme pour la protection de la végétation pour les concentrations en oxydes d’azote (NO x ). Cette norme est respectée sur les sites de fond rural en 2024.
Données
Données relatives aux concentrations et aux dépassements des normes réglementaires des polluants de 2000 à 2024.
Les données sont mises à disposition au travers d’un explorateur qui permet notamment de prévisualiser les fichiers de données et de sélectionner le format de téléchargement. Elles sont également disponibles au moyen d’une interface de programmation applicative (API), qui permet d’automatiser les requêtes.
Les indicateurs mis à disposition sont organisés selon le niveau géographique d’agrégation des données : national ou territorial.
Ils couvrent au maximum la période 2000-2024 (2007-2024 ou 2009-2024 pour certains indicateurs et polluants). Ils concernent les cinq polluants les mieux suivis de 2000 à 2024 : SO 2, NO 2, O 3, PM 10 et PM 2,5.
Certains indicateurs permettent d’apprécier l’évolution des niveaux de polluants et d’autres l’évolution du respect de certaines normes réglementaires.
Fin du texte officiel repris
Source :SDES, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/la-pollution-de-lair-par-le-dioxyde-dazote-no2
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