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ENVIRONNEMENT1 source4 min de lecture

La COP17 sur la désertification : une mobilisation française forte pour l'agriculture durable

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 2 octobre 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • La 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s'est tenue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie.
  • Adoptée en 1994, la CNULCD est l'une des trois conventions issues du Sommet de Rio.
  • Entre 40 % et 75 % des terres mondiales sont aujourd'hui dégradées, et le rythme de cette dégradation s'est considérablement accéléré au cours des dernières années.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

La 17ᵉ Conférence des Parties (COP17) à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s'est tenue du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie. Adoptée en 1994, la CNULCD est l'une des trois conventions issues du Sommet de Rio. Elle porte sur la désertification, définie comme « la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines ».

Entre 40 % et 75 % des terres mondiales sont aujourd'hui dégradées, et le rythme de cette dégradation s'est considérablement accéléré au cours des dernières années. Si le Moyen-Orient, l'Amérique latine et du Nord, l'Asie centrale et du Sud-Est, ainsi que l'Afrique subsaharienne figurent parmi les zones les plus touchées, aucun continent n'est épargné par ce phénomène.

Des négociations âpres, mais des résultats concrets pour l'agriculture durable

Plusieurs décisions ont été adoptées sur des sujets agricoles majeurs : les sols agricoles, les terres de parcours, le pastoralisme, ainsi que le foncier. La direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) du ministère de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire (MAASA) était présente pour porter les positions françaises sur ces thématiques.

Concernant les sols agricoles, une avancée importante a été obtenue avec la reconnaissance de la hiérarchie « éviter, réduire, inverser » la dégradation des sols, ainsi que du rôle des pratiques agricoles notamment l'agriculture de conservation des sols pour améliorer la santé des sols.

Le pastoralisme, thème central de cette COP17 qui coïncide avec l'Année internationale 2026 des parcours et des éleveurs pastoraux, a été porté avec force par la présidence mongole. La délégation française a contribué à des avancées majeures en faisant reconnaître la nécessité de travailler sur la formation agricole et la génétique animale, deux sujets jusqu'alors absents des discussions sur le pastoralisme au sein de la CNULCD. La nécessité de développer des politiques publiques dédiées au pastoralisme a également été rappelée. Par ailleurs, l'Année internationale a été officiellement reconnue, permettant de valoriser l'ensemble des actions menées depuis le début de l'année sur ce sujet.

Les négociations ont toutefois été freinées, voire bloquées, par une minorité d'États qui ont cherché à faire obstacle à plusieurs avancées environnementales et sociales en faveur d'une coopération internationale efficace.

Une participation française importante

La France était largement représentée lors de la COP17, en particulier par les acteurs du pastoralisme, tant au niveau national qu'international. De nombreux événements parallèles, organisés sur le pavillon des acteurs français ou dans d'autres espaces de la conférence, ont permis de mettre en lumière l'action de la France, notamment des associations professionnelles et des lycées agricoles en faveur d'un pastoralisme durable et de la lutte contre la désertification. On peut notamment citer la venue d'une délégation de 26 éleveurs de Provence et des Alpes du Sud en Mongolie.

La COP17 a également été l'occasion pour la Mongolie de lancer son initiative phare sur le pastoralisme durable, afin de créer une dynamique forte sur ce sujet et d'assurer la continuité des travaux dans les années à venir.

La coopération France-Mongolie à l'honneur

Enfin, cette COP a été l'occasion de conduire une mission sur le terrain, dans le cadre d'un projet financé par le Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM) : le projet Nomads4Life, mis en œuvre par l'organisation Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) ainsi que par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD). Ce projet mené sur quatre ans vise à accompagner la transition des systèmes d'élevage semi-nomades mongols vers une plus grande résilience et durabilité environnementale, sociale et économique.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/la-cop17-sur-la-desertification-une-mobilisation-francaise-forte-pour-lagriculture-durable

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de l'Agriculture — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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