Cadres de gestion de la contamination par les PFAS (substances perfluoroalkyles ou polyfluoroalkyles) des matières fertilisantes

IGEDD — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 29 avril 2026.
L'essentiel
- Les apports annuels de matières fertilisantes en France sont estimés à 35,3 millions de tonnes de matière sèche (Mt MS).
- Ces matières potentiellement plus à risque sont épandues sur environ 3 % de la surface agricole utile.
- On dénombre en France environ 23 000 stations d’épuration dont 6 % sont à l’origine de 86 % du volume de boues produit en France.
- Auteurs : Pascal KOSUTH – IGEDD - Céline SCHMIDT, Laurent WENDLING - CGAAER Publié le 29 avril 2026
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Texte officiel intégral
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Les substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles (PFAS) des substances chimiques persistantes pouvant présenter des risques pour la santé et l’environnement. Certaines matières fertilisantes issues de déchets, notamment les boues de stations d’épuration et les digestats, peuvent en contenir et contribuer à leur diffusion dans les sols, les eaux, les végétaux et la chaîne alimentaire.
Les apports annuels de matières fertilisantes en France sont estimés à 35,3 millions de tonnes de matière sèche (Mt MS). Une part relativement limitée de ces apports (environ 2.25 Mt MS) est susceptible d’être concernée par une contamination significative en PFAS, à savoir les matières fertilisantes d’origine résiduaire : boues de stations d’épuration urbaines et industrielles et digestats. Ces matières potentiellement plus à risque sont épandues sur environ 3 % de la surface agricole utile. On dénombre en France environ 23 000 stations d’épuration dont 6 % sont à l’origine de 86 % du volume de boues produit en France. Les pays comme l’Allemagne, le Danemark ou les États-Unis ont mis en place des seuils variables (de 1 à 20 PFAS contrôlés), souvent après des crises locales. Certains interdisent de facto l’épandage (ex. Maine, USA), d’autres adaptent les normes aux données nationales. Plusieurs solutions existent pour gérer les boues contaminées en PFAS, telles que l’incinération, la valorisation hors production alimentaire ou encore des traitements de déshydratation plus avancés.
Auteurs : Pascal KOSUTH – IGEDD - Céline SCHMIDT, Laurent WENDLING - CGAAER Publié le 29 avril 2026
Fin du texte officiel repris
Source :IGEDD, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
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