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SANTÉ1 source4 min de lecture

La CIIVISE et le Gouvernement lancent une campagne nationale de sensibilisation à la sextorsion

Illustration — Santé
Bâtiment principal, hôpital de la Marine, Rochefort.jpg — Douskka, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Ministère des Solidarités — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 28 septembre 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • En 2024, les cas de sextorsion pris en charge par le 3018 ont augmenté de 74 %.
  • Le lancement de cette campagne intervient à l’occasion du Comité de suivi interministériel du Plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027, réuni ce lundi 28 septembre.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère des Solidarités, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère des Solidarités, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

En 2024, les cas de sextorsion pris en charge par le 3018 ont augmenté de 74 %. Une forme de chantage qui touche particulièrement les mineurs, et notamment les filles et les garçons âgés de 11 à 17 ans.

Face à l’ampleur du phénomène, la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE) et le ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées déploient une campagne 100 % digitale, ancrée dans l’environnement quotidien des jeunes, pour les aider à mieux identifier, connaître et nommer cette forme de cyberviolence sexuelle, mais aussi à savoir comment réagir lorsqu’ils y sont confrontés, qu’ils soient victimes ou témoins, en parlant à un adulte ou en contactant le 3018 (gratuit et confidentiel).

Le lancement de cette campagne intervient à l’occasion du Comité de suivi interministériel du Plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027, réuni ce lundi 28 septembre. Ce comité permet de dresser un bilan des avancées du Plan et de renforcer sa mise en œuvre, avec une attention particulière portée à l’effectivité de la protection et de la prise en soin des enfants victimes. À cette occasion, plusieurs nouveaux outils sont présentés, parmi lesquels la campagne de sensibilisation à la sextorsion, la nouvelle campagne du 119 et le e-learning national « Enfants en danger », disponible à compter du 1 er octobre.

Une campagne qui met en scène les mécanismes de la sextorsion à partir du 25 septembre 2026 sur Tiktok et Snapchat

La campagne met en scène des situations auxquelles des adolescents peuvent être confrontés, afin de montrer concrètement les stratégies d’emprise (grooming) mises en place par les agresseurs : aller à leur rencontre sur les réseaux qu’ils fréquentent, gagner progressivement leur confiance et, souvent, se faire passer pour une personne qu’ils ne sont pas.

Lorsque le jeune ne voit plus d’issue face au chantage, la campagne introduit la notion de sextorsion et désamorce le sentiment de honte et de culpabilité : le jeune est victime de chantage et d’une violence sexuelle, il n’est pas responsable – la responsabilité de l’infraction incombant exclusivement à l’agresseur – et ne doit pas rester seul face à cette situation. Elle incite au réflexe immédiat de contacter le 3018, service gratuit et confidentiel, qui accompagne notamment les jeunes victimes de violences numériques et peut intervenir pour signaler et faire supprimer des contenus ou des comptes préjudiciables. Le 3018 est notamment accessible via un chat particulièrement adapté aux usages des adolescents.

Sextorsion, de quoi parle-t-on exactement ?

C’est une forme de chantage qui consiste à menacer une personne de diffuser des photos ou vidéos intimes la concernant, notamment auprès de ses proches ou sur les réseaux sociaux, afin d’obtenir de l’argent, de nouveaux contenus intimes ou l’exécution d’actes sexuels. Elle peut survenir après l’envoi volontaire d’une photo ou d’une vidéo, mais également à partir d’un contenu obtenu sans le consentement de la victime, par exemple à la suite du piratage d’un compte ou de la création d’une image truquée, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Chaque menace, chaque pression, chaque diffusion non consentie est un acte illégal passible de poursuites pénales, avec des peines allant jusqu’à 10 ans de prison.

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : « La sextorsion est une violence qui touche directement nos enfants et nos adolescents, dans un espace numérique qui fait pleinement partie de leur quotidien. Nous devons leur donner les moyens de reconnaître ces situations, de savoir qu’ils n’en sont jamais responsables et surtout de ne pas rester seuls. Avec cette campagne, le réflexe c’est : en parler et contacter le 3018 pour être accompagné et protégé. »

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère des Solidarités, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://solidarites.gouv.fr/la-ciivise-et-le-gouvernement-lancent-une-campagne-nationale-de-sensibilisation-la-sextorsion

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère des Solidarités — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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