Déclaration de Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l'Enfance, sur l'avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) sur les espaces « no kids »

Ministère des Solidarités — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 6 juillet 2026.
Texte officiel intégral
Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère des Solidarités, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.
Le 9 février 2026, Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l'Enfance, avait saisi la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) afin qu'elle conduise une réflexion sur le phénomène dit du « No Kids » et ses conséquences sur la place de l'enfant dans notre société.
« J'ai saisi la Commission nationale consultative des droits de l'homme sur la tendance du No Kids parce que je refuse que l'on banalise ce qui est en réalité une question de société.
L'avis rendu aujourd'hui est clair : la place des enfants dans notre société n'est pas une variable d'ajustement. Un enfant n'est ni une nuisance, ni un problème à tenir à distance. C'est un sujet de droit.
À force de vouloir des lieux sans enfants, nous finirons par construire une société sans enfance. Ce serait une faute collective.
Je respecte la liberté d'entreprendre. Mais je refuse que l'exclusion des enfants devienne un argument commercial ou un marqueur de modernité. Une société apaisée n'est pas une société où l'on cache les enfants ; c'est une société qui apprend à vivre avec eux.
L'avis de la CNCDH le confirme : les enfants ont le droit d'occuper pleinement l'espace public, d'y être accueillis et considérés. Ils ne sont pas des citoyens de seconde zone.
Cet avis conforte le combat que je mène depuis le premier jour. Avec le prix Le Choix des Familles, nous valorisons d'ailleurs celles et ceux qui font le choix de l'accueil plutôt que de l'exclusion. Avec le Code de l'enfance que nous rédigeons actuellement, nous voulons inscrire durablement les droits des enfants au cœur de notre droit.
Le débat sur le No Kids dépasse largement quelques établissements. Il pose une question simple : quelle société voulons-nous transmettre ? Une société qui s'adapte aux enfants ou une société qui demande aux enfants de disparaître ? Mon choix est clair : une République qui fait une place à tous ses enfants ! »
Fin du texte officiel repris
Source :Ministère des Solidarités, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://solidarites.gouv.fr/declaration-de-sarah-el-hairy-haute-commissaire-lenfance-sur-lavis-de-la-commission-nationale-consultative-des-droits-de-lhomme-cncdh-sur-les-espaces-no-kids
Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.
Sources
Sujets liés
Comment ce sujet a-t-il été constitué ?
Les publications des sources suivies sur la rubrique Santé sont dédoublonnées par empreinte de titre sur une fenêtre de 72 heures, puis regroupées lorsqu'elles couvrent le même événement. Le compteur indique combien d'émetteurs distincts l'ont traité.
Le texte encadré plus haut est le corps de la publication de Ministère des Solidarités, repris dans son intégralité et sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 sous laquelle cet organisme diffuse ses informations concède « un droit non exclusif et gratuit de libre réutilisation », dont celui « de la communiquer, la reproduire, la copier » et « de l'exploiter à titre commercial », sous la seule réserve d'en « mentionner la paternité » — la source et la date de dernière mise à jour, portées en tête et en pied du texte, avec le lien vers l'original. La mise en page — chapô détaché, intertitres, sommaire — est de fildactu.fr ; les mots sont ceux de l'émetteur, et pas un n'a été ajouté, retiré ni reformulé. Pour la presse et pour toute source sans autorisation vérifiée, fildactu.fr ne conserve que le titre tel que publié, le nom de l'éditeur, le lien d'origine et la date.