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SANTÉ1 source6 min de lecture

Le vendredi 12 juin, c'est la journée nationale du trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité

Illustration — Santé
Bâtiment principal, hôpital de la Marine, Rochefort.jpg — Douskka, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Ministère chargé des Personnes handicapées — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 12 juin 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Le 12 juin, c’est la journée nationale de sensibilisation au trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).
  • Diagnostic, scolarisation, emploi, recherche… Tous ces champs sont couverts par la stratégie nationale afin que les 6 % d’enfants TDAH et 3 % d’adultes voient leur qualité de vie augmenter durablement.
  • Le TDAH représente, en 2025, 25 % des diagnostics établis par les plateformes de coordination et d’orientation accueillant tous les enfants entre 0-6 ans adressés pour une suspicion de trouble du neurodéveloppement.
  • Parce que ces troubles sont souvent dépistés plus tardivement, ce diagnostic représente 44 % des diagnostics établis par les plateformes qui accueillent des enfants entre 7-12 ans.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère chargé des Personnes handicapées, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère chargé des Personnes handicapées, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Le 12 juin, c’est la journée nationale de sensibilisation au trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Dans le cadre de la stratégie nationale pour les troubles du neurodéveloppement (TND) 2023-2027, cette journée est également l’occasion de faire le point sur les actions au bénéfice des personnes TDAH et de leurs familles.

Les TND – autisme, troubles dys, TDAH et TDI – font l’objet d’une approche transversale et d’actions spécifiques par trouble. Le TDAH ne fait pas exception. Diagnostic, scolarisation, emploi, recherche… Tous ces champs sont couverts par la stratégie nationale afin que les 6 % d’enfants TDAH et 3 % d’adultes voient leur qualité de vie augmenter durablement. En France, cela représente un total supérieur à deux millions de personnes, dont 600 000 de moins de 20 ans.

La production scientifique par les équipes françaises sur le TDAH est en constante augmentation. Le dynamisme de cette communauté transdisciplinaire a permis de mieux comprendre l’origine de ces troubles mais aussi de mieux caractériser les situations cliniques afin de proposer de nouvelles interventions.

Les travaux récents ont démontré que l’impact du TDAH est souvent mésestimé (« ce n’est qu’un TDAH ») alors que le TDAH est souvent au cœur de situations « complexes », pouvant mêler troubles des conduites tout au long de la vie, troubles psychiques ou addictifs, et coexistence d’autres troubles du neurodéveloppement.

Les liens entre le TDAH et les conduites addictives sont aujourd’hui clairement établis par la littérature scientifique. Les données montrent que le TDAH non repéré ou insuffisamment pris en charge constitue un facteur majeur de vulnérabilité aux addictions, avec des conséquences sanitaires, sociales et économiques importantes tout au long de la vie.

Pour apporter des repères concrets et mieux accompagner les personnes présentant un TDAH associé à un trouble addictif, la délégation interministérielle à la stratégue nationale pour les troubles du neurodéveloppement, en étroite collaboration avec la Mission interministérielle contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) a publié en 2026 un livret pratique à destination des professionnels et personnes concernées.

Pour toujours mieux diffuser l’excellence des pratiques dans notre pays, un 6 e centre d’excellence sur les troubles du neurodéveloppement a été inauguré à Bordeaux en septembre 2025, afin d’accompagner les territoires dans la formation, le repérage et la recherche autour de troubles tels que le TDAH.

Diagnostic et accompagnement

Le TDAH représente, en 2025, 25 % des diagnostics établis par les plateformes de coordination et d’orientation accueillant tous les enfants entre 0-6 ans adressés pour une suspicion de trouble du neurodéveloppement. Parce que ces troubles sont souvent dépistés plus tardivement, ce diagnostic représente 44 % des diagnostics établis par les plateformes qui accueillent des enfants entre 7-12 ans.

Afin d'optimiser le repérage, le diagnostic et la prise en charge du TDAH à tous les âges, une filière TDAH est en cours de structuration sur l’ensemble du territoire national. Ces centres « ressources » du TDAH seront labellisés sur la base d’un cahier des charges élaborés avec l’ensemble des professionnels experts et les représentants des familles concernées.

Cette filière permettra d’identifier une offre de soins graduée, comprenant deux niveaux et allant des soins de proximité jusqu’à l’orientation des personnes aux formes les plus complexes, à savoir une offre de premier recours et une offre spécialisée.

Une mission visant à renforcer le repérage, le diagnostic et la prise en charge TDAH en détention est également en cours, avec pour objectif le déploiement en 2027 d’une formation destinée aux équipes soignantes exerçant en milieu pénitentiaire.

Par ailleurs, un kit pratique, élaboré par des experts et permettant aux familles et aux professionnels d’avoir accès à des connaissances sur la psychoéducation dans le cadre du TDAH, sera diffusé gratuitement à partir de septembre 2026.

Scolarisation et enseignement supérieur

Les élèves TDAH bénéficiaient jusqu’à présent des compensations de droit commun à l’école, notamment de l’accompagnement d’un AESH, ou d’aménagements pédagogiques. Depuis plusieurs années, le déploiement de l’autorégulation se poursuit et l’offre d’accompagnement est désormais élargie à l’ensemble des troubles : autisme, troubles dys, TDAH, TDI et aux établissements du second degré (collèges et lycées).

L'autorégulation désigne la capacité d'un élève à gérer ses apprentissages, ses émotions et ses comportements pour atteindre ses objectifs scolaires. L'équipe dédiée à son enseignement contribue également à rendre l'environnement pédagogique plus accessible aux élèves avec un TND. Elle est ainsi particulièrement adaptée aux élèves avec TDAH.

En 2026 et 2027, sont prévues la création de 30 unités d’enseignement en maternelle autisme (UEMA), 15 dispositifs en école (unités d’enseignement élémentaire autisme – UEEA ou autorégulation) et le déploiement de l’autorégulation dans 25 collèges ou lycées, soit 70 dispositifs TND supplémentaires par an et 140 au total.

Pour ce qui est de l’enseignement supérieur, le programme d’accompagnement des étudiants Atypie Friendly accompagne désormais les étudiants, quel que soit le trouble du neurodéveloppement, à l’université mais aussi dans les grandes écoles. La sensibilisation des étudiants, mais aussi des enseignants, au TDAH, va ainsi se poursuivre, en incitant toujours plus d’établissements à signer la charte Atypie Friendly.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère chargé des Personnes handicapées, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://handicap.gouv.fr/le-12-juin-cest-la-journee-nationale-du-trouble-deficit-de-lattention-avec-ou-sans-hyperactivite

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère chargé des Personnes handicapées — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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