Aides à domicile : une profession confrontée à des conditions de travail difficiles en 2023

Drees — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 16 octobre 2026.
L'essentiel
- En 2023, 466 000 personnes exercent en France (hors Mayotte) en tant qu’aides à domicile dans leur emploi principal.
- Elles accompagnent des personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap dans les tâches de la vie quotidienne (toilette, habillage, déplacements, prise de médicaments).94 % d’entre elles sont des femmes.
- Ils sont 74 % à exercer à temps partiel et 26 % à travailler à moins d’un mi-temps, contre respectivement 17 % et 4 % de l’ensemble des personnes en emploi.
- 58 % d’entre eux exercent à moins d’un mi-temps, contre seulement 11 % des aides à domicile salariés des secteurs public ou privé.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Drees, Licence Ouverte / Etalab 2.0).
Texte officiel intégral
Ci-dessous, le corps complet de la publication de Drees, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.
Cette étude sur le métier d’aide à domicile présente les caractéristiques des emplois (temps de travail et horaires), ainsi que les perceptions du métier par les aides à domicile en termes d’autonomie, de pénibilité physique de leur travail, de charge mentale et émotionnelle et de sentiment de reconnaissance. Les données portent sur l’année 2023.
En 2023, 466 000 personnes exercent en France (hors Mayotte) en tant qu’aides à domicile dans leur emploi principal. Elles accompagnent des personnes en perte d’autonomie ou en situation de handicap dans les tâches de la vie quotidienne (toilette, habillage, déplacements, prise de médicaments).94 % d’entre elles sont des femmes. Ils sont 74 % à exercer à temps partiel et 26 % à travailler à moins d’un mi-temps, contre respectivement 17 % et 4 % de l’ensemble des personnes en emploi. Le temps partiel est le plus souvent subi, les employeurs proposant rarement des contrats à temps complet, tandis que les temps de déplacement entre les différents lieux de travail et la concentration des interventions sur des créneaux horaires bien précis limitent les possibilités d’augmenter le temps de travail.
Des conditions de travail plus favorables chez les particuliers employeurs que dans les secteurs public et privé
Les aides à domicile employés par des particuliers travaillent un volume d’heures moins élevé que celui des salariés des secteurs public et privé. 58 % d’entre eux exercent à moins d’un mi-temps, contre seulement 11 % des aides à domicile salariés des secteurs public ou privé. Ils effectuent plus souvent cette activité en complément d’autres sources de revenus (emploi, retraite, etc.).
Les aides à domicile salariés des particuliers employeurs profitent de conditions plus favorables. En l’absence d’intermédiaire (association, collectivité etc.), ils choisissent plus souvent leurs horaires (au moins partiellement) : 58 % déclarent avoir cette possibilité contre 19 % des aides à domicile salariés des secteurs public et privé. Par ailleurs, leur emploi du temps est plus régulier : 15 % seulement ont des horaires variables d’une semaine à l’autre contre 47 % des aides à domicile salariés du public et privé.
Les aides à domicile souffrent physiquement de leur métier. En 2023, 83 % d’entre eux indiquent effectuer des mouvements douloureux ou fatigants contre 44 % de l’ensemble des salariés (graphique). 90 % doivent rester longtemps debout contre 52 % pour l’ensemble des salariés. 66 % sont amenés à porter ou déplacer des charges lourdes, contre 40 % de l’ensemble des salariés.
En revanche, les aides à domicile témoignent d’une charge mentale moindre que l’ensemble des salariés. Le morcellement de leur travail n’impose pas de longues périodes de concentration et l’absence de hiérarchie leur permet d’évoluer dans un environnement moins contraignant. En 2023, 14 % des aides à domicile indiquent travailler « toujours » ou « souvent » sous pression (deux fois moins que l’ensemble des salariés), et 32 % rapportent devoir penser à trop de choses à la fois dans leur travail, contre 49 % pour l’ensemble des salariés.
Graphique - Différentes forme de pénibilité au travail chez les aides à domicile en 2023
Lecture > En 2023, 83 % des aides à domicile déclarent effectuer des mouvements douloureux ou fatigants, contre 44 % de l'ensemble des salariés Champ > France, hors Mayotte, personnes de 18 à 64 ans. Sources > Dares, enquête nationale sur le vécu du travail depuis le début de la crise sanitaire (TraCov 2) 2023 ; traitements Drees.
Un sentiment de reconnaissance professionnelle partagé, mais une projection moindre dans le métier
Les aides à domicile s’estiment plutôt reconnus pour leur travail : 71 % considèrent recevoir, au vu de leurs efforts, le respect que mérite leur activité, contre 63 % pour l’ensemble des salariés. De même 74% ont toujours l’impression de faire un travail utile aux autres contre 41 % pour l’ensemble des salariés. Cependant, les aides à domicile se projettent moins dans leur métier que l’ensemble des salariés. 39 % déclarent se sentir capables de faire le même travail jusqu’à la retraite, contre 44 % de l’ensemble des salariés.
Fin du texte officiel repris
Source :Drees, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/261021-les-conditions-de-travail-des-aides-a-domicile-en-2023
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