La politique de science ouverte de la Chine

Comité pour la science ouverte (MESR) — reproduction autorisée avec mention de la source. Publication d'origine, 6 octobre 2026.
L'essentiel
- La Chine, leader mondial en quantité de publication scientifique (15 % des articles mondiaux en 2023), accuse un certain retard sur l’accès ouvert : en 2022 moins de 50 % de ses publications sont en accès ouvert.
- Pour remédier à cela, la Chine investit massivement depuis 2024 dans ses revues nationales avec des initiatives comme le China Journal Excellence Action Plan (CJEAP, 151 millions d’euros pour la période 2024-2029).
- Autre signe de cette stratégie d’influence, le rachat en 2019 d’EDP Science par la maison d’édition China Science Publishing & Media (CSPM).
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Comité pour la science ouverte (MESR), reproduction autorisée avec mention de la source).
Extrait du texte officiel
Ci-dessous, un extrait de la publication de Comité pour la science ouverte (MESR), cité sans modification : cette source autorise la reproduction avec mention de la source, sans cession générale de réutilisation.
Le Comité pour la Science Ouverte publie une note sur la politique de science ouverte de la Chine. Elle illustre notamment la stratégie d’investissement et d’influence mise en œuvre par le pays pour devenir un acteur mondial de l’édition scientifique.
La Chine, leader mondial en quantité de publication scientifique (15 % des articles mondiaux en 2023), accuse un certain retard sur l’accès ouvert : en 2022 moins de 50 % de ses publications sont en accès ouvert. Bien que dépourvu de stratégie nationale sur la science ouverte, le gouvernement chinois met en œuvre différentes mesures et politiques pour favoriser l’accès ouvert. Il investit par exemple dans la création d’archives ouvertes pour les publications scientifiques et d’entrepôts pour les données de recherche. Néanmoins, ces initiatives sont limitées. L’État voit aussi dans la science ouverte un risque pour la sécurité nationale du pays (des informations sensibles relatives à la défense nationale ou aux grands projets du pays pourraient fuiter) et un risque économique, en raison des frais de publication (APC) trop élevés versés à des éditeurs étrangers en échange de l’accès ouvert.
Aujourd’hui, les chercheurs d’institutions chinoises privilégient la publication de leurs articles en accès ouvert dans des revues internationales coûteuses, délaissant les revues nationales, considérées comme peu compétitives. Pour remédier à cela, la Chine investit massivement depuis 2024 dans ses revues nationales avec des initiatives comme le China Journal Excellence Action Plan (CJEAP, 151 millions d’euros pour la période 2024-2029). Cette stratégie d’investissement du gouvernement vise non seulement à capturer la production des auteurs scientifiques chinois, mais également à attirer une base mondiale d’auteurs, grâce à la création d’un portefeuille de revues de classe mondiale qui puisse être utilisée par la communauté internationale. Autre signe de cette stratégie d’influence, le rachat en 2019 d’EDP Science par la maison d’édition China Science Publishing & Media (CSPM).
Nous traduisons ci-dessous le texte de Kyle Demes, d’OpenAlex, afin de relayer la réflexion sur les couleurs de l’accès ouvert et encourager les acteurs français à répondre à la consultation menée sur le sujet jusqu’au 13 novembre 2026. (article original…
Fin du texte officiel repris
Source :Comité pour la science ouverte (MESR), publié le — reproduction autorisée avec mention de la source.
Consulter la publication d'originehttps://www.ouvrirlascience.fr/la-politique-de-science-ouverte-de-la-chine/
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