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DROIT1 source3 min de lecture

Déclaration commune des présidents de formation du CSM

Illustration — Droit
Conseil dEtat France.JPG — Juan Antonio Cordero, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Conseil supérieur de la magistrature — reproduction autorisée avec mention de la source. Publication d'origine, 25 juin 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Le pré-rapport d’inspection sur le traitement judiciaire de cette affaire a été rendu public le 22 juin.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Conseil supérieur de la magistrature, reproduction autorisée avec mention de la source).

Extrait du texte officiel

Ci-dessous, un extrait de la publication de Conseil supérieur de la magistrature, cité sans modification : cette source autorise la reproduction avec mention de la source, sans cession générale de réutilisation.

Nous ne mettons pas cette émotion sur le même plan que la douleur de sa famille, qui est incommensurable ; mais nous savons qu’elle est partagée par tous, et notamment par les magistrats, quelles que soient leurs fonctions. Cette tragédie est la négation de ce pour quoi nous avons choisi ce métier : servir un État qui protège, en particulier, les plus vulnérables. Or ici, l’État, la Justice, n’ont pas su protéger.

Face à ce drame, la dignité de la famille de Lyhanna nous oblige. Il nous appartient de nous montrer à la hauteur de cette dignité.

Le pré-rapport d’inspection sur le traitement judiciaire de cette affaire a été rendu public le 22 juin. Il confirme ce que beaucoup pressentaient : au-delà des actes de tel ou tel, c’est une chaîne de protection qui a cédé. Il appelle de notre part des considérations de deux ordres.

La première touche à la responsabilité individuelle. Nous ne commenterons pas le traitement particulier de cette affaire : une procédure est en cours, susceptible de relever de la formation du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) compétente à l’égard des magistrats du parquet. Celle-ci pourra être saisie après l’enquête administrative récemment diligentée. Il appartiendra ensuite au garde des Sceaux de se prononcer au vu de l’avis du Conseil.

Cependant, avant même la publication du pré-rapport, beaucoup ont appelé à une reprise en main de la discipline des magistrats, présentés, contre toute vérité, comme irresponsables.

Ne nous méprenons pas : la responsabilité est le corollaire du pouvoir, et de grands pouvoirs sont confiés aux magistrats. Il est donc indispensable qu’ils en répondent, au besoin jusqu’à la révocation. L’article 15 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen – « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration » – nous rappelle que demander des comptes est un droit fondamental.

La responsabilité disciplinaire des magistrats français obéit à des règles de transparence singulières.

La formation disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature est composée pour moitié de non-magistrats. La situation est sans équivalent en France, où la plupart des professions disposent de conseils de discipline majoritairement composés de membres de la profession, et même en Europe, où presque tous les conseils supérieurs comptent une majorité de magistrats.

Fin du texte officiel repris

Source :Conseil supérieur de la magistrature, publié le — reproduction autorisée avec mention de la source.

Consulter la publication d'originehttps://www.conseil-superieur-magistrature.fr/publications/declaration-commune-des-presidents-de-formation-du-csm

Extrait cité avec mention de la source, dans les limites autorisées par son émetteur. Le texte intégral se lit sur la publication d'origine.

Sources

1 source (Conseil supérieur de la magistrature — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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