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DROIT1 source3 min de lecture

Ginette Kolinka, survivante de la Shoah, face à des jeunes sous main de justice

Illustration — Droit
Conseil dEtat France.JPG — Juan Antonio Cordero, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de la Justice — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 30 avril 2025.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Ginette Kolinka, née Cherkasky le 4 février 1925 à Paris, est une survivante française de la Shoah.
  • Ginette est sélectionnée pour le travail et survit à la déportation, passant aussi par les camps de Bergen-Belsen et Theresienstadt, avant d’être libérée en 1945.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de la Justice, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de la Justice, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

À 100 ans, Ginette Kolinka, rescapée des camps de la mort, continue d’arpenter la France pour témoigner de la Shoah. Le 16 avril 2025, elle a partagé son histoire auprès de jeunes pris en charge par la justice et de professionnels de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) : son arrestation, sa déportation, la perte des siens, les violences subies, la survie.

Une leçon de vie

Après avoir effectué un travail de préparation avec les équipes éducatives, les jeunes lui ont posé leurs questions : « Comment avez-vous vécu ces années durant la Seconde Guerre mondiale ? », « Qu’avez-vous ressenti en arrivant au camp ? », « Avez-vous été témoin de violences ? ». C’est avec humilité et toujours une pointe d’humour que Ginette Kolinka a répondu. « Pendant la guerre, j’étais un robot », leur a-t-elle avoué.

Son témoignage empreint de pudeur a profondément marqué les jeunes. Par ses mots simples et justes, elle a su rendre l’histoire accessible, éveiller leurs consciences et rappeler l’importance de la mémoire. Ce moment d’échange restera gravé dans leurs esprits comme une véritable leçon de vie, empreinte de courage, d’humanité et de résilience.

Un projet éducatif de mémoire et de citoyenneté

La rencontre avec Ginette Kolinka concluait un projet plus large porté par plusieurs services éducatifs de la PJJ de Seine Saint-Denis. Initié en juillet 2024, il avait pour objectif d’inviter les mineurs sous main de justice à réfléchir sur la mémoire collective et l’histoire de la Shoah.

Auparavant, ceux-ci s’étaient rendus au Mémorial de la Shoah, sur l’Esplanade des religions à Bussy-Saint-Georges, sur les plages du débarquement à Bayeux mais aussi jusqu’en Pologne, à Auschwitz-Birkenau et Cracovie. Des lieux marquants qui, avec l’accompagnement des éducateurs et d’un professeur de l’éducation nationale, leur ont permis de réfléchir plus largement aux questions de racisme, d’exclusion et de citoyenneté.

La biographie de Ginette Kolinka

Ginette Kolinka, née Cherkasky le 4 février 1925 à Paris, est une survivante française de la Shoah. Arrêtée à 19 ans avec son père, son frère et son neveu, elle est déportée en avril 1944 au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, où son père et son frère sont assassinés dès l’arrivée. Ginette est sélectionnée pour le travail et survit à la déportation, passant aussi par les camps de Bergen-Belsen et Theresienstadt, avant d’être libérée en 1945.

Après la guerre, elle garde longtemps le silence sur son expérience puis devient, à partir de la retraite, une témoin de la mémoire de la Shoah, accompagnant de nombreux groupes, notamment scolaires, à Auschwitz et partageant son histoire pour lutter contre l’oubli et la haine.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de la Justice, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.justice.gouv.fr/actualites/actualite/ginette-kolinka-survivante-shoah-face-jeunes-main-justice

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de la Justice — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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