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ÉNERGIE1 source8 min de lecture

Bilan énergétique de la France pour 2023

Illustration — Énergie
2010 06 04 Centrale nucléaire de Fessenheim2.jpg — Florival fr, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

SDES — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 10 avril 2025.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • En 2023, la production d’énergie primaire française progresse de 13,0 %, portée par la reprise de la production nucléaire.
  • La consommation primaire réelle progresse faiblement (+ 1,6 %).
  • Le taux d’indépendance énergétique, ratio de la consommation et de la production primaires, s’accroît de 5,6 points, pour s’établir à 56,3 %.
  • Le déficit des échanges physiques d’énergie diminue de 12 %.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (SDES, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de SDES, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

En 2023, la production d’énergie primaire française progresse de 13,0 %, portée par la reprise de la production nucléaire. La production primaire d’énergies renouvelables électriques progresse fortement elle aussi du fait de conditions météorologiques, en particulier pluviométriques, nettement plus favorables qu’en 2022 et du développement des capacités éoliennes et photovoltaïques. La consommation primaire réelle progresse faiblement (+ 1,6 %). Le taux d’indépendance énergétique, ratio de la consommation et de la production primaires, s’accroît de 5,6 points, pour s’établir à 56,3 %. Le déficit des échanges physiques d’énergie diminue de 12 %. La France redevient exportatrice nette d’électricité. Corrigée du climat, la consommation finale à usage énergétique diminue de 4,0 %. Elle décroît dans tous les secteurs, en particulier dans le tertiaire (- 7,8 %) et l’industrie (- 6,5 %), sous l’effet des prix élevés.

France's energy balance for 2023 In 2023, French primary energy production increased by 13.0%, driven by the recovery in nuclear production. Primary electricity generation from renewable energies also rose sharply as a result of weather conditions, particularly rainfall, that were much more favourable than in 2022, and the development of wind and photovoltaic capacity. Real primary consumption increased slightly (+1.6%). The energy independence rate, the ratio of primary consumption to primary production, rose by 5.6 points to 56.3%. The deficit in physical energy trade fell by 12%. France was once again a net exporter of electricity. Climate-adjusted final energy consumption fell by 4.0%. It fell in all sectors, particularly in the services (-7.8%) and industrial (-6.5%) sectors, mainly as a result of high prices. Indeed, despite the easing observed on the wholesale markets, prices for end consumers continued to rise. Across all sectors, energy prices rose by 12.5% year-on-year. The increase was particularly strong in the services sector (up 49.2% year-on-year) and industry (up 19.5%). In total, households, businesses and administrations spent €230 billion in 2023 to meet their energy needs. This expenditure is stable compared with 2022, and therefore remains at a high level despite the fall in energy consumption.

L'essentiel en infographie

Découvrez les principaux chiffres du bilan énergétique de la France pour l'année 2023.

Afficher Masquer la version texte du média Panorama de l’énergie en France en 2023

Facture énergétique de la France : évolution 2022-2023

  • Pétrole et biocarburants : 46,9 milliards d’euros (moins 25 % par rapport à 2022)
  • Autres (charbon et bois-énergie) : 2,2 milliards d’euros (moins 40 % par rapport à 2022)

Évolution des prix de la consommation finale par secteur entre 2022 et 2023

Évolution moyenne (2022-2023) des prix pour tous les secteurs : + 12,5 %

Facture des ménages en énergie

La facture des ménages s’élève à 3 678 euros en 2023 + 3 % par rapport à 2022

Principaux résultats

— L es prix de l’énergie Après une année de fortes tensions liées à la guerre en Ukraine et à la moindre disponibilité des réacteurs nucléaires français, les prix de l’énergie sur les marchés de gros refluent nettement en 2023. Les prix de gros du gaz et de l’électricité diminuent ainsi de plus de 60 % sur un an, ceux du pétrole d’environ 20 %. Malgré la détente sur les marchés, les prix du gaz et de l’électricité pour les consommateurs finaux continuent de progresser, les hausses des prix de gros se répercutant avec retard. Le secteur tertiaire est le plus touché avec une croissance des prix de près de 50 %. Dans l’industrie, les évolutions sont plus contrastées, les « gros » consommateurs bénéficiant des baisses sur les marchés. Pour les ménages, la prolongation du bouclier tarifaire sur les énergies résidentielles permet de limiter la hausse à 6,6 %.

— L’approvisionnement énergétique Le taux d’indépendance énergétique de la France s’établit à 56,3 % en 2023 et gagne 5,6 points par rapport à 2022 : la production primaire rebondit et progresse davantage que la demande d’énergie. L’amélioration de la disponibilité des centrales nucléaires et la forte croissance des énergies renouvelables électriques, favorisées par l’augmentation du parc et des conditions météorologiques plus favorables que l’année précédente, expliquent cette nette hausse. En conséquence, le déficit des échanges extérieurs physiques diminue nettement (- 12 %). La facture énergétique de la France reflue après avoir atteint un niveau historique en 2022. Toutes énergies confondues, elle s’élève à 71 Md€.

— Transformation, transport et distribution d’énergie Les pertes liées à la transformation, au transport et à la distribution d’énergie augmentent de 13,0 % en 2023 et s’élèvent à 909 TWh. Cette hausse s’explique essentiellement par l’augmentation de la production d’électricité des centrales nucléaires, à travers les pertes de chaleur induites. À l’inverse, la consommation des combustibles pour la production d’électricité et de chaleur diminue. La consommation de gaz dans les centrales électriques de cogénération et les réseaux de chaleur chute de 23,6 %. L’activité des raffineries reste dynamique en 2023 alors que celle de la filière fonte se replie nettement. Les achats en énergie de la branche énergie diminuent de 9 % en 2023, pour atteindre 41,6 Md€. Ils sont composés à 76 % de pétrole brut utilisé dans les raffineries.

— La consommation d’énergie par forme d’énergie La consommation d’énergie primaire de la France s’établit à 2 525 TWh en 2023, en hausse de 1,6 % par rapport à 2022. Cette légère progression s’explique par l’augmentation des pertes de chaleur induites par la production nucléaire, alors que la consommation finale diminue. Les températures ayant été similaires en 2022 et 2023, la hausse de la consommation primaire après correction des variations climatiques (CVC) s’établit également à 1,6 %. Dans un contexte de prix élevés et de la mise en place de mesures de sobriété, la consommation finale à usage énergétique diminue de 4,0 % à climat corrigé. Tous les secteurs sont concernés par la baisse de consommation. La consommation à usage non énergétique, majoritairement concentrée dans la pétrochimie, diminue également mais dans une moindre proportion (- 1,9 % sur un an). Au total, la baisse de consommation finale compensant la hausse des prix, la dépense des ménages, entreprises et administrations pour satisfaire leurs besoins en énergie est quasi stable, à 230 Md€. Elle se maintient à un niveau élevé, près de 20 % au-dessus de son niveau de 2021 en euros constants. Les produits pétroliers représentent 45 % de cette dépense nationale en énergie et l’électricité 37 %, loin devant les autres énergies.

— La consommation d’énergie par secteur ou usage La consommation finale d’énergie (hors charbon des hauts-fourneaux) diminue de 3,8 % en 2023 à climat corrigé. En données réelles, elle baisse de 3,9 %, pour atteindre 1 615 TWh, dans un contexte de croissance faible du PIB (+ 0,9 %). Tous les secteurs sont concernés : le tertiaire (- 8,2 %), l’industrie (- 6,6 %), le résidentiel (- 2,7 %), les transports (- 2,2 %) et l’agriculture-pêche (- 0,7 %). La consommation finale à usage non énergétique diminue également (- 1,9 %). En 2023, les consommateurs finaux d’énergie (hors hauts-fourneaux) ont dépensé 227,9 Md€, soit 0,9 % de plus qu’en 2022 en euros constants.

— Intensité énergétique finale et émissions de gaz à effet de serre dues à la combustion d’énergie En 2023, l’intensité énergétique finale atteint 0,6 TWh par milliard d’euros de PIB. Elle décroît de 3,5 % par an en moyenne depuis 2020. La consommation d’énergie finale par habitant s’établit à 22,6 MWh, en baisse de 4,3 % par rapport à 2022. La baisse des émissions de gaz à effet de serre dues à la combustion d’énergie est estimée à 6,8 %. Elle concerne tous les secteurs et, en particulier, le secteur de l’énergie.

Méthodologie

Le bilan énergétique de la France fait l’objet chaque année de trois publications. Dans le courant du printemps, des résultats provisoires relatifs aux grands agrégats de l'année précédente sont publiés. Une seconde publication synthétique, accompagnée de l’ensemble des données détaillées, paraît en fin d’année pour présenter les résultats définitifs. Un bilan détaillé est ensuite publié quelques semaines après.

La synthèse du bilan énergétique pour 2023 est disponible ici :

La version provisoire du bilan énergétique pour 2023 est disponible ici :

Archives

L'archivage des résultats précédents des bilans énergétiques de la France est accessible sur la bibliothèque numérique de la statistique publique (BNSP).

Fin du texte officiel repris

Source :SDES, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/bilan-energetique-de-la-france-pour-2023

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (SDES — Statistiques du logement). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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