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ENVIRONNEMENT1 source6 min de lecture

Place des femmes en agriculture : Annie Genevard réunit le premier comité de pilotage du Plan d’action et dresse un premier bilan de sa mise en œuvre

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 24 septembre 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • La sensibilisation commence dès la formation et l’orientation : 60 établissements de l’enseignement agricole sont déjà engagés dans la démarche de labellisation « Égalité-Diversité ».
  • Cette dynamique se poursuit avec le lancement, le 8 septembre, du Programme national d’orientation et de découverte des métiers du vivant.
  • Un appel à projets doté de 500 000 euros permettra de soutenir une cinquantaine de projets visant à promouvoir les métiers du vivant, dont des initiatives destinées à sensibiliser les jeunes filles aux métiers de l’agriculture.
  • Cette mesure a été concrétisée par un décret du 8 août 2026.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, a réuni le premier comité de pilotage du Plan d’action pour favoriser la place des femmes en agriculture, présenté le 23 février au Salon international de l’agriculture. Sept mois après son lancement, ce comité a permis de dresser un premier bilan de la mise en œuvre des 41 mesures réparties en six axes et de fixer les prochaines étapes. Ce Plan porte une ambition : faire de la place des femmes un levier à part entière du renouvellement des générations et de la souveraineté agricole française. La France ne relèvera pas le défi du renouvellement des générations agricoles en se privant de vocations, de talents et de projets portés par des femmes.

Rendre les agricultrices plus visibles, agir dès l’orientation et la formation, mieux accompagner la maternité et la parentalité, faciliter l’installation et la transmission, sécuriser les statuts et les conditions de travail et renforcer la présence des femmes dans les instances agricoles : les premiers mois de mise en œuvre ont permis d’engager des avancées concrètes sur l’ensemble des priorités du Plan et de commencer à lever les freins qui éloignent encore trop de femmes de ces métiers.

Susciter les vocations et ouvrir davantage les métiers agricoles aux jeunes filles

Depuis le lancement du Plan, le ministère valorise sur son site et ses réseaux sociaux des parcours d’agricultrices. Neuf portraits ont déjà été publiés, dépassant l’objectif d’un par mois. Donner à voir ces parcours, c’est aussi dire aux jeunes filles que tous les métiers de l’agriculture leur sont ouverts.

La sensibilisation commence dès la formation et l’orientation : 60 établissements de l’enseignement agricole sont déjà engagés dans la démarche de labellisation « Égalité-Diversité ». Les actions en faveur de l’entrepreneuriat féminin ont déjà permis d’organiser 17 interventions et de sensibiliser 250 jeunes filles, dépassant l’objectif initial fixé pour cette première année. Par ailleurs, 537 offres représentant 1 014 places de stage ont été proposées. Le mentorat « Une agricultrice - Une élève » entre également dans sa phase de déploiement en cette rentrée scolaire, avec un premier objectif de 20 binômes cette année.

Cette dynamique se poursuit avec le lancement, le 8 septembre, du Programme national d’orientation et de découverte des métiers du vivant. Parmi ses priorités figure la promotion de l’accès des filles de 3e et de seconde aux stages de découverte dans les exploitations agricoles. Un appel à projets doté de 500 000 euros permettra de soutenir une cinquantaine de projets visant à promouvoir les métiers du vivant, dont des initiatives destinées à sensibiliser les jeunes filles aux métiers de l’agriculture.

Mieux accompagner les agricultrices et sécuriser leurs parcours

Le Plan apporte également des réponses concrètes en matière de droits sociaux, de parentalité, de statut et de conditions de travail. Aucune femme ne doit renoncer à un projet agricole faute de droits adaptés, d’un statut sécurisé ou de conditions de travail pensées pour elle.

L’accompagnement de la sortie du statut de conjoint collaborateur a connu une forte montée en puissance : 52 webinaires ont été organisés et 2 183 conjoints collaborateurs ont déjà été contactés dans le cadre de campagnes d’accompagnement individualisé.

Par ailleurs, chaque conjoint collaborateur concerné par le terme des 5 ans maximum du statut de conjoint collaborateur et qui choisit de devenir chef d’exploitation, a désormais droit, s’il a plus de 40 ans, à une exonération dégressive de ses cotisations sociales. Cette mesure a été concrétisée par un décret du 8 août 2026. Le passage du statut de conjoint collaborateur à celui de cheffe d’exploitation doit pouvoir être un choix d’émancipation professionnelle, et non un parcours d’obstacles.

Les travaux se poursuivent également avec les professionnels pour mieux adapter les matériels agricoles aux différentes morphologies et renforcer la prise en compte de l’ergonomie et de la prévention des risques professionnels.

Faciliter l’installation et renforcer la place des femmes dans les lieux de décision

À compter du 1 er janvier 2027, le déploiement de France Services Agriculture permettra de mieux intégrer les difficultés spécifiques rencontrées par les femmes dans les parcours d’installation et de transmission, à travers la sensibilisation des conseillers, des informations dédiées, des temps d’échanges entre pairs et le développement du mentorat. L’installation des femmes doit être accompagnée avec la même ambition que celle de l’ensemble des nouveaux agriculteurs, en tenant compte des freins spécifiques qu’elles rencontrent.

Les acteurs bancaires sont également mobilisés. Une enveloppe de 150 millions d’euros, financée par la Banque européenne d’investissement et distribuée par le Crédit Agricole, prévoit qu’ au moins 30 % des montants bénéficient à des entreprises répondant à des critères de leadership ou d’entrepreneuriat féminin.

Enfin, les travaux engagés avec les opérateurs et organismes sous tutelle du Ministère sont en cours et permettront de faire progresser la représentation des femmes dans les instances de gouvernance. Ils portent notamment sur la parité lors des renouvellements, la publication d’index de représentation et le développement de chartes des temps permettant de mieux concilier exercice des responsabilités et vie personnelle.

« Renforcer la place des femmes dans l’agriculture en levant les freins qui s’imposent à elles est l’une des clés du renouvellement des générations agricoles. Les femmes ne sont pas un sujet à part de l’agriculture : elles sont une part de son avenir. Sept mois après son lancement, les premières avancées du Plan d’action pour favoriser la place des femmes en agriculture sont concrètes. Elles concernent aussi bien l’orientation des jeunes filles que les droits sociaux, le statut, les conditions de travail ou l’installation des agricultrices. Il s’agit désormais d’amplifier cette dynamique pour permettre aux femmes de prendre toute leur place, d’entreprendre et d’exercer des responsabilités. Les prochains mois vont être décisifs pour maintenir la dynamique engagée et mesurer les effets des mesures dans les territoires. »

Ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/place-des-femmes-en-agriculture-annie-genevard-reunit-le-premier-comite-de-pilotage-du-plan-daction

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de l'Agriculture — Presse). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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