Aller au contenu
ENVIRONNEMENT1 source4 min de lecture

Bulletin national de situation hydrologique d'août 2024

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

OFB / Eaufrance — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 12 août 2024.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • 72% des nappes sont au-dessus des normales mensuelles.
  • Les précipitations ont été déficitaires de plus de 20 % de la Nouvelle-Aquitaine et de l’ouest de Midi-Pyrénées à la Vendée et au Val de Loire ainsi que sur l’est de la région PACA et une grande partie de la Corse.
  • Le déficit a dépassé 50 % par endroits, voire 80 % sur la Côte d’Azur et la façade ouest de la Corse où il n’a quasiment pas plu ainsi que plus localement sur le Poitou.
  • Au 12 août, 27 départements sont concernés par des restrictions des usages de l’eau au-delà de la vigilance dont 10 départements ont mis en œuvre des mesures de crise.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (OFB / Eaufrance, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de OFB / Eaufrance, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

En juillet 2024 on observe de violents orages avec des cumuls de pluie atteignant 50 à 80 mm en une heure. 72% des nappes sont au-dessus des normales mensuelles. 10 départements sont en crise et 27 départements sont en alerte ou alerte renforcée sécheresse.

indice d’humidité des sols, restriction d'usage, précipitation cumulée, précipitation mensuelle, débit, nappe alluviale, pluviométrie, cours d'eau

Dans la continuité du mois de juin, les passages perturbés, parfois orageux, ont été fréquents durant la première quinzaine de juillet. En seconde partie de mois, les épisodes pluvio-orageux ont été plus ponctuels mais localement violents avec des pluies diluviennes provoquant des inondations et des coulées de boue notamment les 20 et 21 du Sud-Ouest au Nord-Est puis les 30 et 31 sur un large quart nord-est. Ils se sont également accompagnés par endroits de fortes rafales de vent et de chutes de gros grêlons. Après une première quinzaine assez fraîche pour la saison, en toute fin de mois, la France a connu sa première vague de chaleur de l’année, courte mais intense, en particulier sur la moitié sud de l’Hexagone.

La pluviométrie a été en moyenne sur la France et sur le mois conforme à la normale mais très hétérogène avec de fortes disparités régionales. Les précipitations ont été déficitaires de plus de 20 % de la Nouvelle-Aquitaine et de l’ouest de Midi-Pyrénées à la Vendée et au Val de Loire ainsi que sur l’est de la région PACA et une grande partie de la Corse. Le déficit a dépassé 50 % par endroits, voire 80 % sur la Côte d’Azur et la façade ouest de la Corse où il n’a quasiment pas plu ainsi que plus localement sur le Poitou. À l’inverse, les cumuls mensuels ont parfois dépassé 100 mm suite à des pluies diluviennes sous de violents orages et ont atteint une fois et demie à plus de deux fois la normale par endroits, notamment du Bassin parisien à la Champagne-Ardenne et au nord de la Lorraine ainsi que plus localement des Hauts-de-France aux Pays de la Loire, sur le Massif central et autour du golfe du Lion.

En ce qui concerne l’état des sols superficiels, la situation reste très contrastée sur le pays avec des sols souvent encore très humides pour la saison sur la moitié nord du pays mais plus conformes aux conditions estivales de l’Aquitaine au Jura, aux Alpes et à la Méditerranée ainsi que des Côtes-d’Armor aux côtes normandes. En juillet, l’indice d’humidité des sols superficiels avoisine encore des records hauts sur le Centre-Val de Loire et les Pays de la Loire ce qui correspond à une situation de début d’été. En revanche, les sols sont très secs à extrêmement secs sur les régions méditerranéennes.

En juillet, la période de vidange est en cours sur la plupart des nappes. Les pluies estivales ont un très faible impact sur les niveaux des eaux souterraines. La situation de juillet est très satisfaisante, du fait d’une recharge 2023-2024 excédentaire et d’un fort soutien par les pluies printanières. Seules les nappes du littoral du Roussillon, du Languedoc, de Corse et du sud de l’Alsace enregistrent des niveaux sous les normales.

Sur l’ensemble du territoire, les débits des cours d’eau sont sensiblement plus faibles en juillet mais reste majoritairement supérieurs à la normale à l’exception du pourtour méditerranéen et de la Bretagne.

Au 12 août, 27 départements sont concernés par des restrictions des usages de l’eau au-delà de la vigilance dont 10 départements ont mis en œuvre des mesures de crise. À titre de comparaison en 2023 sur cette même période, 75 départements avaient mis en œuvre des mesures de restrictions des usages de l’eau et 93 départements étaient concernés en 2022.

Fin du texte officiel repris

Source :OFB / Eaufrance, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.eaufrance.fr/publications/bsh/2024-08

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Eaufrance — Service public d'information sur l'eau). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

Sujets liés

D'autres sujets de la rubrique Environnement qui partagent des mots de ce titre.

Comment ce sujet a-t-il été constitué ?

Les publications des sources suivies sur la rubrique Environnement sont dédoublonnées par empreinte de titre sur une fenêtre de 72 heures, puis regroupées lorsqu'elles couvrent le même événement. Le compteur indique combien d'émetteurs distincts l'ont traité.

Le texte encadré plus haut est le corps de la publication de OFB / Eaufrance, repris dans son intégralité et sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 sous laquelle cet organisme diffuse ses informations concède « un droit non exclusif et gratuit de libre réutilisation », dont celui « de la communiquer, la reproduire, la copier » et « de l'exploiter à titre commercial », sous la seule réserve d'en « mentionner la paternité » — la source et la date de dernière mise à jour, portées en tête et en pied du texte, avec le lien vers l'original. La mise en page — chapô détaché, intertitres, sommaire — est de fildactu.fr ; les mots sont ceux de l'émetteur, et pas un n'a été ajouté, retiré ni reformulé. Pour la presse et pour toute source sans autorisation vérifiée, fildactu.fr ne conserve que le titre tel que publié, le nom de l'éditeur, le lien d'origine et la date.

Où ce sujet est-il rangé ?