Les mouvements de terrain en France : types de risques et prévention

Commissariat général au développement durable — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 31 juillet 2026.
L'essentiel
- Glissements de terrain, effondrements de cavités souterraines, éboulements : les risques de mouvements de terrain concernent 41 % des communes françaises, soit 4 sur 10.
- Sensibilité aux glissements de terrain en France métropolitaine Carte de la France métropolitaine sur laquelle on peut observer qu’environ 20 % de son territoire a un niveau de sensibilité élevé ou très élevé aux glissements de terrain.
- Environ 20 % de la France métropolitaine a un niveau de sensibilité élevé ou très élevé aux glissements de terrain.
- Mais environ 54 % des cavités souterraines sont d’origine humaine.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Commissariat général au développement durable, Licence Ouverte / Etalab 2.0).
Texte officiel intégral
Ci-dessous, le corps complet de la publication de Commissariat général au développement durable, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.
Glissements de terrain, effondrements de cavités souterraines, éboulements : les risques de mouvements de terrain concernent 41 % des communes françaises, soit 4 sur 10. Ils peuvent avoir des conséquences importantes sur les bâtiments et parfois mettre en danger les personnes. 54 % des maisons individuelles, soit plus de la moitié, sont aussi exposées au retrait-gonflement des argiles, ce qui provoque des fissures aux murs, car les sols argileux gonflent avec la pluie et se rétractent en période de sécheresse (Source : SDES, Les risques naturels en France – État des connaissances en 2025 ).
Il existe plusieurs types de mouvements de terrain. Certains sont lents, comme les tassements, les glissements de terrain ou le retrait-gonflement des argiles. D’autres sont rapides, comme les effondrements de cavités, les éboulements ou les coulées de boue.
Les mouvements de terrain peuvent être provoqués par des évènements naturels ou par des activités humaines.
Le visuel montre un paysage : au premier plan, il y a une maison au bord d’un précipice. Au loin, il y a une autre maison avec des signes de sécheresse au sol, une route et des montagnes.
Les glissements de terrain
Les glissements de terrain sont généralement lents : ce sont des masses de terre qui descendent progressivement dans une pente. Le terrain peut se déplacer à différentes vitesses : de quelques millimètres par an jusqu’à quelques mètres par jour.
Les glissements de terrain peuvent être provoqués par de fortes pluies, la fonte des neiges, l’érosion d’un cours d’eau, l’effondrement de cavités souterraines ou un tremblement de terre. Ils peuvent aussi se produire à cause d’activités humaines, comme des travaux d’aménagement (Source : Géorisques, dossier expert sur les mouvements de terrain ).
Sensibilité aux glissements de terrain en France métropolitaine
Carte de la France métropolitaine sur laquelle on peut observer qu’environ 20 % de son territoire a un niveau de sensibilité élevé ou très élevé aux glissements de terrain. Les zones de montagne, comme les Alpes, la Corse, le Massif central, les Pyrénées et les Vosges, sont les plus exposées à ce risque.
Environ 20 % de la France métropolitaine a un niveau de sensibilité élevé ou très élevé aux glissements de terrain. Les zones de montagne, comme les Alpes, la Corse, le Massif central, les Pyrénées et les Vosges, sont les plus exposées à ce risque.
Les Antilles et la Réunion sont également exposées aux glissements de terrain, qui peuvent se transformer en coulées de boue à cause des pluies tropicales abondantes et des terrains argileux sur de fortes pentes (Source : SDES, Chiffres clés des risques naturels 2023 ).
Les éboulements et les chutes de pierres en montagne
Les éboulements se produisent lorsque de gros morceaux de pierre tombent soudainement d’une falaise ou d’une montagne. Ce sont donc des mouvements de terrain rapides et brutaux.
Ils peuvent entraîner des dommages, en particulier sur les routes et les voies ferrées. Les blocs de pierres peuvent tomber sur des voitures, abîmer la chaussée, détruire des panneaux ou les barrières de sécurité le long des routes. Sur le réseau ferroviaire, les éboulements peuvent endommager les trains, les rails, ou des câbles électriques. Cela peut interrompre le trafic pendant quelques minutes ou plusieurs mois, en fonction de la gravité des dégâts (Source : Chiffres clés des risques naturels 2023 ).
Les éboulements peuvent être provoqués par de fortes pluies, l’alternance entre du gel et du dégel, la croissance de la végétation ou des tremblements de terre, par exemple (Source : Géorisques, dossier expert sur les mouvements de terrain ).
Les effondrements de cavités souterraines
La France compte environ 173 800 cavités souterraines, c’est 5 fois plus que le nombre total de communes en France. Elles sont parfois d’origine naturelle : l’eau peut creuser des trous dans la roche. Mais environ 54 % des cavités souterraines sont d’origine humaine. Par exemple : des abris ou des galeries creusées pour des raisons militaires, des caves, ou des carrières souterraines. Les carrières sont des cavités qui ont été creusées pour extraire des matériaux de construction comme des pierres, du sable ou des minéraux. Elles sont très nombreuses en Île-de-France et dans le Centre-Val de Loire.
Plusieurs risques sont associés aux cavités souterraines : l’affaissement avec le sol au-dessus de la cavité qui descend progressivement, l’effondrement localisé d’une partie de la cavité ou l’effondrement généralisé de l’ensemble de la cavité. Cela peut être dangereux pour les bâtiments au-dessus d’une cavité et rendre le terrain inconstructible : il faut alors réaliser des travaux pour solidifier le sol.
Les départements de l’Eure et de la Seine-Maritime en Normandie regroupent près de 25 % des cavités souterraines connues en France. Cela s’explique par la présence d’anciennes carrières, et surtout d’anciennes marnières. Les marnières sont des cavités creusées pour extraire de la marne ou craie, utilisée pour rendre les sols agricoles plus fertiles.
Il y a aussi d’anciennes carrières dans plus de la moitié des communes de Paris et de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, et Val-de-Marne) (Source : SDES, Chiffres clés des risques naturels 2023 ).
Carte de la France métropolitaine indiquant le nombre de cavités souterraines sur 10 km 2 par département. Les départements de l’Eure et de la Seine-Maritime détiennent la plus forte densité avec plus de 20 cavités sur 10 km 2.
Le retrait-gonflement des argiles : un risque pour les maisons
Les sols argileux gonflent avec la pluie et se rétractent en période de sécheresse : c’est ce qui s’appelle le retrait-gonflement des argiles. Il s’agit d’un mouvement de terrain lent qui fragilise la structure des maisons et peut provoquer des fissures. 54 % des maisons individuelles en France sont exposées à ce risque (Source : SDES, Les risques naturels en France – État des connaissances en 2025 ).
Le retrait-gonflement des argiles survient en présence de terrains renfermant des argiles dites "gonflantes" et en situation d’alternance entre sécheresses et périodes humides.
Comment prévenir les risques de mouvements de terrain
Des plans de prévention des risques naturels (PPNR) sont établis par les autorités locales afin de protéger les biens et les personnes. Ces plans définissent notamment les règles de construction pour les zones exposées à un risque. Plus de 2000 communes en France sont couvertes par un plan de prévention pour le retrait-gonflement des argiles. 1900 communes sont couvertes par un plan de prévention pour les autres risques de mouvements de terrain (Source : SDES, Les risques naturels en France – État des connaissances en 2025 ).
Les risques naturels majeurs en France
La France est exposée à des risques naturels variés et de plus en plus fréquents, pouvant avoir des conséquences matérielles et humaines importantes.
Fin du texte officiel repris
Source :Commissariat général au développement durable, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://www.notre-environnement.gouv.fr/themes/risques/article/les-mouvements-de-terrain-et-les-erosions-cotieres
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