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SANTÉ1 source6 min de lecture

Prendre soin des autres sans s’oublier : comment éviter l’épuisement émotionnel ?

Illustration — Santé
Bâtiment principal, hôpital de la Marine, Rochefort.jpg — Douskka, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Service d'information du Gouvernement — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 27 juillet 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • 7,1 millions de personnes aident régulièrement un proche en situation de handicap, de maladie ou de perte d’autonomie.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Service d'information du Gouvernement, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Service d'information du Gouvernement, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

DÉCODAGE. Aider son entourage est essentiel, mais cela ne doit pas compromettre sa propre santé mentale. Comment repérer les signes de l'épuisement émotionnel et continuer à soutenir les autres sans s'oublier soi-même ? Voici quelques repères.

Ce qu’il faut retenir

  • 7,1 millions de personnes aident régulièrement un proche en situation de handicap, de maladie ou de perte d’autonomie.
  • Les proches aidants risquent l'épuisement s'ils négligent leurs propres besoins.
  • Des ressources comme les plateformes d'accompagnement et de répit sont disponibles pour aider les proches aidants.

L’envie d’aider les autres est une force. Être présent pour un proche, soutenir une personne en difficulté ou accompagner quelqu’un dans la maladie renforce les liens et donne du sens. Mais lorsque cet engagement s’inscrit dans la durée et que l’on s’oublie peu à peu, il devient plus difficile de préserver son propre équilibre. Les proches aidants en sont l’exemple le plus marquant.

Selon une enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques réalisée en 2022, 7,1 millions de personnes accompagnent régulièrement un proche en situation de handicap, de maladie ou de perte d’autonomie. Parmi elles, six sur dix exercent une activité professionnelle ou poursuivent des études. Concilier cet engagement avec les obligations du quotidien peut devenir éprouvant. À force de faire passer les besoins des autres avant les leurs, certains finissent par s’épuiser.

Qui est considéré comme un proche aidant ?

Un proche aidant est une personne qui aide régulièrement un proche en perte d’autonomie, en situation de handicap ou atteint d’une maladie chronique, qu’il s’agisse d’un conjoint, d’un parent, d’un enfant, d’un voisin ou d’un ami. Cette aide peut prendre des formes très diverses : accompagner aux rendez-vous médicaux, préparer les repas, faire les courses, gérer les démarches administratives, aider à la toilette ou simplement être présent au quotidien.

Selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), près d’un aidant sur deux ne se reconnaît pas comme tel. Beaucoup pensent simplement « faire leur devoir ». Pourtant, se reconnaître comme aidant est essentiel pour prendre conscience de la charge que représente ce rôle.

Pourquoi finit-on par s’oublier ?

L’empathie pousse naturellement à vouloir soulager la souffrance des autres. Lorsqu’un proche traverse une période difficile, beaucoup ressentent un fort sens du devoir et ont le sentiment qu’ils doivent être présents en permanence. Prendre du temps pour soi peut alors provoquer de la culpabilité ou donner l’impression d’abandonner l’autre.

Peu à peu, il devient plus difficile de poser des limites, de déléguer ou simplement de s’autoriser à souffler. Les psychologues parlent parfois de « syndrome du sauveur » pour désigner cette tendance à faire systématiquement passer les besoins des autres avant les siens. Avec le temps, cette implication excessive peut favoriser des relations de dépendance et rendre plus difficile le fait de poser des limites.

Prendre soin de sa santé mentale

Prendre soin de sa santé mentale est aussi important que de prendre soin de sa santé physique, et des habitudes de vie telles que maintenir un bon sommeil ou une activité physique...

Quels sont les signes de l’épuisement ?

Lorsqu’on s’oublie pendant une longue période pour prendre soin des autres, le risque d’épuisement augmente. Le psycho-traumatologue américain Charles Figley décrit ce phénomène sous le nom de « fatigue compassionnelle », liée à une exposition prolongée à la souffrance d’autrui.

Cet épuisement s’installe souvent de façon progressive. Au début, la personne se sent simplement plus fatiguée qu’à l’habitude puis peuvent apparaître des troubles du sommeil, de l’irritabilité, des difficultés de concentration, une perte d’énergie, un sentiment d’être submergé ou encore un détachement émotionnel vis-à-vis de la personne aidée. Certaines personnes ont également le sentiment de ne plus réussir à apporter l’aide qu’elles souhaiteraient.

Prendre soin de soi n’est pas un luxe ni une preuve d’égoïsme. Accepter de ne pas tout porter seul n’est pas un signe de faiblesse mais permet aussi d’offrir une aide plus sereine et plus durable.

Il est également important de ne pas attendre que la situation devienne ingérable. Des difficultés à dormir, à se concentrer ou une fatigue qui ne disparaît pas malgré le repos sont autant de signaux qui doivent inciter à consulter un professionnel de santé.

Quels accompagnements existent-ils ?

  • Le médecin traitant peut repérer les premiers signes de surmenage et orienter vers un psychologue ou un psychiatre. Une psychothérapie peut aider à mieux comprendre les mécanismes qui conduisent à toujours faire passer les besoins des autres avant les siens et à retrouver un équilibre.
  • Les 320 plateformes d’accompagnement et de répit présentes partout en France accompagnent les proches aidants. Elles les renseignent sur leurs droits, les orientent vers les dispositifs adaptés et les aident à trouver des solutions de répit.
  • Ma Boussole Aidants et le portail officiel pour les personnes âgées et leurs proches permettent de trouver les aides, les droits et les structures d’accompagnement mais aussi des groupes de parole près de chez soi.
  • Les possibilités de formation pour les aidants : ces dernières aident à appréhender le rôle d’aidant, à sauvegarder les relations fragilisées par le quotidien, à mieux tenir compte des différentes situations liées au handicap et d’améliorer les connaissances des aidants sur les thématiques des droits et des ressources existantes. ( Formations aidants | Mon Parcours Handicap )
  • L’ensemble des solutions proposées par la stratégie nationale Agir pour les aidants 2023-2027 Des solutions pour soutenir le quotidien des aidants | solidarites.gouv.fr | Ministère du Travail et des Solidarités

Fin du texte officiel repris

Source :Service d'information du Gouvernement, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.info.gouv.fr/actualite/prendre-soin-des-autres-sans-s-oublier-comment-eviter-l-epuisement-emotionnel

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (info.gouv.fr — Actualités du Gouvernement). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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