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SANTÉ2 sources3 min de lecture

Recevoir des visites en établissements médico-sociaux : quelles sont les règles en vigueur ?

Illustration — Santé
Bâtiment principal, hôpital de la Marine, Rochefort.jpg — Douskka, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Ministère chargé des Personnes handicapées — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 24 juillet 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère chargé des Personnes handicapées, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Depuis avril 2024, la loi réaffirme le droit aux visites des résidents des établissements médico-sociaux, sans restriction d’horaires. Ce droit est important pour préserver les liens familiaux et sociaux. Qui peut rendre visite ? Dans quelles conditions ? Quelles sont les responsabilités des établissements ? Décryptage.

La loi n° 2024-317 du 8 avril 2024, relative au bien vieillir et à l’autonomie, consacre dans son article 11 un droit fondamental pour les personnes âgées et personnes en situation de handicap accueillies en établissements médico-sociaux : celui de « recevoir chaque jour tout visiteur de leur choix. Sauf si le résident en exprime le souhait, aucune visite ne peut être subordonnée à l'information préalable de l'établissement ». Ce texte garantit à toute personne accueillie en établissement médico-social pour personnes âgées ou pour personnes en situation de handicap le droit de recevoir chaque jour les visiteurs de son choix, sans que ces visites ne soient soumises à des horaires imposés ou à une déclaration préalable de la part des proches. Que ce soit en semaine, le week-end, pendant les repas ou les soins, les résidents peuvent ainsi maintenir leurs liens sociaux et affectifs sans restriction administrative.

Les personnes accueillies en établissements médico-sociaux peuvent refuser une visite, même familiale, sans avoir à justifier leur décision. Leur consentement est la seule condition valable pour autoriser l’accès à leur espace de vie. Cette mesure vise à répondre à un besoin essentiel de dignité et de bien-être, en évitant toute forme d’isolement forcé et en préservant la liberté de choix des personnes vulnérables.

Les établissements médico-sociaux conservent la possibilité de refuser exceptionnellement une visite si celle-ci présente un risque avéré pour la sécurité, l’ordre public ou la santé des résidents et du personnel. Une telle décision doit être motivée par la direction de l’établissement et ne peut être que temporaire et proportionnée. Ces restrictions, strictement encadrées, évitent tout abus tout en protégeant l’ensemble des occupants de l’établissement.

En cas de non-respect de ce droit, les résidents ou leurs proches disposent de plusieurs solutions. Un dialogue avec l’équipe soignante, la direction ou le responsable de service est encouragé en première intention. Si le problème persiste, la plateforme dédiée à la lutte contre la maltraitance – accessible via le numéro 3133 ou le formulaire de signalement en ligne – permet de saisir les autorités compétentes.

Cette évolution législative rappelle que les établissements médico-sociaux ne sont pas de simples structures d’hébergement, mais bien des lieux de vie où la présence des proches – familles, amis ou aidants – est non seulement autorisée, mais essentielle. En facilitant les visites et en protégeant le libre arbitre des résidents, la loi renforce leur qualité de vie et leur intégration dans un environnement humain et bienveillant.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère chargé des Personnes handicapées, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://handicap.gouv.fr/recevoir-des-visites-en-etablissements-medico-sociaux-quelles-sont-les-regles-en-vigueur

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

2 sources (Ministère chargé des Personnes handicapées — Actualités, Ministère des Solidarités — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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