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SANTÉ1 source4 min de lecture

Évènements indésirables graves associés aux soins (EIGS) : rapport annuel 2025

Illustration — Santé
Bâtiment principal, hôpital de la Marine, Rochefort.jpg — Douskka, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Haute Autorité de santé — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 4 septembre 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Ce neuvième rapport annuel porte sur 21 636 déclarations d’EIGS reçues à la HAS de mars 2017 au 31 décembre 202 5.
  • Les déclarations reçues par la HAS proviennent principalement des établissements de santé (70 %), mais concernent également le secteur médico-social, ainsi que les prises en charge en ville (cf. cahier technique).
  • Les erreurs de dose, de médicament ou par omission représentent 87 % des EIGS analysés.
  • Pourtant, en 2025, seuls 77 % des EIGS déclarés avaient fait l’objet d’une information du patient ou de ses proches.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Haute Autorité de santé, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Haute Autorité de santé, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

La HAS a pour mission de recevoir les déclarations d’EIGS pseudonymisées, de les analyser et de réaliser un bilan annuel accompagné de préconisations pour améliorer la sécurité du patient (Art. R. 1413-72 et Art. R. 1413-73 du code de la Santé Publique).

Ce neuvième rapport annuel porte sur 21 636 déclarations d’EIGS reçues à la HAS de mars 2017 au 31 décembre 202 5.

Une annexe au rapport, le « cahier technique », avec les tableaux statistiques (tris à plats et quelques tris-croisés)

La déclaration des EIGS progresse, mais demeure insuffisante

En 2025, 5 576 EIGS ont été déclarés par les professionnels de santé en France et transmis à la HAS, soit une hausse de 20 % par rapport à 2024. Cette progression ne signifie pas que les EIGS sont plus fréquents ; elle reflète vraisemblablement une meilleure connaissance du dispositif national de déclaration. Les déclarations reçues par la HAS proviennent principalement des établissements de santé (70 %), mais concernent également le secteur médico-social, ainsi que les prises en charge en ville (cf. cahier technique). Malgré cette dynamique positive, les EIGS demeurent encore très sous-déclarés (cf. étude ENEIS 3 ) et des progrès restent nécessaires.

La prescription médicamenteuse : une étape clé pour la sécurité du circuit du médicament

La prescription constitue l’étape initiale du circuit du médicament : une erreur à ce stade peut entraîner des répercussions sur toutes les étapes suivantes.

De mars 2017 à décembre 2024, la HAS a reçu et analysé 213 déclarations d’EIGS liés à la prescription médicamenteuse afin de mieux sécuriser cette étape. Les erreurs de dose, de médicament ou par omission représentent 87 % des EIGS analysés.

Huit préconisations ont été formulées pour réduire ces risques. L’une des principales rappelle qu’il est important de respecter les bonnes pratiques de prescription, conformément à la réglementation.

Le nécessaire renforcement de la culture de sécurité des soins et de la gestion des risques en Ehpad

Une analyse sur 2 307 déclarations d’EIGS en lien avec les Ehpad, reçues entre mars 2017 et juin 2025, a été menée. Elle met en évidence des fragilités récurrentes concernant l’acquisition et le maintien des connaissances et compétences techniques des professionnels, la transmission de l’information lors des transferts entre Ehpad et établissements sanitaires, la sécurité diagnostique, la formalisation du circuit du médicament ou encore la gestion du risque de chutes.

Cette étude met en évidence neuf leviers prioritaires pour renforcer la gestion des risques et la sécurité des résidents.

L’ annonce du dommage associé aux soins : une démarche à systématiser

L’annonce d’un dommage associé aux soins constitue un droit pour le patient et une obligation légale pour les professionnels de santé. Elle vise à préserver la confiance et à renforcer la culture de sécurité des soins.

Pourtant, en 2025, seuls 77 % des EIGS déclarés avaient fait l’objet d’une information du patient ou de ses proches.

La formation des professionnels et la mise en œuvre d’une politique dédiée dans les établissements constituent des leviers essentiels pour généraliser cette démarche.

Fin du texte officiel repris

Source :Haute Autorité de santé, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.has-sante.fr/jcms/p_4391602/fr/evenements-indesirables-graves-associes-aux-soins-eigs-rapport-annuel-2025

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (HAS — Recommandations et guides). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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