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SANTÉ1 source5 min de lecture

Pneumocoques : une stratégie vaccinale actualisée pour mieux protéger les populations à risque

Illustration — Santé
Bâtiment principal, hôpital de la Marine, Rochefort.jpg — Douskka, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Haute Autorité de santé — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 30 juillet 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Par ailleurs, le pneumocoque est également la première cause bactérienne de pneumonie aiguë communautaire en France, représentant 15 à 30 % des cas.
  • Les dernières données disponibles (2024), démontrent en effet que le VPC20 assure une protection contre 41 % des cas d'infections invasives à pneumocoques chez les enfants (contre jusqu'à 18 % pour les vaccins précédemment recommandés).

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Haute Autorité de santé, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Haute Autorité de santé, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

La Haute Autorité de santé (HAS) s’est autosaisie pour réévaluer la stratégie vaccinale contre les infections à pneumocoque pour l’ensemble de la population. Elle s’est ainsi attachée à définir la place des nouveaux vaccins disponibles, offrant une meilleure protection, dans un contexte d’évolution des infections et des sérotypes en circulation. Au terme de son travail, la HAS recommande désormais l’utilisation du vaccin PREVENAR 20 (VPC20) chez les nourrissons et les enfants à risque, et le recours préférentiel au CAPVAXIVE (VPC21) chez les adultes à risque et les personnes âgées de 65 ans et plus.

En France, les infections invasives à pneumocoques (bactériémies, méningites) peuvent entrainer des complications graves nécessitant une hospitalisation, voire conduire au décès. Les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées et les personnes présentant certains facteurs de risque y sont particulièrement exposés. En quelques chiffres : le nombre de cas est en constante progression depuis 2015, avec une surreprésentation de ces cas chez les nourrissons de moins d’un an (26,3 cas/100 000 habitants) et les adultes de plus de 65 ans (entre 18,7 cas/100 000 pour les 65 à 69 ans % 63,7 cas/100 000 chez les plus de 89 ans). En outre, une modélisation réalisée avec l’Institut Pasteur [1] montre qu’en l’absence d’évolution de la stratégie vaccinale, ces infections invasives seraient à l’origine, sur les cinq prochaines années, de plus de 17 000 hospitalisations, de près de 3 000 personnes présentant des séquelles et d’environ 2 800 décès. Par ailleurs, le pneumocoque est également la première cause bactérienne de pneumonie aiguë communautaire en France, représentant 15 à 30 % des cas. Responsable d’au moins 60 000 cas chaque année [2], cette infection touche principalement les jeunes enfants et les personnes âgées de 65 ans et plus, et est associée à un risque important d’hospitalisation.

L’ensemble de ces éléments a conduit la HAS à s’autosaisir pour réévaluer la stratégie vaccinale globale, en raison de la disponibilité des vaccins pneumococciques couvrant un plus grand nombre de sérotypes [3], VPC20 et VPC21. L’objectif est ainsi de renforcer la protection contre les infections à pneumocoques chez les nourrissons, les adultes de plus de 65 ans et les personnes à risque. À la demande du ministère chargé de la Santé, la HAS a également évalué la pertinence d'une recommandation de vaccination contre les infections à pneumocoques chez les travailleurs régulièrement exposés aux fumées de soudage (travailleurs de la métallurgie, soudeurs) qui présentent un surrisque d’infections.

Intégrer les vaccins à plus haute valence pour une meilleure protection contre les infections

Pour se prononcer, la HAS a analysé l’ensemble des données disponibles : données épidémiologiques françaises, couverture sérotypique, immunogénicité [4], sécurité et pharmacovigilance des vaccins, modélisation épidémiologique et évaluation économique, recommandations internationales, ainsi que les contributions des parties prenantes (sociétés savantes, établissements de santé, institutions publiques et syndicats, associations de patients et d’usagers, industriels et experts contribuant à titre institutionnel).

Au terme de son évaluation, elle recommande désormais l’utilisation du VPC20 chez les nourrissons, y compris les prématurés selon un schéma vaccinal composé de doses administrées à l'âge de 2, 4 et 6 mois, suivies d'un rappel à 11 mois, ainsi que chez les enfants à risque d’infection à pneumocoque (enfants immunodéprimés, drépanocytaires, aspléniques, porteurs de certaines maladies chroniques à risque, conformément au calendrier vaccinal). Cette stratégie remplace les vaccins actuellement utilisés (VPC13, VPC15 et, pour certaines populations, VPP23. Les dernières données disponibles (2024), démontrent en effet que le VPC20 assure une protection contre 41 % des cas d'infections invasives à pneumocoques chez les enfants (contre jusqu'à 18 % pour les vaccins précédemment recommandés).

Chez les adultes de plus de 65 ans et chez ceux exposés à un risque accru d’infections à pneumocoques, la HAS recommande désormais le recours préférentiel au VPC21 en dose unique, ce vaccin assurant une protection contre 84 % des cas d’infections chez les adultes âgés de 65 et plus (63% pour le VPC20).

Les vaccins VPC20 et VPC21 peuvent être administrés concomitamment avec les autres vaccinations recommandées selon le calendrier vaccinal.

La HAS recommande en outre que les nourrissons ayant initié leur vaccination avec le VPC13 ou le VPC15 la poursuive avec le VPC20 selon son schéma vaccinal (2, 4, 6 et 11 mois). Pour les adultes déjà vaccinés par le VPC20, aucun rattrapage n’est recommandé à ce stade.

La HAS souligne que cette stratégie pourra être actualisée en fonction de l’évolution des données épidémiologiques, des connaissances scientifiques et des indications autorisées des vaccins. Elle recommande par ailleurs de :

  • renforcer l’évaluation de la couverture vaccinale et l’impact de la vaccination dans les populations concernées,
  • et d’approfondir les connaissances sur la durée de protection conférée par les vaccins et leurs modalités de co-administration avec les autres vaccins recommandés.

Enfin, la HAS poursuit ses travaux concernant les infections à pneumocoques : elle débute l’évaluation du VPC21 chez les enfants à risque, qui devrait aboutir d’ici la fin d’année 2026.

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Fin du texte officiel repris

Source :Haute Autorité de santé, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.has-sante.fr/jcms/p_4259831/fr/pneumocoques-une-strategie-vaccinale-actualisee-pour-mieux-proteger-les-populations-a-risque

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (HAS — Actualité). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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