Mission relative aux gares routières

IGEDD — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 17 octobre 2025.
L'essentiel
- La loi dite « loi Macron » du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a permis l’instauration pour le transport en autocars de services librement organisés (SLO).
- Elle a connu un succès immédiat très important et continu jusqu’à la baisse marquée du nombre de voyages suite au covid, mais compensée depuis avec entre 15,5 et 17,5 millions de voyageurs en 2023.
- Auteurs : Catherine Rivoallon Pustoc’h, Jean-Christophe Baudouin, IGEDD Publié le 17 octobre 2025
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (IGEDD, Licence Ouverte / Etalab 2.0).
Texte officiel intégral
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La loi dite « loi Macron » du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques a permis l’instauration pour le transport en autocars de services librement organisés (SLO). Elle a connu un succès immédiat très important et continu jusqu’à la baisse marquée du nombre de voyages suite au covid, mais compensée depuis avec entre 15,5 et 17,5 millions de voyageurs en 2023.
Cet engouement s’explique à la fois par les prix bas, la couverture importante des villes desservies et à la qualité du matériel roulant. Toutefois, l’absence d’une conception d’ensemble liant SLO et gares routières fait de ces dernières un frein à la démocratisation de la mobilité pouvant nuire au développement de ce mode de transport. Cela s’explique par un encadrement juridique lacunaire qui ne détermine pas précisément le vocable « gares routières » lequel recouvre des infrastructures très différentes sans harmonisation ni normalisation, mais également par une gouvernance dispersée et mal arrimée. A l’instar de nombreux acteurs auditionnés, la mission recommande que les gares routières fassent l’objet de l’affirmation d’une politique publique lui donnant un cadre par la création d’un schéma national des gares routières décliné au niveau de chaque territoire régional et par bassin de mobilité. Un schéma envisageable uniquement si une clarification cohérente de la gouvernance s’opère reposant sur le couple d’AOM régions / EPCI, avec un rôle plus important à donner à l’Autorité de régulation des transports (ART) en matière d’harmonisation et de régulation. En outre, le sujet des gares routières devrait être intégré dans les réflexions en cours sur les Services Express Régionaux Métropolitains (SERM) et le futur plan « cars express ». Enfin, pour une parfaite acceptation par les populations, la mission recommande si possible l’intégration des gares routières en cohérence avec les projets urbains et la contribution des gares routières au transport décarboné.
Auteurs : Catherine Rivoallon Pustoc’h, Jean-Christophe Baudouin, IGEDD Publié le 17 octobre 2025
Fin du texte officiel repris
Source :IGEDD, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
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