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ÉCONOMIE1 source6 min de lecture

La situation de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en France

Illustration — Économie
Le métro du côté de Bercy.jpg — besopha, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 20 août 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Trois sérotypes du virus de la fièvre catarrhale ovine sont présents en France : le sérotype 8 (BTV8) depuis 2015, et le sérotype 4 (BTV4) depuis 2017 le sérotype 3 (BTV3) depuis le 5 août 2024.
  • Un premier foyer de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 a été confirmé en France le 5 août 2024 dans le département du Nord.
  • Depuis le 1 er juin 2026, 690 foyers de FCO, sérotype 3, ont été recensés en France.
  • Entre le 1 er juin 2025 et le 1 er juin 2026, 7 606 foyers avaient été recensés.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Trois sérotypes du virus de la fièvre catarrhale ovine sont présents en France : le sérotype 8 (BTV8) depuis 2015, et le sérotype 4 (BTV4) depuis 2017 le sérotype 3 (BTV3) depuis le 5 août 2024.

Au titre de la réglementation européenne (Loi Santé Animale), la FCO est classée en catégories C, D et E avec des mesures aux échanges pour les mouvements d’animaux entre les États membres. Cette règlementation fixe des conditions spécifiques aux échanges, des conditions dérogatoires et des mesures de surveillance. La France a défini dans l’ Arrêté ministériel du 4 juillet 2024 des mesures de gestion qui sont différenciées selon qu’il s’agit d'un sérotype enzootique (c’est-à-dire structurellement présents en France, comme les sérotypes 3, 4 et 8) ou d'un sérotype exotique (émergence éventuelle de nouveaux sérotypes en France). Pour ces derniers, il est prévu la mise en place d'une zone dite « régulée » de restriction de mouvements pour limiter l’extension de la maladie et préserver les échanges commerciaux avec les autres États membres.

Sérotype 3

Un premier foyer de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 a été confirmé en France le 5 août 2024 dans le département du Nord.

Depuis le 1 er juin 2026, 690 foyers de FCO, sérotype 3, ont été recensés en France. Entre le 1 er juin 2025 et le 1 er juin 2026, 7 606 foyers avaient été recensés. Entre le 5 août 2024 et le 1 er juin 2025, 10 813 foyers avaient été recensés.

La carte ci-dessous présente la répartition des foyers par département.

Sérotype 8

Le sérotype 8 de la fièvre catarrhale ovine est présent sur le territoire métropolitain depuis 2015.

Depuis le 1 er juin 2026, aucun foyer de FCO, sérotype 8, n'a été recensé en France. Entre le 1 er juin 2025 et le 1 er juin 2026, 3 342 foyers avaient été recensés. Entre le 5 août 2024 et le 1 er juin 2025, 17 038 foyers avaient été recensés.

Sérotype 4

Le sérotype 4 de la FCO n'a pas été isolé en France hexagonale depuis 2018.

En Corse, aucun foyer de FCO BTV4 n'a été enregistré en 2026. Entre le 1 er juin 2025 et le 31 décembre 2025, 14 foyers cliniques de FCO, sérotype 4,avaient été recensés en Corse.

Les animaux provenant de Corse et à destination de l’hexagone sont soumis à désinsectisation et analyse PCR négative ou à une vaccination valable avec un vaccin prévenant la virémie.

État des lieux des autorisations de mise sur le marché des vaccins

L'agence nationale du médicament vétérinaire a délivré des autorisations de mise sur le marché pour des vaccins contre les sérotypes 4 et 8.

Elle a délivré des autorisations temporaires d'utilisation pour des vaccins contre le sérotype 3 dès le mois de juillet 2024.

Mesures de gestion actuelles contre la FCO

Les sérotypes 3, 4 et 8 sont considérés comme enzootiques sur le territoire métropolitain, Corse incluse.

Les foyers doivent être déclarés sans que cette déclaration ne conduise à des mesures de gestion spécifique. En particulier, les animaux issus de ces foyers peuvent circuler librement sur le territoire national.

En cas d'échanges avec les pays européens ou d'export vers des pays tiers, des conditions sanitaires aux mouvements sont exigées comme la vaccination, la réalisation de tests et/ou la désinsectisation des troupeaux.

Le tableau ci-dessous détaille les conditions aux échanges et les conditions dérogatoires mises en place par certains États membres européens.

Ce tableau présente des conditions susceptibles d'évoluer au gré de modifications apportées par les États membres. Ces éventuelles modifications sont consultables sur le site de la Commission européenne. Il appartient aux exportateurs d'animaux français de se renseigner systématiquement, avant de planifier leur export, sur les conditions posées par le pays importateur.

Pour plus de renseignements, les éleveurs sont encouragés à se rapprocher de leur vétérinaire sanitaire ou de la direction départementale en charge de la protection des populations de leur département d'implantation.

Stratégie vaccinale 2025

En 2025, l’État poursuit son engagement exceptionnel auprès des éleveurs pour limiter les impacts de la FCO.

Pour sécuriser l’accès aux éleveurs français des vaccins contre le sérotype 8 de la FCO, l’État a décidé de commander 7 millions de doses pour protéger le cheptel ovin de France métropolitaine, le plus touché par une surmortalité due à la maladie en 2024. En réduisant la circulation virale, cette vaccination bénéficiera également indirectement à l’ensemble des cheptels de ruminants.

De plus, pour anticiper la progression du sérotype 1 de la FCO, présent en Espagne, l’État a commandé des vaccins contre ce sérotype pour vacciner les cheptels bovins et ovins présents dans les départements des Pyrénées-Atlantiques, des Landes, du Gers, des Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne, de l'Ariège, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales. Ainsi cette vaccination permettra de réaliser un cordon sanitaire qui protégera les cheptels de l'hexagone.

L’ensemble de ces doses de vaccins sont financées par l'État pour un montant total de près de 22 millions d'euros et sont mises à disposition gratuitement des éleveurs, par le biais de leur vétérinaire sanitaire.

Les commandes sont ouvertes pour l'ensemble des ovins de France métropolitaine pour le vaccin contre le sérotype 8 et pour l'ensemble des bovins et ovins du cordon sanitaire pour le vaccin contre le sérotype 1.

Les éleveurs souhaitant bénéficier de cette campagne vaccinale doivent se rapprocher de leur vétérinaire sanitaire qui se chargera de prescrire, commander et délivrer les doses de vaccins du stock État.

La carte ci-dessous détaille l'accès aux vaccins en fonction de la localisation de l'élevage et de son type de production.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/la-situation-de-la-fievre-catarrhale-ovine-fco-en-france

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de l'Agriculture — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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