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ENVIRONNEMENT1 source5 min de lecture

Tourbières : une nouvelle méthode du Label bas carbone pour agir à la fois en faveur du climat et de la biodiversité

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de la Transition écologique — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 9 juillet 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • En France hexagonale, elles représentent environ 140 000 hectares et constituent des réservoirs de carbone accumulés depuis plusieurs millénaires.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de la Transition écologique, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de la Transition écologique, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Le ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, et des Négociations internationales sur le climat et la nature lance une nouvelle méthode du Label bas carbone intitulée « Restauration hydraulique des tourbières dégradées ».

Cette méthode permet de valoriser les émissions de gaz à effet de serre évitées grâce au label bas carbone, un modèle pionnier en Europe pour orienter des capitaux privés vers le financement de puits de carbone forestier et de la décarbonation de l'agriculture.

Elle constitue une avancée majeure pour la reconnaissance et le financement de projets constitutifs de solutions fondées sur la nature, capables de répondre simultanément aux défis climatiques, à l’érosion de la biodiversité et à la préservation de la ressource en eau.

Restaurer les tourbières : une solution naturelle à fort impact

Les tourbières figurent parmi les écosystèmes les plus performants pour le stockage du carbone. En France hexagonale, elles représentent environ 140 000 hectares et constituent des réservoirs de carbone accumulés depuis plusieurs millénaires.

Lorsqu’elles sont dégradées, habituellement suite à un drainage, ces zones humides deviennent des sources importantes d’émissions de gaz à effet de serre. Leur restauration hydraulique permet au contraire de stopper la dégradation de la tourbe, de réduire significativement les émissions de carbone et de restaurer les fonctions écologiques de ces milieux remarquables. A terme, ces tourbières pourront redevenir des puits de carbone.

La nouvelle méthode du Label bas carbone prévoit un potentiel d’évitement compris entre 5 et 20 tonnes de CO₂ équivalent par hectare et par an, soit un potentiel national évalué entre 3 et 12 millions de tonnes de CO₂ équivalent évitées sur la durée des projets (en considérant la restauration de 15% des tourbières dégradées).

La méthode du Label bas carbone « Tourbières » repose sur un cadre scientifique particulièrement exigeant. Chaque projet doit établir son scénario de référence à partir de mesures réalisées directement sur le terrain, pendant trois années précédant les travaux de restauration. Les réductions d’émissions sont ensuite suivies et vérifiées sur une période minimale de cinq ans ou maximale de trente ans, garantissant la fiabilité des résultats obtenus.

Cette approche innovante a été saluée lors de la consultation publique, qui s’est déroulée en septembre et octobre dernier, ainsi que par le Groupe scientifique et technique du Label bas-carbone, qui a souligné la robustesse de la méthode et la qualité de ses fondements scientifiques.

Des bénéfices exemplaires pour la biodiversité et la ressource en eau

Les projets de restauration hydraulique des tourbières génèrent également des bénéfices majeurs pour les écosystèmes. La remontée durable des niveaux d’eau permet de restaurer des habitats naturels rares et menacés, favorables à de nombreuses espèces végétales et animales. Elle contribue également à améliorer la qualité de l’eau, à soutenir les ressources hydriques locales et à renforcer la résilience des territoires face aux effets du changement climatique.

La méthode « Tourbières » traduit l’ambition commune de restaurer les écosystèmes dégradés et de renforcer leur contribution à l’atténuation du changement climatique. Le 4e Plan national Milieux humides prévoit notamment le développement de méthodes du Label bas carbone pour mieux valoriser les services rendus par ces milieux.

En proposant un cadre robuste de financement de la restauration hydraulique des tourbières dégradées, cette méthode constitue un outil opérationnel au service de la mise en œuvre du règlement européen sur la restauration de la nature, et du futur Plan national de restauration de la nature, tout en contribuant à la Stratégie nationale biodiversité 2030. Par ailleurs, cette méthode contribue directement à l'atteinte de la troisième Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC-3) de la France, en renforçant les capacités de séquestration du carbone par les écosystèmes naturels et en accélérant la restauration des milieux humides prioritaires.

Mobiliser les acteurs pour accélérer la restauration des tourbières

Grâce à cette nouvelle méthode, les collectivités, gestionnaires d’espaces naturels, propriétaires fonciers, entreprises et financeurs disposent désormais d’un cadre reconnu pour accompagner la restauration de ces écosystèmes stratégiques.

Le ministère appelle l’ensemble des acteurs publics et privés à se saisir de cette opportunité afin d’accélérer la restauration des tourbières françaises, véritables alliées dans la lutte contre le changement climatique, la diminution de la biodiversité et la raréfaction de la ressource en eau.

« Les tourbières sont des puits de carbone exceptionnels : elles captent et stockent durablement le CO₂, tout en jouant un rôle majeur pour la biodiversité et pour la filtration de l’eau. Leur restauration est particulièrement attendue, notamment en Franche-Comté et dans les vallées alpines. J’accueille très favorablement le développement de mécanismes de financement carbone avec des entreprises, ce qui permet de soutenir la protection des tourbières, leur restauration et de financer des activités complémentaires. »

À propos du Label bas-carbone

Créé par le ministère de la Transition écologique, le Label bas carbone constitue le cadre de référence national pour certifier des projets volontaires de réduction ou de séquestration des émissions de gaz à effet de serre. Il garantit la transparence, la robustesse scientifique et la qualité environnementale des projets soutenus. Il permet ainsi de donner un cadre fiable aux initiatives climat portées par des acteurs publics ou privés, tout en assurant la traçabilité des réductions d’émissions générées. Ce dispositif contribue également à encourager le financement de projets concrets sur le territoire, favorisant la transition vers une économie plus bas carbone.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de la Transition écologique, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.ecologie.gouv.fr/presse/tourbieres-nouvelle-methode-du-label-bas-carbone-agir-fois-faveur-du-climat-biodiversite

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de la Transition écologique — Presse). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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