Aller au contenu
TECH1 source4 min de lecture

Caméras augmentées aux caisses automatiques : quels sont vos droits ?

Illustration — Tech
PDC server room.jpg — Esquilo, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

CNIL — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 6 mai 2025.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de CNIL, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Certaines enseignes souhaitent déployer des caméras augmentées afin de détecter les erreurs ou tentatives de vol au niveau des caisses automatiques. La CNIL rappelle quels sont vos droits au titre du RGPD.

Comment fonctionnent ces dispositifs ?

Les caisses automatiques équipées de caméras augmentées utilisent un logiciel pour analyser les images en temps réel afin de détecter les erreurs ou tentatives de vol au niveau des caisses automatiques. En général, ces caméras sont positionnées en hauteur, au-dessus de la caisse automatique, et filment la caisse et l’espace autour : le client, son panier d’achat, les produits à scanner, la zone de scan et celle où sont placés les produits une fois scannés.

Un système d’ intelligence artificielle couplé à la caméra permet de détecter différents « événements », par exemple, il peut reconnaître ou suivre les produits, repérer les mains des clients, ou encore analyser la position d'une personne par rapport à la caisse. Il peut notamment permettre de vérifier que chaque produit est bien scanné (comme dans l’illustration ci-dessous).

En cas d’anomalie, une alerte peut s’afficher pour vous permettre de corriger la situation par vous-même, ou bien déclencher l’intervention d’un employé. Cependant, aucune décision n’est prise automatiquement par le dispositif.

Exemple de fonctionnement d’une caméra augmentée à une caisse automatique

Certains dispositifs sont susceptibles de détecter d'autres anomalies ou tentatives de fraude : l’enseigne devra toutefois vérifier que leur mise en place ne porte pas une atteinte disproportionnée à vos droits.

Ces dispositifs collectent vos données personnelles : vos droits doivent être respectés

Ils peuvent présenter des risques, puisqu’ils instaurent un nouveau mode de surveillance ciblée dans des gestes du quotidien et permettent la multiplication des contrôles, avec des conséquences non négligeables en cas d’erreur.

Pour limiter ces risques et respecter le RGPD, des garanties fortes doivent donc être mise en place par les enseignes, notamment :

  • en réduisant la durée et le périmètre que la caméra filme (par exemple, uniquement pendant le passage en caisse),
  • en excluant toute conséquence automatique pour les clients, à l’exception de l’éventuel blocage de la caisse,

Vous devez être informés

Si un magasin utilise des caméras augmentées sur ses caisses automatiques, elle doit vous en informer de manière claire et visible. En principe, cette information apparaît sur des panneaux d’information dans le magasin et sur l’écran de la caisse automatique.

Certaines informations, comme le nom de l’enseigne, les objectifs du dispositif (détecter les erreurs ou tentatives de vol) ainsi que vos droits, doivent figurer directement sur ces supports. Vous devez également pouvoir accéder à des informations supplémentaires, par exemple par un lien ou en scannant un QR code.

Vous pouvez refuser d’utiliser une caisse automatique qui est contrôlée par un dispositif de caméras augmentées

Par exemple, vous pouvez vous diriger vers une caisse traditionnelle ou utiliser une caisse automatique sans caméra (lorsque l’enseigne le propose). Des alternatives doivent être disponibles même les jours où le personnel de vente est réduit et cela ne doit pas créer d’inconvénient pour vous.

Vous pouvez refuser que vos données soient utilisées pour améliorer le dispositif

Les images collectées peuvent, dans certains cas, être utilisées pour améliorer le dispositif. Vous devez toutefois pouvoir vous y opposer. La CNIL recommande que l’enseigne prévoie une case à cocher sur l’écran de la caisse : « Je m’oppose à l’utilisation de mes données à des fins d’amélioration et d’entraînement de la solution algorithmique ».

Que faire si l’enseigne ne respecte pas mes droits ?

  • ne respecte pas vos droits (par exemple, l’absence d’alternatives à l’utilisation de la caisse automatique contrôlée par une caméra augmentée).

Vous pouvez exercer vos droits auprès de l’enseigne ou de son délégué à la protection des données, s’il en a désigné un.

En cas d’absence de réponse sous un mois à compter de l’envoi de la demande ou si la réponse n’est pas satisfaisante, vous pouvez alors adresser une plainte à la CNIL.

Fin du texte officiel repris

Source :CNIL, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://www.cnil.fr/fr/cameras-augmentees-vos-droits

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (CNIL — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

Sujets liés

D'autres sujets de la rubrique Tech qui partagent des mots de ce titre.

Comment ce sujet a-t-il été constitué ?

Les publications des sources suivies sur la rubrique Tech sont dédoublonnées par empreinte de titre sur une fenêtre de 72 heures, puis regroupées lorsqu'elles couvrent le même événement. Le compteur indique combien d'émetteurs distincts l'ont traité.

Le texte encadré plus haut est le corps de la publication de CNIL, repris dans son intégralité et sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 sous laquelle cet organisme diffuse ses informations concède « un droit non exclusif et gratuit de libre réutilisation », dont celui « de la communiquer, la reproduire, la copier » et « de l'exploiter à titre commercial », sous la seule réserve d'en « mentionner la paternité » — la source et la date de dernière mise à jour, portées en tête et en pied du texte, avec le lien vers l'original. La mise en page — chapô détaché, intertitres, sommaire — est de fildactu.fr ; les mots sont ceux de l'émetteur, et pas un n'a été ajouté, retiré ni reformulé. Pour la presse et pour toute source sans autorisation vérifiée, fildactu.fr ne conserve que le titre tel que publié, le nom de l'éditeur, le lien d'origine et la date.

Où ce sujet est-il rangé ?