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Rénovation d'ampleur : 91 900 logements aidés par l'Anah en 2024

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Illustration — Immobilier
Immeuble Logement Curviligne Rue Mozart - Mâcon (FR71) - 2025-05-29 - 1.jpg — Chabe01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

En 2024, 91 900 logements ont engagé une rénovation énergétique d'ampleur avec une aide de l'Agence nationale de l'habitat, soit 28 % de plus qu'en 2023, pour 2,4 milliards d'euros de subventions. Un logement aidé sur deux était classé passoire énergétique, selon les chiffres publiés le 13 août 2026 par le SDES.

Article produit automatiquement, sans rédaction humaine — Responsable de publication : — Mis à jour le

91 900 logements ont engagé une rénovation énergétique d'ampleur en 2024 avec l'une des aides dédiées de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Le nombre progresse de 28 % sur un an, pour un total de 2,4 milliards d'euros de subventions. Le service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique (SDES) a publié ces résultats le 13 août 2026.

Quatre dispositifs se partagent ces chantiers. Les ménages modestes passés par MaPrimeRénov' Ampleur représentent 43 % des logements, les ménages plus aisés relevant du même dispositif 12 %. Les copropriétés rénovées dans le cadre de MaPrimeRénov' Copropriété comptent pour 42 %, et les propriétaires bailleurs bénéficiaires de Loc'Avantages pour 3 %. Le SDES relie la progression au renforcement des aides et à la systématisation de l'accompagnement des ménages.

Un logement aidé sur deux classé F ou G

Les passoires énergétiques constituent la cible principale du dispositif. Elles représentent 51 % des logements concernés, soit 46 800 d'entre eux. La proportion monte à 74 % pour les seuls bénéficiaires de MaPrimeRénov' Ampleur, une part en hausse en 2024. Ces logements devraient quitter ce statut à l'issue des travaux, indique le service statistique.

41 500 euros de travaux, 63 % de prise en charge

Le coût moyen des travaux s'établit à 41 500 euros par logement. Le taux moyen de prise en charge par les aides atteint 63 %. L'économie d'énergie attendue est estimée à 17,1 MWh par an et par logement. Le SDES précise qu'il s'agit d'économies conventionnelles, c'est-à-dire théoriques : les gains réels dépendent de la qualité des travaux et des usages des occupants.

Les gains varient fortement selon les postes traités. Pour les rénovations aidées par MaPrimeRénov' Ampleur, le service statistique publie le gain annuel par logement associé à chaque combinaison de travaux :

  • chauffage et eau chaude sanitaire, isolation des murs, du plancher et de la toiture, fenêtres et ventilation : 33,4 MWh ;
  • mêmes postes sans la ventilation : 32,1 MWh ;
  • chauffage et eau chaude sanitaire, isolation des murs et de la toiture, fenêtres : 31,1 MWh ;
  • les mêmes postes avec la ventilation : 30,5 MWh ;
  • chauffage et eau chaude sanitaire, isolation des murs et du plancher : 29,0 MWh ;
  • les mêmes postes avec les fenêtres : 27,7 MWh.

Trois référentiels pour situer l'ambition des chantiers

Le SDES mesure l'ambition des opérations à l'aune de trois labels, avec une réserve : ses données ne permettent pas de confirmer tous les critères techniques, et les résultats sont approchés à partir des travaux réalisés et des audits énergétiques. Le premier référentiel, le label Bâtiment basse consommation (BBC) Rénovation 1re étape, suppose d'atteindre au moins l'étiquette C du diagnostic de performance énergétique et de traiter au moins deux postes d'isolation sur quatre. En 2024, 79 % des rénovations dont la nature des gestes est connue remplissaient ce critère, soit 33 600 logements, contre 23 % en 2023 et 22 % en 2022.

Le deuxième référentiel, la rénovation au niveau BBC, exige l'étiquette A ou B, les niveaux de consommation les plus bas. 41 800 logements l'ont visé en 2024, soit 45 % des rénovations d'ampleur, contre 29 % l'année précédente.

Le troisième, la rénovation performante globale, reste rare. Il impose la classe A ou B — C lorsque le logement était auparavant une passoire — et le traitement de six postes de travaux : isolation des murs, des planchers bas et de la toiture, remplacement des portes et fenêtres, ventilation, production de chauffage et d'eau chaude sanitaire. Seuls 2 200 logements l'ont atteint, soit 5 % de ceux dont les gestes sont documentés. Le compte monte à 11 500 logements, soit 27 %, si l'on retient cinq postes sur six.

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Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — SDES, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

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