Délégation aux droits des femmes : Présentation du rapport sur le coût des violences sexistes et sexuelles et l’accompagnement des victimes - mardi...

Assemblée nationale — reproduction autorisée avec mention de la source. Publication d'origine, 28 septembre 2026.
L'essentiel
- L’ensemble des moyens consacrés par l’État à la lutte contre les VSS est estimé à 184,4 M€ en 2023.
- Bien que ce budget ait augmenté de 50 M€ entre 2018 et 2023, il est encore loin d’être suffisant : la Fondation des femmes estime le budget nécessaire entre 2,6Md€ et 5,4 Md€.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Assemblée nationale, reproduction autorisée avec mention de la source).
Extrait du texte officiel
Ci-dessous, un extrait de la publication de Assemblée nationale, cité sans modification : cette source autorise la reproduction avec mention de la source, sans cession générale de réutilisation.
Mme Sandrine Josso ( Loire-Atlantique, DEM) et Mme Elise Leboucher ( Sarthe, LFI-NFP) présenteront à la presse les conclusions de leur rapport d’information sur le coût des violences sexistes et sexuelles et l’accompagnement des victimes.
Après six mois de travaux et plus de 125 personnes auditionnées, elles dressent un constat clair : le coût des VSS pour notre société est encore trop méconnu et donc sous-estimé. Si le budget de l’État permet d’esquisser un coût pour la société, les conséquences financières des VSS pour les victimes demeurent la face immergée de l’iceberg. Or, les violences faites aux femmes et aux enfants bouleversent de manière irrémédiable la vie des victimes et peuvent changer radicalement leur trajectoire de vie tant sur le plan personnel que professionnel.
L’ensemble des moyens consacrés par l’État à la lutte contre les VSS est estimé à 184,4 M€ en 2023. Bien que ce budget ait augmenté de 50 M€ entre 2018 et 2023, il est encore loin d’être suffisant : la Fondation des femmes estime le budget nécessaire entre 2,6Md€ et 5,4 Md€.
Les premières à en pâtir sont évidemment les victimes que ce soit de manière directe ou indirecte. Elles sont, bien souvent, contraintes de financer au moins en partie, les soins et la procédure judiciaire sur leurs deniers personnels. De manière indirecte, bien que le budget consacré par l’État à la lutte contre les VSS ait augmenté dans la période récente, il peine à suivre la hausse rapide des besoins d’accompagnement. À titre d’exemple, le nombre de femmes dénonçant des violences conjugales a quasiment doublé entre 2018 et 2023.
Si l’action publique s’est considérablement renforcée ces dernières années, cette évolution des besoins n’a pas été suffisamment anticipée et son organisation demeure encore trop fragmentée. Les professionnels qui interviennent à chaque étape du parcours des victimes – forces de l’ordre, magistrats, soignants notamment – doivent ainsi répondre à des sollicitations croissantes, dans des conditions qui ne leur permettent pas toujours de disposer du temps, des moyens, de la formation et de la sensibilisation nécessaires. Ces difficultés entraînent des ruptures dans le parcours des victimes et nuisent à la continuité comme à l’efficacité de leur prise en charge.
Fin du texte officiel repris
Source :Assemblée nationale, publié le — reproduction autorisée avec mention de la source.
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