Mieux protéger les mineurs victimes de traite des êtres humains, les recommandations de la Défenseure des droits

Défenseur des droits — reproduction autorisée avec mention de la source. Publication d'origine, 20 juillet 2026.
L'essentiel
- Face à ce constat, le Défenseur des droits publie le 16 juillet 2026 un rapport pour mieux protéger les mineurs victimes de traite des êtres humaines.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Défenseur des droits, reproduction autorisée avec mention de la source).
Extrait du texte officiel
Ci-dessous, un extrait de la publication de Défenseur des droits, cité sans modification : cette source autorise la reproduction avec mention de la source, sans cession générale de réutilisation.
Les dernières études chiffrées montrent que le nombre de victimes de traite des êtres humains est en augmentation. Face à ce constat, le Défenseur des droits publie le 16 juillet 2026 un rapport pour mieux protéger les mineurs victimes de traite des êtres humaines. Ce rapport analyse les défaillances persistantes du système français dans l'identification, la protection et la prise en charge des mineurs victimes ou potentiellement victimes de traite, en particulier les mineurs non accompagnés (MNA). Il s'appuie sur l'analyse détaillée de situations concrètes pour illustrer les manquements des services interpellateurs, de l'aide sociale à l'enfance (ASE) et de la justice et formule un certain nombre de recommandations pour une meilleure prise en compte de la traite des êtres humains par les différents acteurs du service public de la justice.
La précarité et la vulnérabilité dans lesquelles sont placées les victimes de traite des êtres humains (TEH), en font un sujet complexe à appréhender. L’emprise des réseaux, des individus qui les exploitent limitent en effet les possibilités pour celles-ci de se reconnaître comme victimes et de solliciter de l’aide. L'invisibilité et la vulnérabilité des victimes sont en outre accentuées lorsqu’elles sont ressortissantes étrangères, au regard des enjeux autour du droit au séjour.
Parmi les victimes de TEH, les mineurs font partie des plus vulnérables et doivent à ce titre être considérés comme une catégorie particulière parmi les potentielles victimes.
En effet, l’absence de protection, l’absence d’informations sur leurs droits et l’emprise subie par les mineurs potentiellement victimes de TEH jouent un rôle considérable dans leur capacité ou leur incapacité à se reconnaître, à se définir comme victime. Il est donc illusoire de penser qu’un mineur se déclarera spontanément victime de TEH.
Tenant compte de cette difficulté, le droit international et européen impose aux États parties des obligations positives de protection des potentielles victimes mais également de repérage et d’enquête dès lors que des indicateurs de TEH sont présents.
Pourtant, le Défenseur des droits constate que les mineurs demeurent aujourd’hui l’angle mort des politiques publiques de lutte contre la TEH en France.
Fin du texte officiel repris
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