Réinventer la filière Freizh

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 2 octobre 2026.
L'essentiel
- En dix ans, face à l'épuisement des sols, la production a diminué de 40 %.
- Installé depuis 2019 sur l’exploitation familiale à Loperhet, dans le Finistère, Pierrick L’Eost illustre cette renaissance.
- Une production sous serre menée depuis plusieurs générations : son grand-père avait construit ses premiers bâtiments en 1968, avant de se spécialiser dans la tomate.
- En 2012, toute l'exploitation était convertie.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).
Texte officiel intégral
Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.
En Bretagne, la fraise est une histoire de résilience. Après son âge d’or au début des années 1940, où la presqu’île de Plougastel, dans le Finistère, assurait le quart de la production française, le déclin. En dix ans, face à l'épuisement des sols, la production a diminué de 40 %. Mais la filière connaît depuis une vingtaine d'années un nouvel essor, porté par des producteurs qui misent sur un avantage concurrentiel : l’innovation variétale.
Installé depuis 2019 sur l’exploitation familiale à Loperhet, dans le Finistère, Pierrick L’Eost illustre cette renaissance. Il cultive aujourd'hui près de trois hectares de fraises. Une production sous serre menée depuis plusieurs générations : son grand-père avait construit ses premiers bâtiments en 1968, avant de se spécialiser dans la tomate. Au début des années 2000, son père amorçait progressivement la reconversion vers la fraise. « Les serres étaient devenues moins adaptées à la tomate, mais idéales pour la fraise », raconte-t-il. En 2012, toute l'exploitation était convertie.
La fraise bretonne a retrouvé un nouveau souffle grâce aux cultures hors-sol.
Cette évolution accompagne celle de toute une filière. Après avoir presque disparu dans les années 1980, la production bretonne a retrouvé un nouveau souffle grâce aux cultures hors-sol. Un schéma de production qui s’accorde au climat breton ; les températures océaniques, plus stables, permettent de prolonger la cueillette jusqu'au milieu de l'été. « Notre faible amplitude thermique favorise la qualité des fruits. La fraise supporte mal les fortes chaleurs. Ici, elle exprime pleinement son potentiel », reconnaît Pierrick L’Eost.
La filière continue de se réinventer. Elle mise notamment sur l’innovation variétale pour combler les creux de production. Cette année, la coopérative maraîchère de la région brestoise, Savéol, a lancé la Floriguette, une variété « 100 % française » issue d’un centre d’innovation national, développée après plusieurs années d'expérimentation. L’avenir de la fraise en Bretagne ? Les producteurs l’envisagent avec optimisme. « Même avec le changement climatique, notre région restera très propice à cette culture, plus que d’autres, assure Pierrick L’Eost. C’est un enjeu majeur de souveraineté alimentaire. »
Plan de souveraineté fruits et légumes : produire davantage en France
Annoncé en 2023, ce plan part d'un constat : aujourd'hui, la moitié des fruits et légumes consommés dans le pays sont issus de l'importation. Il fixe un cap clair : gagner cinq points de souveraineté en fruits et légumes dès 2030, puis 10 points à horizon 2035. Il s'appuie notamment sur le plan France 2030 pour accompagner la modernisation des exploitations, favoriser l'achat d'agroéquipements innovants, soutenir la recherche et renforcer la résilience des vergers et des serres.
Fin du texte officiel repris
Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/reinventer-la-filiere-freizh
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