Catherine Vautrin annonce ses priorités pour la protection de l’enfance et s’appuiera sur le travail des parlementaires

Ministère des Solidarités — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 9 avril 2025.
L'essentiel
- Avec près de 380 000 enfants concernés et malgré 10 milliards d’euros consacrés chaque année par les départements, la protection de l’enfance traverse une crise structurelle.
- Continuer de consacrer la contractualisation entre l’État et les départements (120 M€ en 2025) à la prévention.
- Créer les conditions d’une gouvernance locale rénovée pour garantir cette mise en œuvre, en particulier en accélérant le déploiement des comités départementaux de la protection de l’enfance dès 2026.
- Ouvrir 25 nouvelles unités d'accueil pédiatrique enfants en danger ( UAPED) en 2025, pour garantir un accueil adapté des enfants victimes de violences partout sur le territoire.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère des Solidarités, Licence Ouverte / Etalab 2.0).
Texte officiel intégral
Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère des Solidarités, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.
La ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Catherine Vautrin, salue l’engagement et la qualité du travail réalisé par la commission d’enquête parlementaire sur les manquements de la politique publique de protection de l’enfance.
Le rapport de la commission d’enquête constitue une contribution majeure à la refondation indispensable de notre politique de protection de l’enfance. Le Gouvernement s’appuiera pleinement sur ces propositions pour mettre en œuvre une action résolue, au service des enfants les plus vulnérables.
Une crise structurelle qui appelle une refondation complète
Avec près de 380 000 enfants concernés et malgré 10 milliards d’euros consacrés chaque année par les départements, la protection de l’enfance traverse une crise structurelle. Malgré les ambitions de la loi « Taquet », les objectifs fixés ne sont pas atteints. Catherine Vautrin porte aujourd’hui un plan de refondation de l’aide sociale à l’enfance autour de sept priorités, fondées sur les besoins des enfants et élaborées en concertation avec les acteurs de terrain.
Le plan de refondation repose sur les sept leviers et ambitions suivantes :
- Prévenir et éviter le placement chaque fois que possible Renforcer la prévention dès la périnatalité avec des dispositifs de détection et un accompagnement précoce au domicile.
- Mettre en place un plan de soutien à la parentalité ciblé sur les situations de vulnérabilité sociale et familiale, apportant des solutions telles que des lieux de répit temporaires, des centres parentaux, des consultations parentales.
- Continuer de consacrer la contractualisation entre l’État et les départements (120 M€ en 2025) à la prévention.
- Grandir dans un cadre familial et stable Revoir les conditions d’adoption pour faciliter l’adoption des enfants sans réelle possibilité de retour en famille ni maintien de liens familiaux.
- Diversifier et augmenter les solutions d’accueil à caractère familial, avec un plan d’attractivité des métiers et la possibilité pour les assistants familiaux de cumuler un autre emploi, ainsi que par un plus large recours aux tiers de confiance, à l’accueil durable et bénévole.
- Transformer progressivement les pouponnières en lieux de placement temporaire, avec des normes d’encadrement actualisées.
- Créer les conditions d’une gouvernance locale rénovée pour garantir cette mise en œuvre, en particulier en accélérant le déploiement des comités départementaux de la protection de l’enfance dès 2026.
- Grandir en bonne santé Créer les conditions de la mise en place systématique d’un bilan psychique et somatique à l’entrée dans l’ASE, pour un diagnostic complet dès les premiers jours.
- Déployer et généraliser des parcours de soins coordonnés pour un accompagnement global de la santé.
- Créer deux premiers centres d’appui à l’enfance (Île-de-France et Hauts-de-France) sous la conduite du Pr Céline Greco.
- Ouvrir 25 nouvelles unités d'accueil pédiatrique enfants en danger ( UAPED) en 2025, pour garantir un accueil adapté des enfants victimes de violences partout sur le territoire.
- Grandir dans un endroit adapté à ses besoins – enfants en double vulnérabilité Garantir une prise en charge adaptée à chaque situation notamment en mobilisant le plan « 50 000 solutions ».
- Ouvrir le champ des possibles par l’éducation Avec l’éducation nationale, renforcer le lien école–ASE, pour une scolarité protégée.
- Mobiliser les entreprises pour des actions concrètes : stages, mentorat, présentation des métiers, accès à la culture.
- Préparer à l’âge adulte pour réussir son insertion et ses projets Faciliter l’accès aux études supérieures, à la formation et à l’emploi, notamment grâce au soutien des entreprises engagées (bourses, stages, parrainage).
- Accompagner l’accès au logement et à l’autonomie, avec un dossier numérique, du parrainage, et des dispositifs d’accompagnement individualisés.
- Redéfinir les conditions d’allocation du pécule pour le rendre plus universel et automatique.
- Retravailler avec les départements la prise en charge des MNA (mineurs non accompagnés), avec une meilleure évaluation de la minorité.
- Renforcer les contrôles, ainsi que la présence de l’État au niveau local, pour garantir l’égalité de traitement et la sécurité sur l’ensemble du territoire.
Le Gouvernement mènera ce travail en concertation avec l’ensemble des acteurs de la protection de l’enfance et en premier lieu les départements.
Dispositif d’honorabilité : pour des accueils sécurisés
Depuis septembre 2024, le dispositif d’honorabilité prévu par la loi « Taquet » est déployé dans six départements pilotes. Il a permis d’identifier 435 profils à risque parmi 93 000 demandes. Ce dispositif a été élargi à 23 nouveaux départements en mars 2025, et sera généralisé à l’automne.
Prolongation de la CIIVISE : un soutien renouvelé
Le Gouvernement a décidé de la prolongation de la CIIVISE jusqu’en octobre 2026. Il a donné un avis favorable immédiat à 9 des 15 propositions, dont la généralisation des cellules de signalement, la formation systématique des professionnels et le déploiement des structures adaptées comme les UAPED.
« Nous ne pouvons plus tolérer l’échec de nos politiques envers les enfants les plus fragiles. Il est de notre responsabilité collective de leur garantir un avenir digne, stable et protecteur. Le meilleur placement est celui qu’on évite grâce à la prévention. Et quand il est nécessaire, chaque enfant doit pouvoir grandir dans un cadre familial et bienveillant. J’ai décidé de m’impliquer personnellement : la protection de l’enfance n’est pas une variable d’ajustement, c’est une priorité. C’est par une action déterminée, partagée avec les départements, que nous construirons cette deuxième chance que chaque enfant mérite. » Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles
Fin du texte officiel repris
Source :Ministère des Solidarités, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://solidarites.gouv.fr/catherine-vautrin-annonce-ses-priorites-pour-la-protection-de-lenfance-et-sappuiera-sur-le-travail-des-parlementaires
Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.
Sources
Sujets liés
Comment ce sujet a-t-il été constitué ?
Les publications des sources suivies sur la rubrique Santé sont dédoublonnées par empreinte de titre sur une fenêtre de 72 heures, puis regroupées lorsqu'elles couvrent le même événement. Le compteur indique combien d'émetteurs distincts l'ont traité.
Le texte encadré plus haut est le corps de la publication de Ministère des Solidarités, repris dans son intégralité et sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 sous laquelle cet organisme diffuse ses informations concède « un droit non exclusif et gratuit de libre réutilisation », dont celui « de la communiquer, la reproduire, la copier » et « de l'exploiter à titre commercial », sous la seule réserve d'en « mentionner la paternité » — la source et la date de dernière mise à jour, portées en tête et en pied du texte, avec le lien vers l'original. La mise en page — chapô détaché, intertitres, sommaire — est de fildactu.fr ; les mots sont ceux de l'émetteur, et pas un n'a été ajouté, retiré ni reformulé. Pour la presse et pour toute source sans autorisation vérifiée, fildactu.fr ne conserve que le titre tel que publié, le nom de l'éditeur, le lien d'origine et la date.