Autoconsommation photovoltaïque : démarches, aides et tarifs
Quelles démarches et quelles aides pour une installation photovoltaïque en autoconsommation ?
Poser des panneaux suppose une déclaration préalable en mairie puis une demande de raccordement à Enedis. Depuis le 5 juin 2026, la prime à l'investissement est supprimée et le surplus est racheté 1,1 centime par kWh, uniquement pendant les heures où le prix de gros est positif.
À retenir
- L'arrêté du 1er juin 2026 supprime la prime à l'investissement et fixe un tarif d'achat unique du surplus de 11 euros par MWh, versé seulement pendant les pas de temps de prix spot positif.
- Le tarif applicable est celui du trimestre de la demande complète de raccordement, pas celui de la mise en service ; le contrat d'achat dure 20 ans.
- Le tarif du surplus pour une installation de 9 kWc au plus est passé de 12,69 centimes par kWh début 2025 à 4 centimes le 28 mars 2025, puis à 1,1 centime le 5 juin 2026.
- La TVA est de 5,5 % depuis le 1er octobre 2025 pour les installations d'au plus 9 kWc respectant quatre critères techniques, contre 10 % sinon.
- Le facteur de charge solaire s'est étagé en 2025 de 10,92 % en Île-de-France à 14,87 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Quelles autorisations faut-il obtenir avant de poser des panneaux ?
Une installation photovoltaïque en toiture modifie l'aspect extérieur du bâtiment. Elle relève donc d'une déclaration préalable de travaux déposée en mairie, en application de l'article R*421-17 du code de l'urbanisme. Si les panneaux sont posés lors de la construction d'une maison, ils doivent figurer dans la demande de permis de construire.
Le plan local d'urbanisme peut imposer des contraintes supplémentaires : couleur de toiture, implantation, interdiction en secteur protégé. La mairie est le seul interlocuteur capable de les indiquer avant le dépôt du dossier.
Le recours à un professionnel reconnu garant de l'environnement n'est pas une obligation légale pour poser des panneaux. Il l'était en revanche pour percevoir la prime à l'investissement tant que celle-ci existait. Un annuaire officiel permet de vérifier la qualification d'une entreprise.
Le cas de l'autoconsommation totale, sans revente
Un producteur qui consomme la totalité de sa production et n'injecte rien sur le réseau ne signe pas de contrat d'achat. Il doit en revanche conclure une convention d'autoconsommation sans injection avec le gestionnaire de réseau. Cette convention sécurise l'installation et prévient toute injection accidentelle. La mise en service intervient après sa réception signée.
Ce schéma suppose un dispositif de bridage, l'installation devant être dimensionnée pour que la production ne dépasse pas les besoins du logement. Il évite en contrepartie toute démarche liée à la vente.
Comment se déroule le raccordement au réseau ?
Pour vendre le surplus, il faut déposer une demande de raccordement auprès du gestionnaire de réseau de distribution. Cette demande peut être faite par le particulier ou par son installateur. Elle est payante, son coût dépendant des caractéristiques de l'installation.
La date de cette demande, lorsqu'elle est complète, détermine le niveau de soutien pour toute la durée du contrat. La Commission de régulation de l'énergie le rappelle dans sa foire aux questions sur les guichets ouverts : les dates de raccordement et de mise en service n'ont aucun effet sur le tarif. Un dossier déposé le 4 juin 2026 et un dossier déposé le 5 juin 2026 ne relèvent pas du même barème.
- Déclaration préalable de travauxAvant le début des travauxDépôt en mairie ; permis de construire si l'installation accompagne une construction neuve
- Choix de l'installateurAvant signature du devisQualification RGE vérifiable dans l'annuaire officiel des professionnels
- Demande complète de raccordementÉtape déterminante pour le tarifVaut demande de contrat d'achat et fixe le trimestre tarifaire applicable
- Proposition de raccordement et contrat d'accèsAprès instruction du dossierAcceptation de la proposition, puis signature du contrat d'accès au réseau et d'exploitation
- Pose des compteurs et mise en serviceAprès travaux de raccordementUn compteur de production et un compteur de consommation communicants
- Contrat d'obligation d'achat20 ans à compter de la mise en serviceLe cocontractant est tenu d'acheter le surplus injecté
Procédure applicable aux installations sur bâtiment en France métropolitaine continentale.Source : Service Public et Commission de régulation de l'énergie.
| Étape | Délai | Détail |
|---|---|---|
| Déclaration préalable de travaux | Avant le début des travaux | Dépôt en mairie ; permis de construire si l'installation accompagne une construction neuve |
| Choix de l'installateur | Avant signature du devis | Qualification RGE vérifiable dans l'annuaire officiel des professionnels |
| Demande complète de raccordement | Étape déterminante pour le tarif | Vaut demande de contrat d'achat et fixe le trimestre tarifaire applicable |
| Proposition de raccordement et contrat d'accès | Après instruction du dossier | Acceptation de la proposition, puis signature du contrat d'accès au réseau et d'exploitation |
| Pose des compteurs et mise en service | Après travaux de raccordement | Un compteur de production et un compteur de consommation communicants |
| Contrat d'obligation d'achat | 20 ans à compter de la mise en service | Le cocontractant est tenu d'acheter le surplus injecté |
Deux compteurs communicants sont installés : l'un mesure toute l'électricité produite et sert à calculer ce qui est vendu, l'autre suit la consommation soutirée sur le réseau. Le producteur doit par ailleurs souscrire une assurance de responsabilité civile pour son installation, en général par avenant au contrat d'assurance habitation.
Le coût du raccordement lui-même va changer. La Commission de régulation de l'énergie a approuvé le 3 août 2026 un nouveau barème de raccordement présenté par Enedis, fondé sur les coûts constatés en 2023 et 2024. Ce barème entre en vigueur trois mois après son approbation, soit le 28 octobre 2026. Il réduit le nombre de cas facturés sur devis au cas par cas.
La prime à l'autoconsommation existe-t-elle encore ?
Non pour les nouvelles demandes. L'arrêté du 1er juin 2026 a modifié l'arrêté tarifaire du 6 octobre 2021 et supprimé les primes à l'investissement. Les installations dont la demande complète de raccordement est déposée depuis le 5 juin 2026 ne perçoivent plus aucune prime.
Cette suppression clôt une décrue de deux ans. La prime pour une installation de 3 kWc au plus culminait à 0,51 euro par watt-crête pour les demandes déposées entre le 1er mai et le 31 juillet 2023. Elle était retombée à 0,22 euro fin 2024, puis à 0,21 euro début 2025, avant de chuter à 0,08 euro le 28 mars 2025 sous l'effet d'un premier arrêté modificatif, celui du 26 mars 2025.
Pour une installation de 3 à 9 kWc, la trajectoire est la même : 0,38 euro par watt-crête au printemps 2023, 0,16 euro fin 2024, 0,08 euro à partir du 28 mars 2025, plus rien depuis le 5 juin 2026. Rapportée à une installation de 6 kWc, la prime de 2023 représentait 2 280 euros, celle de mars 2025 480 euros.
Ce que la réforme cherche à obtenir
La veille juridique de la Commission de régulation de l'énergie indique que l'arrêté du 1er juin 2026 « adapte les conditions de soutien afin de réorienter le soutien aux installations photovoltaïques vers l'autoconsommation », en cohérence avec la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie.
Le même texte supprime la possibilité d'opter pour une vente en totalité sur le segment de 9 à 100 kWc. Cette option avait déjà disparu pour les installations d'au plus 9 kWc avec l'arrêté du 26 mars 2025. Le soutien public ne finance donc plus une installation destinée à injecter toute sa production : il n'accompagne plus que l'autoconsommation, le surplus étant traité comme un résidu.
À combien le surplus est-il racheté et comment ce tarif évolue-t-il ?
Le tarif d'achat unique du surplus s'établit à 11 euros par MWh, soit 1,1 centime d'euro par kWh, pour les demandes déposées depuis le 5 juin 2026. Il ne couvre pas toutes les heures : il n'est versé que pendant les pas de temps où le prix spot de l'électricité est positif.
La rupture est brutale au regard des niveaux antérieurs. Le tarif du surplus pour une installation d'au plus 9 kWc valait 10 centimes par kWh à l'ouverture du guichet en octobre 2021, avait culminé à 13,39 centimes au printemps 2023, et se tenait encore à 12,69 centimes pour les demandes déposées entre le 1er novembre 2024 et le 27 mars 2025. Il est tombé à 4 centimes le 28 mars 2025, puis à 1,1 centime le 5 juin 2026.
| Période de la demande complète de raccordement | Tarif du surplus, 0 à 9 kWc | Prime, 0 à 3 kWc | Prime, 3 à 9 kWc |
|---|---|---|---|
| 9 octobre 2021 au 31 juillet 2022 | 10 c€/kWh | 0,38 €/Wc | 0,29 €/Wc |
| 1er mai au 31 juillet 2023 | 13,39 c€/kWh | 0,51 €/Wc | 0,38 €/Wc |
| 1er novembre 2024 au 31 janvier 2025 | 12,69 c€/kWh | 0,22 €/Wc | 0,16 €/Wc |
| 1er février au 27 mars 2025 | 12,69 c€/kWh | 0,21 €/Wc | 0,16 €/Wc |
| 28 mars 2025 au 4 juin 2026 | 4 c€/kWh | 0,08 €/Wc | 0,08 €/Wc |
| À partir du 5 juin 2026 | 1,1 c€/kWh | Supprimée | Supprimée |
En centimes d'euro par kWh, selon la date de la demande complète de raccordement. Valeurs issues du fichier des barèmes publié en données ouvertes par la CRE.Source : CRE, arrêtés tarifaires photovoltaïques en métropole.
| Période | Valeur |
|---|---|
| 9 oct. 2021 | 10 c€/kWh |
| 1er nov. 2022 | 12,5 c€/kWh |
| 1er févr. 2023 | 13,1 c€/kWh |
| 1er mai 2023 | 13,4 c€/kWh |
| 1er nov. 2023 | 13 c€/kWh |
| 1er mai 2024 | 13,0 c€/kWh |
| 1er nov. 2024 | 12,7 c€/kWh |
| 28 mars 2025 | 4 c€/kWh |
| 1er avr. 2026 | 4 c€/kWh |
| 5 juin 2026 | 1,10 c€/kWh |
Le rythme des révisions
Les niveaux de soutien sont publiés chaque trimestre par la Commission de régulation de l'énergie, qui ne dispose d'aucun pouvoir d'appréciation : elle applique les formules des arrêtés ministériels. Le découpage a changé le 28 mars 2025. Avant cette date, les trimestres tarifaires étaient décalés d'un mois par rapport aux trimestres civils, de février à avril, de mai à juillet, d'août à octobre, de novembre à janvier. Depuis, ils coïncident avec les trimestres civils.
Ces révisions trimestrielles ne s'appliquent qu'aux nouvelles demandes. Un contrat en cours conserve son tarif initial, indexé chaque année à la date anniversaire, à hauteur de 20 % de sa valeur, pour tenir compte de l'évolution des charges d'exploitation. Cette indexation peut jouer à la hausse comme à la baisse.
Le régulateur souligne enfin que les tarifs d'achat ne dépendent pas du prix de fourniture de l'électricité, mais des coûts complets de la filière photovoltaïque. En revanche, la rentabilité d'un projet en autoconsommation, elle, dépend directement du prix de fourniture : plus le kWh soutiré est cher, plus le kWh autoconsommé fait économiser.
Une souplesse a par ailleurs disparu. Jusqu'à l'arrêté du 26 mars 2025, un producteur d'au plus 100 kWc pouvait demander à se voir appliquer le tarif d'un trimestre postérieur à celui de sa demande, dans une limite fixée par rapport à la date d'achèvement de l'installation. Cette faculté a été retirée. Le trimestre de la demande complète de raccordement est désormais le seul qui compte.
Les segments qui ne relèvent plus du guichet ouvert
Le guichet ouvert du barème métropolitain ne couvre plus tout. Depuis l'ouverture de la première période de l'appel d'offres consacré au petit photovoltaïque sur bâtiment, le 22 septembre 2025, le segment de 100 à 500 kWc n'est plus soutenu par l'arrêté du 6 octobre 2021. Ces projets passent par un appel d'offres et un complément de rémunération, pas par un tarif d'achat publié.
Les zones non interconnectées relèvent d'un texte distinct, l'arrêté du 5 janvier 2024. Les tarifs y sont définis territoire par territoire, pour la Corse, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, Mayotte, La Réunion, Wallis-et-Futuna, Saint-Pierre-et-Miquelon et les îles du Ponant. Les trimestres tarifaires y restent décalés d'un mois par rapport aux trimestres civils, contrairement à la métropole depuis mars 2025.
Quelle fiscalité s'applique à une installation résidentielle ?
Deux impôts entrent en jeu : la TVA à l'achat, l'impôt sur le revenu sur les recettes de vente. Les deux obéissent à des seuils de puissance distincts, ce qui est une source fréquente de confusion.
Depuis le 1er octobre 2025, la TVA est de 5,5 % au lieu de 10 % pour les installations remplissant quatre conditions cumulatives portant sur la puissance, l'empreinte carbone des panneaux, leur teneur en métaux lourds et la présence d'un système de gestion de l'énergie. Si l'une des conditions manque, le taux reste de 10 %.
| Sujet | Règle | Conditions |
|---|---|---|
| TVA sur l'achat et la pose | 5,5 % depuis le 1er octobre 2025 | Puissance d'au plus 9 kWc, empreinte carbone inférieure à 530 kgCO2eq/kWc, argent inférieur à 14 mg/W, plomb inférieur à 0,1 %, cadmium inférieur à 0,01 %, et système de gestion de l'énergie intégré |
| TVA à défaut | 10 % | Dès qu'une des conditions ci-dessus n'est pas remplie |
| Impôt sur le revenu | Exonération des recettes de vente | Puissance d'au plus 3 kWc, deux points de raccordement au plus, électricité non utilisée pour une activité professionnelle |
| Impôt sur le revenu | Imposition en bénéfices industriels et commerciaux | Dès qu'une des trois conditions d'exonération n'est pas remplie |
| Acheminement | Tarif d'acheminement des producteurs, payé chaque année | Vente du surplus sur le réseau |
Le seuil de 9 kWc de la TVA correspond, selon Service Public, à environ vingt-cinq panneaux. Le seuil de 3 kWc de l'exonération d'impôt sur le revenu est trois fois plus bas : une installation de 6 kWc bénéficie du taux réduit de TVA mais pas de l'exonération, et ses recettes de vente doivent être déclarées en bénéfices industriels et commerciaux.
Avec un tarif de surplus ramené à 1,1 centime par kWh, l'enjeu fiscal de la vente devient faible en valeur absolue. L'obligation déclarative subsiste néanmoins dès que l'une des trois conditions d'exonération n'est pas remplie.
Combien produit une installation selon la région ?
Le tarif d'achat est identique partout en métropole continentale, mais la production ne l'est pas. Le facteur de charge, rapport entre l'électricité effectivement produite et celle qui le serait à puissance maximale sur toute la période, est publié chaque année par région en données ouvertes.
En 2025, il s'est étagé de 10,92 % en Île-de-France à 14,87 % en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Rapportés aux 8 760 heures d'une année, ces taux correspondent à environ 957 kWh par kWc installé dans le premier cas et 1 303 kWh dans le second, soit un écart de 36 %.
En pourcentage. Rapport entre la production réalisée et la production théorique à puissance maximale sur l'année.Source : Open Data Réseaux Énergies, jeu de données publié sur data.gouv.fr.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 14,9 % |
| Occitanie | 14,1 % |
| Nouvelle-Aquitaine | 13,8 % |
| Grand Est | 13,6 % |
| Pays de la Loire | 13,6 % |
| Bourgogne-Franche-Comté | 13,4 % |
| Centre-Val de Loire | 13,2 % |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 13,0 % |
| Corse | 12,8 % |
| Bretagne | 12,8 % |
| Normandie | 12,4 % |
| Hauts-de-France | 11,7 % |
| Île-de-France | 10,9 % |
| Région | Facteur de charge 2025 | Équivalent en kWh par kWc et par an | Parc installé |
|---|---|---|---|
| Provence-Alpes-Côte d'Azur | 14,87 % | 1 303 kWh | 2 849 MW |
| Occitanie | 14,13 % | 1 238 kWh | 5 147 MW |
| Nouvelle-Aquitaine | 13,81 % | 1 210 kWh | 6 782 MW |
| Grand Est | 13,60 % | 1 191 kWh | 2 602 MW |
| Auvergne-Rhône-Alpes | 12,99 % | 1 138 kWh | 3 836 MW |
| Bretagne | 12,76 % | 1 118 kWh | 1 061 MW |
| Hauts-de-France | 11,73 % | 1 028 kWh | 1 052 MW |
| Île-de-France | 10,92 % | 957 kWh | 523 MW |
Le classement par facteur de charge ne recoupe pas celui du parc installé. La Nouvelle-Aquitaine concentre 6 782 MW, soit le premier parc régional, devant l'Occitanie avec 5 147 MW, alors que la Provence-Alpes-Côte d'Azur, région la plus productive au kWc, n'en compte que 2 849. L'Île-de-France ferme la marche des régions métropolitaines continentales avec 523 MW.
L'Agence de la transition écologique traduit cet écart en coût : le prix de revient du kWh produit dans le nord de la France est supérieur de 40 % à celui du kWh produit dans le sud, pour une installation identique. Ce différentiel géographique n'a jamais été compensé par le barème, qui est national.
Le parc photovoltaïque français atteignait 30 436 MW au 31 décembre 2025, toutes régions métropolitaines confondues. La programmation pluriannuelle de l'énergie retient un objectif d'au moins 55 GW en 2035, ce qui suppose un rythme de raccordement supérieur à celui des dernières années.
Questions fréquentes
Un contrat signé avant juin 2026 est-il affecté par la baisse du tarif ?
Non. Le tarif d'un contrat d'obligation d'achat est celui du trimestre tarifaire de la demande complète de raccordement, et il vaut pour les vingt ans du contrat. Seule s'y applique l'indexation annuelle à la date anniversaire, à hauteur de 20 % de la valeur du tarif.
Faut-il déclarer une installation en autoconsommation totale ?
Oui. La déclaration préalable de travaux en mairie reste obligatoire, car l'aspect extérieur du bâtiment est modifié. Il faut en outre signer une convention d'autoconsommation sans injection avec le gestionnaire de réseau, qui conditionne la mise en service.
Que devient l'installation à la fin du contrat de vingt ans ?
Deux voies sont ouvertes : autoconsommer la totalité de la production, ce qui peut supposer d'adapter le schéma de raccordement, ou contractualiser avec un acheteur pour l'électricité injectée. Aucune obligation d'achat publique ne prend le relais à l'échéance.
Le tarif annoncé par l'installateur peut-il différer de celui appliqué ?
Oui, et c'est un motif fréquent de litige. Le niveau de soutien est fixé par les arrêtés ministériels et publié chaque trimestre par le régulateur. Il dépend de la date de la demande complète de raccordement. Un devis établi un trimestre plus tôt peut mentionner un tarif qui ne s'appliquera pas.
Peut-on remplacer des panneaux en cours de contrat ?
L'article 7 de l'arrêté tarifaire ne permet pas le remplacement des panneaux. Des courriers d'instruction ont autorisé des remplacements sous conditions, notamment après destruction. La question relève du cocontractant chargé de l'obligation d'achat.
Le taux réduit de TVA s'applique-t-il aux kits à brancher ?
Les conditions du taux de 5,5 % portent sur la puissance, l'empreinte carbone des panneaux, leur teneur en argent, plomb et cadmium, et la présence d'un système de gestion de l'énergie. Un équipement qui ne remplit pas ces quatre conditions relève du taux de 10 %.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Arrêtés tarifaires photovoltaïques en métropole, fichier « Tarifs Métropole S21 »
- Foire aux questions sur les guichets ouverts photovoltaïques, mise à jour février 2026
- L'énergie du droit, veille juridique numéro 97
- Autoconsommation
- La CRE approuve le nouveau barème de raccordement d'Enedis
- Obtenir de l'électricité avec des panneaux solaires (panneaux photovoltaïques)
- Faut-il une autorisation d'urbanisme pour poser des panneaux solaires sur un toit ?
- Facteurs de charge et taux de couverture régionaux annuels des énergies renouvelables, 2014 à 2025
- Parc régional annuel de production éolien et solaire
- Tout comprendre : l'électricité photovoltaïque
Dossier de référence — production automatisée vérifiée
Ce dossier est un texte original produit par un traitement automatisé, à partir des seules publications officielles listées ci-dessus. Il n'est relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction humaine. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil médical, ni un conseil en investissement.
Le procédé est décrit sur la page Méthode. Une erreur, un barème périmé ? Signaler.
L'actualité sur ce thème
- Déplacement de Mathieu Lefèvre à Béthune (62) - Lundi 24 août 2026
- Bison futé pour le week-end du vendredi 7 au lundi 10 août 2026
- Prévisions et recommandations Bison futé pour le week-end du vendredi 14 au lundi 17 août 2026
- Le Gouvernement ouvre la voie à l'homologation des premiers robots de livraison autonome en France
- Catherine Chabaud se rendra en Irlande du mardi 28 au mercredi 29 juillet 2026