Gaz naturel : vivre sans tarif réglementé et choisir son offre
Comment choisir une offre de gaz naturel depuis la fin des tarifs réglementés ?
Les tarifs réglementés de vente de gaz ont disparu le 30 juin 2023 pour les particuliers. La Commission de régulation de l'énergie publie chaque mois un prix repère indicatif : 172,05 euros par MWh toutes taxes comprises pour septembre 2026. Chaque ménage souscrit une offre de marché, résiliable à tout moment et sans frais.
À retenir
- Les tarifs réglementés de vente de gaz naturel ont pris fin le 30 juin 2023 pour les consommateurs domestiques et les copropriétés consommant moins de 150 000 kWh par an, en application de l'article 63 de la loi du 8 novembre 2019.
- Le prix repère de vente de gaz publié par la Commission de régulation de l'énergie s'établit à 172,05 euros par MWh toutes taxes comprises pour septembre 2026. Il est indicatif : aucun fournisseur n'est tenu de l'appliquer.
- Au 31 mars 2026, 10,31 millions de sites résidentiels étaient alimentés en gaz naturel, dont 47,2 % par un fournisseur alternatif.
- Le changement de fournisseur est gratuit, sans coupure et sans durée d'engagement : le nouveau fournisseur résilie l'ancien contrat.
- Le médiateur national de l'énergie a enregistré 28 076 litiges en 2025 et obtenu plus de 10,5 millions d'euros de dédommagements et de remboursements pour les consommateurs.
Pourquoi les tarifs réglementés du gaz ont-ils disparu ?
Pendant des décennies, le prix du gaz naturel pour un ménage français était fixé par l'État, sur proposition de la Commission de régulation de l'énergie, et commercialisé par le fournisseur historique. Ce tarif réglementé de vente n'existe plus. La suppression n'est pas une décision conjoncturelle : elle découle d'une mise en conformité avec le droit européen de l'énergie, qui n'admet des prix administrés que dans des situations limitées.
L'article 63 de la loi n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l'énergie et au climat a organisé l'extinction en deux temps. Les consommateurs non domestiques consommant moins de 30 000 kWh par an ont perdu l'accès au tarif le premier jour du treizième mois suivant la publication de la loi. Les consommateurs domestiques, ainsi que les propriétaires uniques et syndicats de copropriétaires d'immeubles consommant moins de 150 000 kWh par an, l'ont perdu le 30 juin 2023.
Un calendrier assorti d'obligations d'information
Le législateur n'a pas laissé les fournisseurs organiser seuls la transition. La loi impose une information neutre, compréhensible et visible sur les factures, sur les sites internet et par courriers dédiés. Cinq courriers dédiés étaient prévus jusqu'en mars 2023 pour les consommateurs domestiques. Un arrêté du 12 décembre 2019 en fixe le contenu.
Le dispositif est assorti d'une sanction inhabituelle. Un fournisseur qui conserverait plus d'un quart de ses clients au tarif réglementé au-delà des échéances, tout en faisant la promotion du maintien de ce tarif, s'expose à une pénalité pouvant atteindre 200 euros par client concerné. L'objectif était d'empêcher toute rétention de clientèle captive au moment de la bascule.
Environ 2,6 millions de ménages étaient encore au tarif réglementé à la veille de son extinction. Ils ont basculé automatiquement vers une offre de marché de leur fournisseur, sans interruption de fourniture, à charge pour eux de comparer ensuite.
- 8 novembre 2019Loi énergie-climatL'article 63 programme la suppression des tarifs réglementés de vente de gaz naturel.
- 18 avril 2023Décret créant le prix repèreLa Commission de régulation de l'énergie est chargée de publier un prix repère de vente de gaz.
- 30 juin 2023Fin des tarifs réglementésDernier jour d'application pour les particuliers et les copropriétés sous 150 000 kWh par an.
- 30 septembre 2024Engagement de transparenceVingt-quatre fournisseurs nationaux et plus de cinquante fournisseurs locaux s'engagent sur treize bonnes pratiques.
- 1er février 2026Formule définitive du prix repèreLes données du prix repère sont calculées selon la formule issue de la délibération n° 2025-238.
Étapes juridiques de la suppression des tarifs réglementés et mise en place des repères de substitution.Source : Légifrance, Commission de régulation de l'énergie.
| Échéance | Ce qui change |
|---|---|
| 8 novembre 2019 | Loi énergie-climat — L'article 63 programme la suppression des tarifs réglementés de vente de gaz naturel. |
| 18 avril 2023 | Décret créant le prix repère — La Commission de régulation de l'énergie est chargée de publier un prix repère de vente de gaz. |
| 30 juin 2023 | Fin des tarifs réglementés — Dernier jour d'application pour les particuliers et les copropriétés sous 150 000 kWh par an. |
| 30 septembre 2024 | Engagement de transparence — Vingt-quatre fournisseurs nationaux et plus de cinquante fournisseurs locaux s'engagent sur treize bonnes pratiques. |
| 1er février 2026 | Formule définitive du prix repère — Les données du prix repère sont calculées selon la formule issue de la délibération n° 2025-238. |
Qu'est-ce que le prix repère de vente de gaz et comment est-il calculé ?
Pour éviter que la disparition du tarif réglementé ne prive les ménages de tout point de comparaison, la Commission de régulation de l'énergie publie chaque mois un prix repère de vente de gaz. Il estime le coût moyen que supporte un fournisseur pour approvisionner un client résidentiel. Il n'est pas opposable : les fournisseurs construisent librement leurs offres.
Le prix repère se décompose en trois blocs. La fourniture couvre l'approvisionnement en gros, les coûts commerciaux, la prime de risque du fournisseur, sa marge et le coût des certificats d'économies d'énergie. L'acheminement recouvre les tarifs d'utilisation des réseaux de transport, de stockage et de distribution. Les taxes comprennent la contribution tarifaire d'acheminement, l'accise sur le gaz naturel et la TVA.
Une indexation sur les marchés de gros
La part approvisionnement suit une formule connue : 80 % de l'indice mensuel du gaz pour le mois à venir et 20 % de l'indice trimestriel, relevés sur les cotations d'une bourse européenne au cours du mois précédent. C'est ce qui explique la volatilité mensuelle du prix repère. Les coûts hors approvisionnement, eux, sont actualisés trois fois par an.
Cette mécanique se lit dans les publications successives de 2026. Le prix repère a atteint 160,54 euros par MWh toutes taxes comprises au 1er mai, après une hausse de 15,4 % liée à la tension sur les marchés au Moyen-Orient. Il est retombé à 152,86 euros au 1er juin, en baisse de 4,8 %, soit 1,26 euro de moins sur la facture mensuelle moyenne. Il est remonté à 164,21 euros au 1er juillet, en hausse de 7,4 %, soit 2,7 euros de plus.
Valeur moyenne toutes taxes comprises, en euros par MWh. La Commission de régulation de l'énergie publie la valeur du mois suivant vers le 10 de chaque mois.Source : Commission de régulation de l'énergie.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Mai 2026 | 160,5 €/MWh TTC |
| Juin 2026 | 152,9 €/MWh TTC |
| Juillet 2026 | 164,2 €/MWh TTC |
| Septembre 2026 | 172,1 €/MWh TTC |
Deux grilles selon l'usage
Le prix repère n'est pas un chiffre unique. Il se décline par classe de consommation, parce que la part fixe pèse différemment selon que le gaz sert à la cuisson ou au chauffage. La grille publiée le 10 août 2026 pour le mois de septembre distingue deux profils sur la zone de distribution principale.
| Usage | Abonnement annuel TTC | Prix du kWh TTC |
|---|---|---|
| Cuisson et eau chaude | 152,46 € | 0,16757 € |
| Chauffage | 360,79 € | 0,13474 € |
L'écart entre les deux lignes n'est pas une remise consentie aux gros consommateurs : il traduit la structure des coûts de réseau, dont une partie est facturée forfaitairement. Un ménage qui se chauffe au gaz paie un abonnement plus élevé et un kWh moins cher. Comparer deux offres suppose donc de raisonner sur une consommation annuelle réelle, pas sur le seul prix du kWh.
Lire une facture de gaz
La facture reprend la même architecture que le prix repère. Une part fixe correspond à l'abonnement, indépendante de la consommation. Une part variable multiplie le nombre de kWh consommés par le prix unitaire de l'offre. S'y ajoutent les taxes, dont la contribution tarifaire d'acheminement, l'accise sur le gaz naturel et la TVA. La quantité facturée est exprimée en kWh, obtenue en appliquant un coefficient de conversion au volume relevé en mètres cubes.
La plupart des contrats fonctionnent par échéancier : le fournisseur prélève une mensualité calculée sur une consommation estimée, puis régularise après un relevé réel. Un échéancier sous-évalué produit une régularisation lourde en fin de période. Transmettre soi-même un index en cours d'année permet de corriger l'estimation avant qu'elle ne s'accumule, et c'est la mesure de prévention la plus efficace contre les litiges de facturation.
Comment comparer les offres de gaz sans se tromper ?
Trois familles d'offres coexistent. L'offre à prix fixe bloque le prix du kWh pour une durée déterminée, souvent un à trois ans, l'abonnement pouvant néanmoins évoluer. L'offre indexée sur un repère public suit les variations de ce repère, généralement avec un pourcentage de remise. L'offre à prix variable suit une formule propre au fournisseur, souvent adossée aux marchés de gros.
La répartition penche vers l'indexation. Au 31 décembre 2025, 10,34 millions de ménages disposaient d'un contrat de gaz naturel, dont environ 40 % avaient souscrit une offre à prix fixe. Les autres subissent donc directement les mouvements de marché, mois après mois.
La fiche standardisée d'information
Avant la signature, le fournisseur doit remettre une offre écrite dont le contenu est encadré par le code de la consommation. Elle mentionne le prix de l'abonnement et son montant hors taxes, la durée du contrat, les modalités de paiement et de facturation, les coordonnées du gestionnaire de réseau de distribution, ainsi que les niveaux de qualité de service et les compensations prévues s'ils ne sont pas tenus. Le fournisseur doit proposer au moins une option de contrat annuelle, afin de permettre une comparaison homogène.
Depuis le 30 septembre 2024, les fournisseurs se sont en outre engagés devant la Commission de régulation de l'énergie sur treize bonnes pratiques de transparence. Vingt-quatre fournisseurs nationaux et plus de cinquante fournisseurs locaux les ont signées, couvrant 99,2 % des consommateurs résidentiels. Elles portent notamment sur des catégories d'offres normalisées, des fiches descriptives communes, la lisibilité des formules d'évolution de prix, l'alerte du client quand la facture varie au-delà d'un seuil et le devoir de conseil.
Les points à vérifier avant de signer
- La nature du prix : fixe, indexé sur un repère public, ou variable selon une formule propre au fournisseur.
- La durée pendant laquelle le prix est garanti, et ce qui se passe à son terme.
- Le périmètre du blocage : le prix du kWh seul, ou le kWh et l'abonnement.
- L'existence d'une remise limitée dans le temps, qui améliore la première année et non les suivantes.
- Le mode de facturation : sur relevé réel ou sur estimation, avec régularisation annuelle.
- Les frais susceptibles d'être facturés en cours de contrat, notamment les frais du gestionnaire de réseau.
Le médiateur national de l'énergie met à disposition un comparateur public d'offres, accessible depuis le site energie-info.fr. C'est le seul comparateur indépendant des fournisseurs, et il ne perçoit aucune commission sur les souscriptions. Les services publics renvoient également vers cet outil pour identifier les fournisseurs desservant une commune donnée.
Comment changer de fournisseur et que coûte la résiliation ?
Pour un particulier, le changement de fournisseur de gaz est gratuit et n'exige aucune démarche auprès de l'ancien fournisseur. Le nouveau fournisseur se charge de toutes les formalités auprès du gestionnaire de réseau et la résiliation de l'ancien contrat intervient automatiquement à la date d'effet du nouveau. Le compteur reste le même, aucune intervention technique n'est nécessaire, et la fourniture n'est jamais interrompue.
Il n'existe pas de durée d'engagement opposable à un consommateur particulier : il peut changer autant de fois qu'il le souhaite, y compris pour revenir chez un fournisseur qu'il avait quitté. Les seuls frais admissibles sont ceux du gestionnaire de réseau, s'ils étaient annoncés dans l'offre et sont justifiés, par exemple pour un relevé spécial de compteur.
- Relever son profil de consommationAvant comparaisonConsommation annuelle en kWh et numéro de point de comptage et d'estimation, indiqués sur la facture.
- Comparer les offresSans limiteComparateur public du médiateur national de l'énergie, sur la base de la consommation annuelle réelle.
- Souscrire chez le nouveau fournisseurJour de la signatureLa souscription vaut mandat pour résilier l'ancien contrat.
- Exercer ou non son droit de rétractation14 joursQuatorze jours en cas de contrat conclu à distance, par téléphone ou hors établissement commercial.
- Vérifier la facture de clôtureAprès le changementL'ancien fournisseur facture jusqu'à l'index de bascule, sans frais de résiliation.
Procédure pour un consommateur particulier. Aucune démarche n'est à effectuer auprès du fournisseur quitté.Source : Service-public.fr, DGCCRF.
| Étape | Délai | Détail |
|---|---|---|
| Relever son profil de consommation | Avant comparaison | Consommation annuelle en kWh et numéro de point de comptage et d'estimation, indiqués sur la facture. |
| Comparer les offres | Sans limite | Comparateur public du médiateur national de l'énergie, sur la base de la consommation annuelle réelle. |
| Souscrire chez le nouveau fournisseur | Jour de la signature | La souscription vaut mandat pour résilier l'ancien contrat. |
| Exercer ou non son droit de rétractation | 14 jours | Quatorze jours en cas de contrat conclu à distance, par téléphone ou hors établissement commercial. |
| Vérifier la facture de clôture | Après le changement | L'ancien fournisseur facture jusqu'à l'index de bascule, sans frais de résiliation. |
Le cas du déménagement
Un déménagement n'est pas un changement de fournisseur : c'est une résiliation du contrat attaché au logement quitté et une souscription pour le nouveau. Les deux démarches doivent être menées séparément, l'ancien contrat n'étant pas transféré automatiquement. Faute de résiliation, la consommation du logement quitté continue d'être facturée à l'ancien occupant.
Le droit de rétractation
Un contrat conclu par téléphone, sur internet ou hors établissement commercial ouvre un délai de rétractation de quatorze jours. Ce délai est d'ordre public. Il peut être exercé même si la fourniture a commencé, le consommateur restant alors redevable de l'énergie consommée. C'est la protection principale contre une souscription obtenue sous pression lors d'un démarchage.
Que faire en cas de litige avec un fournisseur de gaz ?
La première étape est une réclamation écrite au service client du fournisseur, conservée avec sa preuve d'envoi. Cette étape n'est pas facultative : elle conditionne l'accès au médiateur. La réclamation doit être précise, datée, et rappeler les références du contrat et des factures contestées.
Si le litige n'est pas résolu, le consommateur saisit gratuitement le médiateur national de l'énergie, autorité publique indépendante. La saisine est recevable si la réclamation écrite date de plus de deux mois et de moins d'un an. Le médiateur instruit, puis émet une recommandation écrite adressée aux deux parties.
| Indicateur | Valeur 2025 |
|---|---|
| Litiges enregistrés | 28 076 |
| Demandes de médiation reçues | 10 475 |
| Saisines déclarées recevables | 6 545 |
| Recommandations et accords amiables rendus | 6 812 |
| Dédommagements et remboursements obtenus | Plus de 10,5 millions d'euros |
| Délai moyen de traitement | 86 jours, contre 131 jours en 2024 |
| Taux de suivi des recommandations | 94 % |
La recommandation du médiateur n'est pas une décision de justice : elle ne s'impose pas juridiquement. Son autorité tient à son taux de suivi, de 94 % en 2025, et à la publicité que le médiateur peut donner aux refus. Le consommateur conserve la voie judiciaire si la recommandation n'est pas appliquée.
Les litiges les plus fréquents
Les motifs récurrents portent sur la facturation, les régularisations importantes après une longue période d'estimation, les changements de prix mal notifiés, les contestations de contrat consécutives à un démarchage et les difficultés de résiliation. Un dossier bien préparé comporte l'historique des index, les factures contestées et la copie de la réclamation initiale.
Le médiateur n'est pas le seul recours. Les pratiques commerciales trompeuses, les clauses abusives et les frais facturés sans fondement relèvent de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Un signalement auprès de la direction départementale compétente ne règle pas le cas individuel mais alimente les contrôles menés sur le fournisseur mis en cause.
Le cas des copropriétés chauffées collectivement obéit à une logique différente. Le contrat est signé par le syndicat des copropriétaires, non par chaque occupant, et la consommation est répartie par les charges. Les immeubles consommant moins de 150 000 kWh par an relevaient du tarif réglementé jusqu'au 30 juin 2023 ; ils souscrivent depuis une offre de marché, dont le choix relève de l'assemblée générale.
Qui vend du gaz aux ménages français aujourd'hui ?
La fin du tarif réglementé n'a pas provoqué la disparition du fournisseur historique, mais elle a accéléré le rééquilibrage. Au 31 mars 2026, la Commission de régulation de l'énergie dénombrait 10,31 millions de sites résidentiels alimentés en gaz naturel. Les fournisseurs alternatifs en desservaient 4,87 millions, soit 47,2 %, et les fournisseurs historiques 5,44 millions, soit 52,8 %.
Le mouvement se poursuit trimestre après trimestre. Sur le premier trimestre 2026, les fournisseurs alternatifs ont gagné 15 000 sites résidentiels tandis que les fournisseurs historiques en perdaient 46 000. Le solde négatif traduit aussi le recul du nombre total de logements chauffés au gaz.
| Segment | Nombre de sites | Part |
|---|---|---|
| Fournisseurs historiques | 5,44 millions | 52,8 % |
| Fournisseurs alternatifs | 4,87 millions | 47,2 % |
| Total résidentiel | 10,31 millions | 100 % |
Sur le segment non résidentiel, la bascule est achevée : les fournisseurs alternatifs y détiennent 60,4 % de part de marché, pour 375 000 sites, et le taux de changement de fournisseur atteint 11,2 % sur l'année. Les professionnels changent donc de fournisseur bien plus souvent que les ménages.
Quel que soit le fournisseur retenu, le réseau de distribution reste opéré par le même gestionnaire, GRDF sur l'essentiel du territoire, complété par des entreprises locales de distribution. Le compteur, le raccordement, la relève et le dépannage ne dépendent pas du choix commercial. En cas de fuite ou d'urgence, c'est le gestionnaire de réseau qui intervient, pas le fournisseur.
Questions fréquentes
Le tarif réglementé du gaz peut-il revenir ?
Rien dans le droit en vigueur ne le prévoit. La suppression a été décidée par l'article 63 de la loi du 8 novembre 2019 pour mettre le droit français en conformité avec le droit européen de l'énergie, qui n'admet les prix administrés que dans des cas limités. Le prix repère publié chaque mois par la Commission de régulation de l'énergie n'a qu'une valeur indicative.
Une offre indexée sur le prix repère est-elle plus sûre qu'une offre à prix fixe ?
Non, elle est simplement plus lisible. Une offre indexée suit chaque mois le prix repère, à la hausse comme à la baisse : entre mai et juillet 2026, celui-ci a varié de 160,54 à 152,86 puis 164,21 euros par MWh toutes taxes comprises. Une offre à prix fixe protège d'une hausse mais empêche de profiter d'une baisse.
Que se passe-t-il si mon fournisseur cesse son activité ?
La fourniture n'est pas interrompue. Un dispositif de fournisseur de secours est prévu par le code de l'énergie pour prendre le relais des clients concernés, le temps qu'ils souscrivent une nouvelle offre. Le consommateur reste libre de choisir un autre fournisseur à tout moment, sans frais.
Mon fournisseur peut-il augmenter le prix en cours de contrat ?
Cela dépend de la nature de l'offre. Un prix fixe ne peut évoluer pendant la période garantie, dont il faut vérifier si elle couvre le kWh seul ou aussi l'abonnement. Une offre indexée ou variable évolue selon la formule contractuelle. Toute modification des conditions contractuelles doit être notifiée au consommateur avant son entrée en vigueur, avec possibilité de refuser.
Combien de temps faut-il pour changer de fournisseur ?
La démarche se fait auprès du nouveau fournisseur, qui accomplit toutes les formalités. Le compteur n'est pas remplacé et aucune coupure n'intervient. Si le contrat a été conclu à distance ou hors établissement commercial, un délai de rétractation de quatorze jours s'applique avant que l'engagement ne devienne définitif.
Le médiateur national de l'énergie peut-il obliger un fournisseur à me rembourser ?
Non. Il rend une recommandation, qui n'a pas force exécutoire. Elle est suivie dans 94 % des cas en 2025 et a permis d'obtenir plus de 10,5 millions d'euros de dédommagements et de remboursements cette année-là. En cas de refus, le consommateur peut porter le litige devant le juge.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Prix repère de vente de gaz naturel à destination des clients résidentiels
- Le prix repère de vente de gaz augmente de 7,4 % TTC au 1er juillet 2026
- Le prix repère de vente de gaz baisse de 4,8 % TTC au 1er juin 2026
- Observatoire des marchés de détail du 1er trimestre 2026
- Les fournisseurs d'énergie s'engagent sur treize bonnes pratiques de transparence
- Article 63 de la loi n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l'énergie et au climat
- Arrêté du 12 décembre 2019 relatif à l'information des consommateurs aux tarifs réglementés de vente du gaz naturel
- Fin des tarifs réglementés sur le gaz : comment s'y retrouver dans les offres ?
- Comment choisir un fournisseur d'électricité ou de gaz ?
- Les contrats de gaz et d'électricité : ce que vous devez savoir
- Libre choix du fournisseur
- Rapport annuel 2025 du médiateur national de l'énergie
Dossier de référence — production automatisée vérifiée
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