Bornes de recharge : droit à la prise, aides et obligations
Quels sont les droits et les obligations pour installer une borne de recharge de véhicule électrique ?
L'article L113-16 du code de la construction et de l'habitation interdit au propriétaire du bâtiment ou au syndicat des copropriétaires de s'opposer sans motif sérieux et légitime à l'équipement d'une place de stationnement privative. Le crédit d'impôt de 75 % plafonné à 500 euros par système est supprimé pour les dépenses payées depuis le 1er janvier 2026.
À retenir
- Le droit à la prise repose sur l'article L113-16 du code de la construction et de l'habitation : le propriétaire ou le syndicat des copropriétaires ne peut s'opposer à l'installation sans motif sérieux et légitime.
- Le crédit d'impôt pour l'installation d'un système de charge s'élevait à 75 % de la dépense, plafonné à 500 euros par système. Il est supprimé pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2026.
- Dans un bâtiment résidentiel neuf ou lourdement rénové doté d'un parc de plus de dix emplacements, 100 % des places doivent être pré-équipées ; le taux tombe à 20 % pour un bâtiment non résidentiel.
- Depuis le 1er janvier 2025, un parc de stationnement non résidentiel de plus de vingt emplacements doit disposer d'au moins un point de recharge, avec un point par tranche de vingt emplacements pour les entreprises dépassant les seuils fixés.
- Les données de localisation et les caractéristiques techniques des points de recharge ouverts au public doivent être rendues accessibles à tous les utilisateurs, sous peine de sanction administrative prévue par l'article R353-4-4 du code de l'énergie.
Qu'est-ce que le droit à la prise et qui peut l'invoquer ?
La contrainte principale du véhicule électrique n'est pas le prix de l'énergie : c'est l'accès à un point de recharge à domicile. Un propriétaire de maison individuelle décide seul. Un occupant d'immeuble collectif dépend d'une place de stationnement qui appartient souvent à la copropriété, ou dont il n'est que locataire. Le législateur a donc créé un droit spécifique, communément appelé droit à la prise.
Il figure à l'article L113-16 du code de la construction et de l'habitation. Le texte vise le propriétaire d'un bâtiment doté de places de stationnement d'accès sécurisé à usage privatif ou, en cas de copropriété, le syndicat des copropriétaires représenté par le syndic. Ni l'un ni l'autre « ne peut s'opposer sans motif sérieux et légitime » à l'équipement des places de stationnement d'installations dédiées à la recharge électrique.
Un droit d'initiative, pas une obligation de financement
Le droit à la prise inverse la charge de la décision : le demandeur n'a pas à obtenir un accord, il notifie son projet et l'opposition doit être motivée. En revanche, il n'oblige personne à payer à sa place. L'installation reste aux frais du demandeur, qui supporte les travaux, le raccordement, l'équipement et la consommation. La copropriété n'a pas à financer un ouvrage dont un seul copropriétaire bénéficie.
Cette distinction explique la plupart des malentendus. Un syndic ne peut pas refuser au motif que l'assemblée générale n'a pas voté de budget : il n'y a pas de budget à voter, puisque la dépense est privée. À l'inverse, un occupant ne peut pas exiger que la copropriété engage des travaux collectifs de renforcement électrique à son seul profit.
Qui peut demander
- Le copropriétaire disposant d'une place de stationnement privative dans un parc d'accès sécurisé.
- Le locataire ou l'occupant de bonne foi d'un logement dont le bail comprend une place de stationnement.
- Le titulaire d'un droit de jouissance exclusive sur une place, dès lors que l'accès au parc est sécurisé.
- Le propriétaire bailleur qui souhaite équiper la place attachée au logement qu'il loue.
Le champ est délimité par une condition matérielle : le parc de stationnement doit être d'accès sécurisé et la place à usage privatif. Une place sur la voie publique, un parking ouvert sans contrôle d'accès ou une place non affectée sortent du dispositif. La sécurisation conditionne aussi l'assurance de l'équipement, qui reste à la charge de son propriétaire.
Comment se déroule l'installation d'une borne en copropriété ?
La procédure suit une logique de notification. Le demandeur informe par écrit le propriétaire du bâtiment ou le syndic, en joignant une description technique des travaux et un plan d'installation. Le destinataire dispose d'un délai pour s'opposer, et l'opposition ne peut prospérer que si elle repose sur un motif sérieux et légitime, contrôlable par le juge.
Les motifs classiquement invoqués tiennent à l'impossibilité technique, à la capacité insuffisante du tableau électrique de l'immeuble, à une atteinte à la structure du bâtiment, ou à l'existence d'un projet collectif déjà décidé répondant au même besoin. Un simple désaccord de principe, une préférence pour un autre prestataire ou une crainte générale d'incendie ne suffisent pas.
- Faire établir un devis techniqueAvant notificationDescription de l'installation, tracé du câble, puissance appelée, dispositif de comptage individuel.
- Notifier le projet au syndic ou au propriétairePoint de départCourrier avec accusé de réception, accompagné du descriptif détaillé des travaux.
- Attendre la réponseDélai de réponseL'opposition doit reposer sur un motif sérieux et légitime ; l'absence d'opposition vaut absence d'obstacle.
- Inscription à l'ordre du jour de l'assemblée généraleProchaine assembléeLe syndic informe l'assemblée générale du projet notifié.
- Réaliser les travauxAprès le délai d'oppositionInstallation par un professionnel qualifié, avec comptage individuel de la consommation.
Déroulé de la démarche. L'installation reste financée par le demandeur.Source : Code de la construction et de l'habitation, article L113-16.
| Étape | Délai | Détail |
|---|---|---|
| Faire établir un devis technique | Avant notification | Description de l'installation, tracé du câble, puissance appelée, dispositif de comptage individuel. |
| Notifier le projet au syndic ou au propriétaire | Point de départ | Courrier avec accusé de réception, accompagné du descriptif détaillé des travaux. |
| Attendre la réponse | Délai de réponse | L'opposition doit reposer sur un motif sérieux et légitime ; l'absence d'opposition vaut absence d'obstacle. |
| Inscription à l'ordre du jour de l'assemblée générale | Prochaine assemblée | Le syndic informe l'assemblée générale du projet notifié. |
| Réaliser les travaux | Après le délai d'opposition | Installation par un professionnel qualifié, avec comptage individuel de la consommation. |
Le comptage individuel, condition pratique
Une installation individuelle doit permettre d'imputer la consommation à son utilisateur. Deux montages coexistent. Le raccordement direct au compteur du logement fait remonter la consommation sur la facture personnelle, mais suppose de tirer un câble depuis l'appartement jusqu'au parking. Le raccordement sur le tableau des services généraux impose un compteur dédié et une refacturation par la copropriété.
Le second montage est plus simple techniquement mais engage la copropriété dans une gestion administrative. Le premier est neutre pour la collectivité mais coûte plus cher en câblage. Le choix se fait au vu de la configuration de l'immeuble, pas d'une règle juridique.
Quelles aides subsistent pour installer une borne chez soi ?
Le paysage des aides s'est resserré fin 2025. Le crédit d'impôt pour l'installation d'un système de charge couvrait 75 % de la dépense, dans la limite de 500 euros par système. Il est supprimé pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2026. Les dépenses payées jusqu'au 31 décembre 2025 restaient déclarables sur la déclaration de revenus déposée en 2026.
| Paramètre | Règle |
|---|---|
| Taux | 75 % des dépenses |
| Plafond | 500 € par système de charge |
| Équipement éligible | Système pilotable, capable de moduler la puissance ou de programmer la recharge |
| Logement | Résidence principale ou secondaire, la secondaire ne devant pas être louée, même de façon saisonnière |
| Personne seule | 1 système par logement, 2 au maximum |
| Couple soumis à imposition commune | 2 systèmes par logement, 4 au maximum |
| Bénéficiaires | Propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit domicilié fiscalement en France |
| Dépenses payées à compter du 1er janvier 2026 | Aucun crédit d'impôt |
Le caractère pilotable de la borne était une condition de fond, et non une option de confort. L'équipement devait pouvoir moduler sa puissance ou programmer l'heure de recharge, afin de limiter la sollicitation du réseau aux heures de pointe. Une prise renforcée non pilotable n'ouvrait pas droit à l'avantage fiscal.
Les programmes financés par les certificats d'économies d'énergie
Une part du financement de la recharge passe par le dispositif des certificats d'économies d'énergie. L'arrêté du 10 décembre 2021 a créé le programme PRO-INNO-61, dit Advenir Plus, doté de 28,572 TWh cumac sur la période 2022-2025. Les contributions à ce programme pouvaient être versées jusqu'au 31 décembre 2025.
Ce mode de financement n'est pas une subvention budgétaire : il repose sur l'obligation d'économies d'énergie qui pèse sur les vendeurs d'énergie. Sa continuité dépend donc des arbitrages pris pour chaque période du dispositif, et non d'une ligne de crédit votée en loi de finances. Un porteur de projet doit vérifier l'état d'ouverture du programme au moment de sa demande, et non se fier à une information ancienne.
Le soutien aux stations de recharge rapide
Le maillage des grands axes routiers a fait l'objet d'un dispositif d'aide propre. L'arrêté du 15 février 2021 fixe les modalités de gestion de l'aide en faveur des investissements relatifs aux installations de recharge rapide pour véhicules électriques sur les grands axes routiers. Il s'adresse aux aménageurs et opérateurs, non aux particuliers.
- 15 février 2021Aide à la recharge rapideArrêté fixant les modalités de gestion de l'aide aux installations de recharge rapide sur les grands axes routiers.
- 10 décembre 2021Programme Advenir PlusCréation du programme PRO-INNO-61 dans le cadre des certificats d'économies d'énergie, doté de 28,572 TWh cumac.
- 1er janvier 2025Parcs non résidentiels existantsObligation d'au moins un point de recharge dans les parcs de plus de vingt emplacements des bâtiments non résidentiels.
- 31 décembre 2025Fin des contributions Advenir PlusDernier jour pour verser une contribution au programme, et dernière année d'application du crédit d'impôt.
- 1er janvier 2026Suppression du crédit d'impôtAucun crédit d'impôt pour les dépenses de système de charge payées à compter de cette date.
Principales échéances applicables aux particuliers, aux copropriétés et aux gestionnaires de parcs de stationnement.Source : Légifrance, Service-public.fr.
| Échéance | Ce qui change |
|---|---|
| 15 février 2021 | Aide à la recharge rapide — Arrêté fixant les modalités de gestion de l'aide aux installations de recharge rapide sur les grands axes routiers. |
| 10 décembre 2021 | Programme Advenir Plus — Création du programme PRO-INNO-61 dans le cadre des certificats d'économies d'énergie, doté de 28,572 TWh cumac. |
| 1er janvier 2025 | Parcs non résidentiels existants — Obligation d'au moins un point de recharge dans les parcs de plus de vingt emplacements des bâtiments non résidentiels. |
| 31 décembre 2025 | Fin des contributions Advenir Plus — Dernier jour pour verser une contribution au programme, et dernière année d'application du crédit d'impôt. |
| 1er janvier 2026 | Suppression du crédit d'impôt — Aucun crédit d'impôt pour les dépenses de système de charge payées à compter de cette date. |
Quels parcs de stationnement doivent être équipés et depuis quand ?
Les obligations d'équipement sont codifiées aux articles L113-11 à L113-15 du code de la construction et de l'habitation. Elles concernent les parcs de stationnement de plus de dix emplacements, à l'exception de la Corse. Elles distinguent le pré-équipement, qui prépare l'arrivée des bornes, et l'installation effective de points de recharge.
Le pré-équipement des bâtiments neufs et lourdement rénovés
Le pré-équipement consiste à poser les cheminements de câbles, les dispositifs de sécurité électrique et le dimensionnement de puissance nécessaires pour qu'une borne puisse être ajoutée sans casser le sol. Il coûte une fraction de ce que coûterait une reprise ultérieure, d'où le choix de l'imposer à la construction.
Parcs de plus de dix emplacements. Les bâtiments mixtes appliquent les deux taux au prorata de leur destination.Source : Code de la construction et de l'habitation.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Bâtiment résidentiel | 100 % des emplacements |
| Bâtiment non résidentiel | 20 % des emplacements |
Un bâtiment résidentiel doit pré-équiper la totalité de ses emplacements. Un bâtiment non résidentiel n'en pré-équipe qu'un cinquième, mais doit prévoir l'accessibilité aux personnes handicapées. Un bâtiment mixte applique les deux règles au prorata de la surface affectée à chaque usage.
L'équipement effectif des bâtiments non résidentiels existants
Depuis le 1er janvier 2025, un bâtiment non résidentiel existant doté d'un parc de plus de vingt emplacements doit disposer d'au moins un point de recharge. L'obligation renforcée vise les entreprises d'au moins 250 salariés dont le total de bilan dépasse 43 millions d'euros ou dont le chiffre d'affaires dépasse 50 millions d'euros : elles doivent installer un point de recharge par tranche de vingt emplacements, dont au moins un accessible aux personnes à mobilité réduite.
| Situation | Obligation |
|---|---|
| Bâtiment résidentiel neuf ou lourdement rénové, parc de plus de 10 emplacements | 100 % des emplacements pré-équipés |
| Bâtiment non résidentiel neuf ou lourdement rénové, parc de plus de 10 emplacements | Au moins 20 % des emplacements pré-équipés, avec accessibilité aux personnes handicapées |
| Bâtiment non résidentiel existant, parc de plus de 20 emplacements | Au moins un point de recharge depuis le 1er janvier 2025 |
| Entreprise d'au moins 250 salariés, bilan supérieur à 43 M€ ou chiffre d'affaires supérieur à 50 M€ | Un point de recharge par tranche de 20 emplacements, dont un accessible aux personnes à mobilité réduite |
| Petites et moyennes entreprises sous les seuils | Exonération |
| Coût d'adaptation supérieur à 7 % du coût de la rénovation | Exonération |
Les deux clauses d'exonération méritent attention. Celle qui vise les petites et moyennes entreprises écarte la majorité des employeurs. Celle qui plafonne l'effort à 7 % du coût de la rénovation évite qu'une obligation d'équipement ne rende une réhabilitation économiquement impossible. Elles s'apprécient au dossier, pas de façon déclarative.
Comment la recharge ouverte au public est-elle encadrée ?
Il n'existe pas de tarif réglementé de la recharge publique. Chaque aménageur ou opérateur fixe librement son prix, qui peut être exprimé au kilowattheure, à la minute, à la session, ou combiner ces éléments. Un même véhicule peut donc payer des montants très différents d'une station à l'autre pour la même quantité d'énergie, en fonction de la puissance délivrée et du modèle tarifaire retenu.
L'encadrement porte moins sur le prix que sur l'accès et sur l'information. L'article L353-7 du code de l'énergie impose au gestionnaire de réseau bénéficiant d'une dérogation pour exploiter un point de recharge ouvert au public de garantir un accès des tiers non discriminatoire. L'article R353-4-4 du même code impose que les données de localisation et les caractéristiques techniques des stations et points de recharge ouverts au public soient rendues accessibles à tous les utilisateurs, et prévoit une sanction administrative en cas de défaut de communication.
Ce que change l'obligation de données ouvertes
Cette obligation de transmission alimente une base nationale consolidée, publiée sur la plateforme des données publiques. Le fichier consolidé des bornes de recharge rassemble les déclarations des opérateurs et des aménageurs, et il est mis à jour quotidiennement. Une version consolidée par le point d'accès national aux données de transport a vocation à lui succéder.
L'utilité pratique est directe. Les applications de navigation et les services d'itinérance exploitent ces données pour indiquer l'emplacement, la puissance et le type de connecteur. Un opérateur qui ne déclare pas ses points de recharge les rend invisibles pour une partie des conducteurs, ce qui constitue en soi une sanction économique avant même la sanction administrative.
Ce qu'il faut vérifier avant de recharger
- L'unité de facturation retenue par l'opérateur : kilowattheure consommé, minute de branchement, ou forfait de session.
- L'existence d'un tarif d'occupation appliqué après la fin de la charge, destiné à libérer la place.
- La puissance réellement délivrée, qui dépend du véhicule, de la température et du nombre de véhicules branchés simultanément sur la même station.
- Le mode d'accès : badge d'un opérateur de mobilité, application, ou paiement direct sur la borne.
- La compatibilité du connecteur avec le véhicule, information figurant dans les données publiées par l'opérateur.
Recharger chez soi ou sur le réseau public : quelles différences ?
La recharge à domicile se facture au prix de l'électricité du contrat du logement, augmenté de l'amortissement de la borne. Elle se déroule à faible puissance sur plusieurs heures, généralement la nuit. La recharge publique rapide se paie à un tarif commercial fixé par l'opérateur, qui intègre le coût du raccordement de forte puissance, celui de la station et sa rentabilisation.
L'écart entre les deux n'a rien d'anormal : ce ne sont pas les mêmes services. Un raccordement de forte puissance sur un axe routier mobilise des investissements de réseau sans rapport avec une prise domestique. La question pour un ménage n'est donc pas de choisir l'un ou l'autre, mais de savoir quelle part de ses kilomètres il pourra recharger à domicile.
C'est ce qui donne au droit à la prise sa portée réelle. Un occupant d'immeuble collectif qui n'obtient pas de point de recharge sur sa place dépend entièrement du réseau public, à un coût unitaire supérieur. La règle de l'article L113-16 n'est pas une facilité de confort : elle conditionne l'accessibilité économique du véhicule électrique pour les ménages qui ne disposent pas d'un garage individuel.
Le cas du logement locatif
Un locataire exerce le droit à la prise dans les mêmes conditions qu'un copropriétaire, dès lors que son bail comprend une place de stationnement dans un parc d'accès sécurisé. Il informe le propriétaire du logement, qui répercute l'information au syndic si l'immeuble est en copropriété. L'équipement installé reste sa propriété, sauf convention contraire réglant son sort au départ du locataire.
Ce point mérite d'être réglé par écrit avant les travaux. Une borne fixée au mur d'un parking devient difficilement récupérable, et son retrait peut coûter plus cher que sa valeur résiduelle. Prévoir dès le départ soit un abandon au bailleur, soit une indemnité, évite un litige à la sortie des lieux.
Questions fréquentes
Le syndic peut-il refuser une borne parce que l'immeuble n'a pas assez de puissance ?
L'insuffisance technique constitue un motif possible, mais elle doit être établie, pas alléguée. L'article L113-16 du code de la construction et de l'habitation exige un motif sérieux et légitime. Un refus fondé sur une capacité électrique insuffisante suppose donc une étude, et non une simple appréciation du syndic ou du conseil syndical.
Existe-t-il encore un avantage fiscal pour installer une borne à domicile ?
Non pour les dépenses payées à compter du 1er janvier 2026. Le crédit d'impôt de 75 % plafonné à 500 euros par système de charge est supprimé. Les dépenses payées jusqu'au 31 décembre 2025 restaient déclarables sur la déclaration de revenus déposée en 2026, factures à l'appui.
Qui paie l'électricité consommée par une borne installée en copropriété ?
L'utilisateur. C'est la raison pour laquelle un dispositif de comptage individuel est indispensable, soit par raccordement au compteur du logement, soit par un compteur dédié posé sur le tableau des services généraux avec refacturation par la copropriété.
Mon employeur doit-il installer des bornes sur le parking de l'entreprise ?
Cela dépend de la taille du parc et de celle de l'entreprise. Un parc non résidentiel de plus de vingt emplacements doit disposer d'au moins un point de recharge depuis le 1er janvier 2025. Les entreprises d'au moins 250 salariés dépassant 43 millions d'euros de bilan ou 50 millions d'euros de chiffre d'affaires doivent installer un point par tranche de vingt emplacements.
Pourquoi le prix d'une recharge varie-t-il autant d'une borne à l'autre ?
Parce qu'il n'existe pas de tarif réglementé de la recharge publique. Chaque opérateur fixe librement son prix et son unité de facturation, au kilowattheure, à la minute ou à la session. La puissance de la station, le coût de son raccordement et l'éventuel tarif d'occupation après la fin de charge expliquent l'essentiel des écarts.
Comment savoir si une borne existe à un endroit donné ?
Les opérateurs doivent rendre accessibles les données de localisation et les caractéristiques techniques de leurs points de recharge ouverts au public, en application de l'article R353-4-4 du code de l'énergie. Ces déclarations alimentent un fichier consolidé national publié en données ouvertes et mis à jour quotidiennement.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Code de la construction et de l'habitation, article L113-16
- Infrastructures obligatoires de recharge des véhicules électriques
- Impôt sur le revenu : installation de bornes de charge pour véhicule électrique (crédit d'impôt)
- Arrêté du 10 décembre 2021 portant création de programme dans le cadre du dispositif des certificats d'économies d'énergie
- Arrêté du 15 février 2021 relatif aux modalités de gestion de l'aide en faveur des investissements relatifs aux installations de recharge rapide pour véhicules électriques sur les grands axes routiers
- Code de l'énergie, articles L353-7 et R353-4-4
- Fichier consolidé des bornes de recharge pour véhicules électriques
- Quelles sont les règles de vote en assemblée générale de copropriété ?
- Syndicat des copropriétaires
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