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Dossier de référenceSanté

Frais d'hospitalisation, ce qui reste vraiment à payer

Mis à jour le · 15 min de lecture · 18 sources officielles

Que reste-t-il à payer après une hospitalisation en 2026 ?

L'Assurance Maladie prend en charge 80 % des frais d'hospitalisation en établissement conventionné, et 100 % dans une série de situations. S'y ajoute le forfait journalier hospitalier, porté à 23 € par jour depuis le 1er mars 2026, et 17 € en psychiatrie. Chambre particulière et dépassements restent hors remboursement.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Le forfait journalier hospitalier est de 23 € par jour depuis le 1er mars 2026, contre 20 € auparavant, et de 17 € par jour en service de psychiatrie. Il est dû pour chaque journée, jour de sortie compris.
  • L'Assurance Maladie rembourse 80 % des frais de séjour en établissement conventionné. La prise en charge passe à 100 % à partir du 31e jour d'hospitalisation consécutive, en affection de longue durée, en accident du travail ou pour les quatre derniers mois de grossesse.
  • Une participation forfaitaire de 32 € s'applique aux actes dont le tarif atteint 120 € ou dont le coefficient est d'au moins 60. Elle n'est due qu'une fois par séjour.
  • Le forfait patient urgences est de 23 € depuis le 1er mars 2026, ramené à 9,96 € pour les personnes en affection de longue durée. Il n'est pas facturé lorsque le passage débouche sur une hospitalisation.
  • Le supplément de chambre particulière ne peut être facturé qu'après une demande écrite du patient, et un devis est obligatoire dès que les dépassements d'honoraires atteignent 70 €.

Que prend en charge l'Assurance Maladie pendant un séjour hospitalier ?

Une facture d'hospitalisation se lit en trois blocs distincts. Le premier est le séjour lui-même : hébergement, soins, personnel, plateau technique. Le deuxième regroupe les forfaits dus par le patient, qui ne sont pas des tickets modérateurs mais des sommes fixes prévues par la loi. Le troisième rassemble les prestations facultatives — chambre particulière, télévision, repas d'un accompagnant — qui n'entrent dans aucun barème de remboursement.

Sur le premier bloc, l'Assurance Maladie rembourse 80 % des frais dans un hôpital public ou une clinique privée conventionnée. Les 20 % restants constituent le ticket modérateur du séjour. La fiche Déroulement d'une hospitalisation et prise en charge par l'Assurance maladie de service-public.gouv.fr, mise à jour le 1er mars 2026, retient la même règle.

Ce taux de 80 % est un principe, pas une fatalité. La page Hospitalisation : votre prise en charge de l'Assurance Maladie, mise à jour le 2 mars 2026, énumère les situations dans lesquelles le ticket modérateur disparaît. Elles sont nombreuses et couvrent une part importante des séjours longs ou lourds.

Quand la prise en charge passe-t-elle à 100 % ?

Six familles de situations ouvrent une prise en charge intégrale du séjour. Elles se cumulent avec les règles de droit commun applicables aux consultations et aux médicaments, mais elles ne dispensent pas du forfait journalier, qui obéit à sa propre liste d'exonérations.

Situations d'exonération du ticket modérateur hospitalier, au 12 août 2026. Source : Assurance Maladie.
SituationPortée de l'exonération
Acte dont le tarif atteint 120 € ou dont le coefficient est d'au moins 60Séjour pris en charge à 100 %, participation forfaitaire de 32 € due
Hospitalisation dépassant 30 jours consécutifsPrise en charge à 100 % à partir du 31e jour
Grossesse : quatre derniers mois, accouchement, 12 jours aprèsPrise en charge à 100 % au titre de l'assurance maternité
Accident du travail ou maladie professionnellePrise en charge à 100 % au titre du risque professionnel
Affection de longue durée exonérantePrise en charge à 100 % pour les soins liés à l'affection
Titulaire d'une pension d'invalidité ou d'une pension militairePrise en charge à 100 % du séjour

La logique du dispositif mérite d'être comprise avant de lire une facture. Une exonération porte sur la part remboursable, c'est-à-dire sur ce que l'Assurance Maladie aurait laissé à la charge de l'assuré au titre du ticket modérateur. Elle ne porte jamais sur ce qui sort du champ du remboursement : forfait journalier, suppléments de confort, dépassements d'honoraires. Un patient reconnu en affection de longue durée peut donc recevoir une facture après un séjour de plusieurs semaines.

Qu'est-ce que le forfait journalier hospitalier et qui n'a pas à le payer ?

Le forfait journalier représente la participation du patient aux frais d'hébergement et d'entretien entraînés par son séjour. Il ne dépend ni de la durée de l'hospitalisation ni de la gravité du motif. Il est dû pour chaque journée d'hospitalisation, y compris le jour de sortie, précise la page Le forfait hospitalier de l'Assurance Maladie, mise à jour le 2 mars 2026.

Son montant a été relevé au 1er mars 2026. L'arrêté du 27 février 2026 le fixe à 23 € par jour en hôpital ou en clinique, et à 17 € par jour en service de psychiatrie. Les montants précédents étaient de 20 € et 15 €, en vigueur depuis le 1er janvier 2018.

Forfait journalier hospitalier, montant en hospitalisation générale
Forfait journalier hospitalier, montant en hospitalisation générale. Montant journalier en euros à la date d'entrée en vigueur de chaque arrêté. Sources : arrêté du 23 décembre 2009, arrêté du 21 décembre 2017, arrêté du 27 février 2026.23 €16,3 €1er janvier 2010 — 18 €1er janvier 20101er janvier 2018 — 20 €1er janvier 20181er mars 2026 — 23 €1er mars 2026

Montant journalier en euros à la date d'entrée en vigueur de chaque arrêté. Sources : arrêté du 23 décembre 2009, arrêté du 21 décembre 2017, arrêté du 27 février 2026.Source : Légifrance.

Forfait journalier hospitalier, montant en hospitalisation générale. Montant journalier en euros à la date d'entrée en vigueur de chaque arrêté. Sources : arrêté du 23 décembre 2009, arrêté du 21 décembre 2017, arrêté du 27 février 2026.
PériodeValeur
1er janvier 201018 €
1er janvier 201820 €
1er mars 202623 €

Le forfait journalier n'est jamais remboursé par l'Assurance Maladie. C'est la différence majeure avec le ticket modérateur : aucun taux ne s'y applique. Seule une complémentaire santé peut le prendre en charge, ou l'une des exonérations légales peut l'écarter.

Quelles situations dispensent du forfait journalier ?

L'Assurance Maladie recense neuf situations dans lesquelles aucun forfait journalier n'est dû. Elles ne recouvrent pas la liste des exonérations de ticket modérateur : l'affection de longue durée, par exemple, n'y figure pas.

  • Grossesse, pendant les quatre derniers mois, pour l'accouchement et pendant les 12 jours qui suivent
  • Nouveau-né hospitalisé dans les 30 jours suivant la naissance
  • Accident du travail ou maladie professionnelle
  • Bénéficiaire de la complémentaire santé solidaire
  • Bénéficiaire de l'aide médicale de l'État
  • Hospitalisation à domicile
  • Enfant handicapé de moins de 20 ans hébergé dans un établissement d'éducation spéciale ou professionnelle
  • Titulaire d'une pension militaire, et personnes relevant du régime local d'Alsace-Moselle
  • Victime d'un acte de terrorisme, sur présentation des justificatifs de prise en charge

Que coûte un passage aux urgences sans hospitalisation ?

Depuis 2021, un passage aux urgences non suivi d'une hospitalisation donne lieu à un forfait unique, le forfait patient urgences. L'arrêté du 27 février 2026 l'a porté à 23 €, contre 19,61 € auparavant. Un montant minoré de 9,96 € s'applique aux personnes en affection de longue durée et aux victimes d'un accident du travail dont l'incapacité est inférieure aux deux tiers, selon la page Le forfait patient urgences de l'Assurance Maladie.

Le forfait n'est pas facturé lorsque le passage aux urgences débouche sur une hospitalisation : le séjour prend alors le relais, avec son ticket modérateur et son forfait journalier. Dix catégories de patients en sont totalement exonérées, dont les femmes enceintes bénéficiant de l'assurance maternité, les nouveau-nés de moins d'un mois, les titulaires d'une pension d'invalidité, les donneurs d'organes et les bénéficiaires de l'aide médicale de l'État.

Sommes forfaitaires facturables lors d'un séjour hospitalier
Sommes forfaitaires facturables lors d'un séjour hospitalier. Montants unitaires en euros applicables au 12 août 2026. Sources : arrêté du 27 février 2026 et Assurance Maladie.Forfait patient urgences minoré — 9,96 €Forfait patient urgences minoré9,96 €Forfait journalier en psychiatrie — 17 €Forfait journalier en psychiatrie17 €Forfait journalier hospitalier — 23 €Forfait journalier hospitalier23 €Forfait patient urgences — 23 €Forfait patient urgences23 €Participation forfaitaire sur actes lourds — 32 €Participation forfaitaire sur actes lourds32 €

Montants unitaires en euros applicables au 12 août 2026. Sources : arrêté du 27 février 2026 et Assurance Maladie.Source : Légifrance, Assurance Maladie.

Sommes forfaitaires facturables lors d'un séjour hospitalier. Montants unitaires en euros applicables au 12 août 2026. Sources : arrêté du 27 février 2026 et Assurance Maladie.
PosteValeur
Forfait patient urgences minoré9,96 €
Forfait journalier en psychiatrie17 €
Forfait journalier hospitalier23 €
Forfait patient urgences23 €
Participation forfaitaire sur actes lourds32 €

Comment fonctionne la participation forfaitaire de 32 € ?

Lorsqu'un acte est exonéré de ticket modérateur parce que son tarif atteint 120 € ou que son coefficient est d'au moins 60, le patient acquitte à la place une participation forfaitaire. Son montant a été porté à 32 € par le décret n° 2026-228 du 30 mars 2026 ; il était de 24 € auparavant. La page Le forfait à 32 euros de l'Assurance Maladie, mise à jour le 31 mars 2026, en détaille le champ.

Deux règles limitent son poids. La participation n'est due qu'une seule fois par consultation externe ou par séjour hospitalier, même lorsque plusieurs actes lourds sont réalisés. Elle ne s'applique pas aux actes de radiodiagnostic, de scanner et d'imagerie par résonance magnétique. Les patients déjà exonérés à un autre titre — affection de longue durée, grossesse à partir du sixième mois, hospitalisation au-delà du 30e jour — n'en sont pas redevables.

Chambre particulière et dépassements peuvent-ils être facturés ?

Non. Le supplément de chambre particulière est une prestation de confort, distincte des soins. La fiche Facturation des professionnels et établissements de santé de la DGCCRF, mise à jour le 25 mars 2026, rappelle que ces prestations supposent une demande volontaire et expresse du patient et ne peuvent pas lui être imposées. Dans les établissements publics, une demande écrite est requise à l'admission, avec mention du tarif avant la délivrance du service.

Le même raisonnement vaut pour les autres suppléments : télévision, téléphone, accès internet dans la chambre, repas et lit d'un accompagnant. Aucun n'est pris en charge par l'Assurance Maladie. Une chambre individuelle attribuée pour un motif médical — isolement, surveillance — ou faute de lit disponible en chambre double relève en revanche de l'organisation de l'établissement et non d'un choix de confort.

Les établissements sont tenus d'afficher leurs tarifs dans les zones d'attente et de règlement ainsi que sur une page dédiée de leur site internet. Le défaut d'information tarifaire est sanctionné, la DGCCRF évoquant une amende pouvant atteindre 15 000 €. Ces contrôles relèvent des enquêtes conduites par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Quels dépassements d'honoraires peut-on rencontrer à l'hôpital ?

Un dépassement d'honoraires n'entre jamais dans la base de remboursement. Il s'ajoute intégralement au reste à charge, quel que soit le taux appliqué au séjour. À l'hôpital, il peut apparaître dans trois configurations : consultation ou intervention réalisée par un praticien de secteur 2 en clinique privée, activité libérale exercée par un praticien au sein d'un établissement public, et consultation externe d'un spécialiste autorisé à pratiquer des honoraires différents.

Les praticiens de secteur 1 ne peuvent pas facturer de supplément, sauf circonstance exceptionnelle. Ceux de secteur 2 fixent leurs honoraires avec tact et mesure et, s'ils ont adhéré à l'option de pratique tarifaire maîtrisée, s'engagent sur un taux de dépassement plafonné en contrepartie d'une meilleure base de remboursement pour le patient. Les conditions de cette option figurent sur la page La maîtrise des dépassements d'honoraires : l'Optam et l'Optam-ACO de l'Assurance Maladie.

Que couvre réellement la complémentaire santé pour un séjour ?

La réponse dépend du contrat, mais un socle est imposé à la grande majorité d'entre eux. Les contrats dits responsables, qui bénéficient d'aides fiscales et sociales et couvrent l'essentiel du marché, doivent respecter un cahier des charges fixé par le décret n° 2014-1374 du 18 novembre 2014.

Ce cahier des charges impose la prise en charge intégrale du ticket modérateur sur la plupart des soins et celle du forfait journalier hospitalier sans limitation de durée. C'est la garantie la plus utile en cas de séjour long : sur trente jours d'hospitalisation, le forfait représente 690 € au tarif de 23 €. La fiche Assurance complémentaire santé : comparez les offres de la DGCCRF, mise à jour le 26 mars 2026, en rappelle le contenu.

Le même cahier des charges interdit certaines prises en charge. Un contrat responsable ne peut couvrir ni la participation forfaitaire de 2 € par consultation ou acte médical, ni les franchises médicales, ni la majoration appliquée hors parcours de soins coordonné. Il plafonne également la couverture des dépassements d'honoraires des médecins non adhérents à une option de pratique tarifaire maîtrisée.

Qui paie quoi sur une facture d'hospitalisation, au 12 août 2026.
PosteAssurance MaladieComplémentaire santé responsablePatient
Frais de séjour80 %, ou 100 % en cas d'exonérationTicket modérateur de 20 %Rien si complémentaire
Forfait journalier hospitalier (23 €/jour)Aucune prise en chargePrise en charge intégrale, sans limitation de duréeTotalité en l'absence de complémentaire
Forfait patient urgences (23 €)Aucune prise en chargeGénéralement pris en chargeTotalité en l'absence de complémentaire
Participation forfaitaire de 32 €Aucune prise en chargeVariable selon le contratSelon le contrat
Dépassements d'honorairesAucune prise en chargePlafonnée hors option tarifaire maîtriséeSolde après complémentaire
Chambre particulière et prestations de confortAucune prise en chargeSelon garantie souscriteSolde après complémentaire

Comment se passent la sortie et le transport de retour ?

À la sortie, l'établissement remet un bulletin de situation. Ce document atteste des dates d'entrée et de sortie ; il sert de justificatif auprès de la caisse d'assurance maladie et, le cas échéant, de l'employeur. La fiche service-public.gouv.fr consacrée au déroulement d'une hospitalisation en rappelle la remise systématique.

Le transport de retour n'est pas automatiquement pris en charge. Il suppose une prescription médicale établie avant le transport, sauf urgence, et le médecin choisit le mode de transport en fonction de l'état du patient et de son autonomie. Le taux de remboursement de droit commun est de 55 %, et une franchise de 4 € par trajet s'applique aux taxis conventionnés, véhicules sanitaires légers et ambulances, dans la limite de 8 € par jour. Le détail figure sur la page Frais de transport de l'Assurance Maladie.

Prise en charge des transports liés à une hospitalisation, au 12 août 2026. Source : Assurance Maladie.
Mode de transportBase de remboursementFranchise de 4 €Accord préalable
Véhicule personnel0,30 € par kilomètreNonNon, sauf longue distance
Transports en communTarif du titre de transportNonNon, sauf longue distance
Taxi conventionné ou véhicule sanitaire légerTarif conventionnelOuiAu-delà de 150 km ou en série
AmbulanceTarif conventionnelOuiAu-delà de 150 km ou en série
Avion ou bateau de ligne régulièreTarif du titre de transportNonToujours

Trois cas imposent une demande d'accord préalable adressée au service médical de la caisse : les trajets de plus de 150 km à l'aller, les transports en série — au moins quatre trajets de plus de 50 km aller sur une période de deux mois au titre d'un même traitement — et les transports par avion ou bateau de ligne régulière. Le service médical dispose de 15 jours pour répondre ; passé ce délai, l'absence de réponse vaut accord, sauf lorsque la demande porte la mention d'urgence.

Douze situations ouvrent droit à une prise en charge du transport à 100 %, notamment l'affection de longue durée répondant aux critères de déficience, l'accident du travail, la grossesse à partir du sixième mois et les 12 jours suivant l'accouchement, ainsi que les nouveau-nés de moins de 30 jours.

Quel accompagnement après la sortie ?

L'Assurance Maladie propose un service d'accompagnement du retour à domicile, désigné sous le nom de Prado. Il compte six volets, ouverts successivement depuis 2010 : maternité, chirurgie, insuffisance cardiaque, bronchopneumopathie chronique obstructive, accident vasculaire cérébral et accident ischémique transitoire, et personnes âgées de 75 ans et plus. L'équipe hospitalière repère les patients éligibles, puis un conseiller de l'Assurance Maladie recueille leur accord avant la sortie. Le service est décrit sur la page Prado, le service de retour à domicile après hospitalisation.

Que faire lorsque la facture ne peut pas être payée ?

Les caisses d'assurance maladie disposent d'un budget d'action sanitaire et sociale. La fiche Difficultés à payer les frais d'hospitalisation de service-public.gouv.fr indique que des aides financières peuvent être attribuées sous condition de ressources, sur constitution d'un dossier auprès de la caisse. Le versement se fait au bénéficiaire ou directement au professionnel ou à l'établissement.

Deux autres leviers existent en amont. La complémentaire santé solidaire dispense du forfait journalier et du ticket modérateur ; ses conditions d'accès relèvent d'un dispositif propre. L'assistante sociale de l'établissement, saisie pendant le séjour, peut engager les démarches avant l'émission de la facture, ce qui évite d'avoir à contester un titre de recettes déjà émis.

La même fiche signale un point rarement anticipé : en cas d'insolvabilité du patient, l'établissement peut demander le paiement aux personnes tenues à l'obligation alimentaire, soit l'époux, les enfants, les gendres et les belles-filles. Cette règle concerne principalement les séjours de longue durée.

Quelle place l'hôpital occupe-t-il dans le reste à charge des ménages ?

Rapporté à l'ensemble des dépenses de santé, le reste à charge hospitalier est faible. Selon la fiche Le reste à charge des ménages des comptes de la santé, édition 2025 portant sur l'année 2024, le reste à charge des ménages représente 7,8 % de la consommation de soins et de biens médicaux, soit 292 € par habitant. Il était de 10,1 % en 2010.

Sur ces 292 €, les soins hospitaliers pèsent 40 € par habitant, soit 14 % du reste à charge total et 2,2 % seulement de la dépense hospitalière. Les soins ambulatoires en représentent 133 €, les médicaments 63 € et les dispositifs médicaux 55 €. Le contraste s'explique par le poids de l'assurance maladie obligatoire à l'hôpital, où l'essentiel des séjours lourds relève d'une exonération.

Reste à charge des ménages par poste de dépense
Reste à charge des ménages par poste de dépense. Montants moyens par habitant en euros, en 2024. Source : Drees, comptes de la santé, édition 2025.Soins hospitaliers — 40 €Soins hospitaliers40 €Dispositifs médicaux — 55 €Dispositifs médicaux55 €Médicaments en ambulatoire — 63 €Médicaments en ambulatoire63 €Soins ambulatoires — 133 €Soins ambulatoires133 €

Montants moyens par habitant en euros, en 2024. Source : Drees, comptes de la santé, édition 2025.Source : Drees.

Reste à charge des ménages par poste de dépense. Montants moyens par habitant en euros, en 2024. Source : Drees, comptes de la santé, édition 2025.
PosteValeur
Soins hospitaliers40 €
Dispositifs médicaux55 €
Médicaments en ambulatoire63 €
Soins ambulatoires133 €

Ce chiffre moyen masque toutefois une dispersion forte. Un séjour de trois semaines assorti d'une chambre particulière et de dépassements d'honoraires produit une facture sans commune mesure avec la moyenne. La couverture complémentaire reste donc le facteur déterminant du reste à charge effectif à l'hôpital.

Questions fréquentes

Le forfait journalier est-il dû pour une hospitalisation de jour ?

Non. Le forfait journalier vise l'hébergement et l'entretien liés à une nuitée. Une prise en charge en hospitalisation de jour, sans nuit passée dans l'établissement, n'y donne pas lieu. En revanche, la participation forfaitaire de 32 € peut s'appliquer si un acte dont le tarif atteint 120 € est réalisé.

Une affection de longue durée dispense-t-elle du forfait journalier ?

Non. L'affection de longue durée exonère du ticket modérateur sur les soins liés à l'affection, mais elle ne figure pas dans la liste des neuf situations dispensant du forfait journalier publiée par l'Assurance Maladie. Le forfait de 23 € par jour reste dû, sauf prise en charge par une complémentaire santé.

Peut-on refuser de payer une chambre particulière que l'on n'a pas demandée ?

Le supplément suppose une demande volontaire et expresse du patient, écrite dans les établissements publics, avec information préalable sur le tarif. En l'absence d'une telle demande, la facturation peut être contestée auprès du service facturation de l'établissement, en demandant communication du document signé.

Le forfait patient urgences est-il facturé si l'on est hospitalisé après le passage ?

Non. Lorsque le passage aux urgences débouche sur une hospitalisation, le forfait patient urgences n'est pas facturé. Le séjour hospitalier prend le relais, avec le ticket modérateur applicable et le forfait journalier de 23 € par jour.

Faut-il avancer les frais d'hospitalisation ?

En établissement public ou en clinique conventionnée, la part prise en charge par l'Assurance Maladie fait l'objet d'une dispense d'avance de frais. La facture adressée au patient porte sur le solde : ticket modérateur éventuel, forfait journalier, forfaits et prestations non remboursables.

Le transport de retour à domicile est-il pris en charge sans prescription ?

Non. En dehors de l'urgence, une prescription médicale établie avant le transport conditionne la prise en charge. Le remboursement s'élève à 55 % du tarif applicable, avec une franchise de 4 € par trajet pour l'ambulance, le véhicule sanitaire léger et le taxi conventionné.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Déroulement d'une hospitalisation et prise en charge par l'Assurance maladieService-public.gouv.fr · consulté le
  2. Hospitalisation : votre prise en chargeAssurance Maladie (ameli.fr) · consulté le
  3. Le forfait hospitalierAssurance Maladie (ameli.fr) · consulté le
  4. Le forfait patient urgences (FPU)Assurance Maladie (ameli.fr) · consulté le
  5. Le forfait à 32 eurosAssurance Maladie (ameli.fr) · consulté le
  6. Arrêté du 27 février 2026 relatif aux montants du forfait journalier hospitalier et du forfait patient urgencesLégifrance · consulté le
  7. Arrêté du 21 décembre 2017 fixant les montants du forfait journalier hospitalierLégifrance · consulté le
  8. Arrêté du 23 décembre 2009 fixant les montants du forfait journalier hospitalierLégifrance · consulté le
  9. Les frais en cas d'hospitalisation et de passage aux urgencesService-public.gouv.fr · consulté le
  10. Facturation des professionnels et établissements de santé : ce qui peut vous être facturéDGCCRF, economie.gouv.fr · consulté le
  11. Assurance complémentaire santé : comparez les offresDGCCRF, economie.gouv.fr · consulté le
  12. Décret n° 2014-1374 du 18 novembre 2014 relatif au contenu des contrats d'assurance maladie complémentaire bénéficiant d'aides fiscales et socialesLégifrance · consulté le
  13. Frais de transport : prise en charge et remboursementsAssurance Maladie (ameli.fr) · consulté le
  14. Accord préalable et transportsAssurance Maladie (ameli.fr) · consulté le
  15. Prado, le service de retour à domicile après hospitalisationAssurance Maladie (ameli.fr) · consulté le
  16. Difficultés à payer les frais d'hospitalisation : comment être aidéService-public.gouv.fr · consulté le
  17. Le reste à charge des ménages, comptes de la santé édition 2025Drees, ministère chargé de la Santé · consulté le
  18. La maîtrise des dépassements d'honoraires : l'Optam et l'Optam-ACOAssurance Maladie (ameli.fr) · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

Ce dossier est un texte original produit par un traitement automatisé, à partir des seules publications officielles listées ci-dessus. Il n'est relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction humaine. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil médical, ni un conseil en investissement.

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