Asile : faire la lumière sur les coûts, redéfinir les protections - rapport d'information n° 874

Sénat — reproduction autorisée avec mention de la source. Publication d'origine, 17 juillet 2026.
L'essentiel
- En l'espace de dix ans, le niveau des demandes d'asile enregistrées sur le territoire français a presque doublé, et demeure très élevé, avec 145 000 demandes en 2025.
- En parallèle, le taux de protection s'est fortement accru : plus d'un demandeur d'asile sur deux obtient une protection en 2025, qu'il s'agisse du statut de réfugié ou du bénéfice de la protection subsidiaire.
- Les coûts identifiés par la commission des finances avoisinent les 2 milliards d'euros en 2025.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Sénat, reproduction autorisée avec mention de la source).
Extrait du texte officiel
Ci-dessous, un extrait de la publication de Sénat, cité sans modification : cette source autorise la reproduction avec mention de la source, sans cession générale de réutilisation.
En l'espace de dix ans, le niveau des demandes d'asile enregistrées sur le territoire français a presque doublé, et demeure très élevé, avec 145 000 demandes en 2025. En parallèle, le taux de protection s'est fortement accru : plus d'un demandeur d'asile sur deux obtient une protection en 2025, qu'il s'agisse du statut de réfugié ou du bénéfice de la protection subsidiaire. Alors que le droit d'asile entendait répondre à une situation très particulière afin de protéger des personnes victimes de persécution, il tend à devenir une voie d'immigration comme les autres. 23 pour cent des titres de séjour sont aujourd'hui délivrés pour un motif humanitaire, soit le 3ème motif, juste après les motifs étudiants et familiaux.
Dans ce contexte, et dès lors que les demandeurs d'asile peuvent bénéficier d'une allocation et d'un hébergement pendant toute la durée de la procédure, l'accueil de ces demandeurs et des réfugiés a nécessairement un coût pour nos finances publiques. Marie Carole Ciuntu, rapporteur spécial des crédits de la mission « Immigration, asile et intégration » a souhaité faire la lumière sur les différents coûts de l'asile, qui irriguent l'ensemble des missions du budget de l'État.
Les conclusions du rapporteur sont sans appel : les coûts de prise en charge des demandeurs d'asile et des réfugiés augmentent plus rapidement que le volume des demandeurs. Les coûts identifiés par la commission des finances avoisinent les 2 milliards d'euros en 2025. Certains sont très dynamiques, comme l'hébergement, qui représente la moitié de ces dépenses.
Fin du texte officiel repris
Source :Sénat, publié le — reproduction autorisée avec mention de la source.
Consulter la publication d'originehttps://www.senat.fr/notice-rapport/2025/r25-874-notice.html
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