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ÉCONOMIE1 source4 min de lecture

Gaspillage alimentaire : des nouvelles données pour la France

Illustration — Économie
Le métro du côté de Bercy.jpg — besopha, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 9 octobre 2024.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Le premier exercice de rapportage des données de gaspillage alimentaire a été réalisé en 2022 sur la base des données de 2020.
  • En 2022, 9,4 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produits en France sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.
  • Les ménages contribuent de manière conséquente aux déchets alimentaires en France : ils génèrent à eux seuls 42% des déchets alimentaires totaux.
  • Les industries agro-alimentaires produisent quant à elles 25% des déchets alimentaires totaux.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

La Commission européenne a mis en place un cadre de surveillance des niveaux de déchets alimentaires des États membres, dont un des objectifs est de suivre l’évolution des niveaux de déchets alimentaires incluant les niveaux de gaspillage alimentaire sur leur territoire et de mesurer l’efficacité de leurs politiques de lutte contre le gaspillage alimentaire. Les données collectées et mises à jour annuellement permettent le suivi du gaspillage alimentaire pour la France. Le premier exercice de rapportage des données de gaspillage alimentaire a été réalisé en 2022 sur la base des données de 2020. Cet exercice, obligatoire pour l’ensemble des États membres, est strictement encadré par la Commission européenne dans la mesure où les données doivent respecter un cahier des charges et un format de communication précisés dans deux décisions de la Commission 1. En 2022, 9,4 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produits en France sur l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les ménages contribuent de manière conséquente aux déchets alimentaires en France : ils génèrent à eux seuls 42% des déchets alimentaires totaux. Les industries agro-alimentaires produisent quant à elles 25% des déchets alimentaires totaux. Les secteurs de la production primaire et de la restauration ont généré respectivement 12% de déchets alimentaires. Le secteur de la distribution a généré 9% du total des déchets alimentaires.

En France, en 2022, les déchets alimentaires sont composés de 43% de déchets comestibles assimilés à du gaspillage alimentaire

La réglementation européenne 2 définit comme « denrée alimentaire » toute substance ou produit, transformé, partiellement transformé ou non transformé, destiné à être ingéré ou raisonnablement susceptible d'être ingéré par l'être humain. Ces denrées comprennent également les parties non comestibles, telles que les os attachés à la viande destinée à la consommation humaine, les peaux de certains fruits et légumes ou les coquilles d’œufs. Les déchets alimentaires comportent ainsi une fraction comestible et non comestible. Par ailleurs, à titre d’exemple, ils n’incluent pas les produits agricoles non récoltés, les denrées mises sur le marché pour être transformées en alimentation animale. En France, le gaspillage alimentaire est défini par la loi 3 comme « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire est perdue, jetée ou dégradée ». Le gaspillage alimentaire est ainsi assimilé à la fraction comestible des déchets alimentaires et est présenté dans la figure ci-dessous.

Il n’est pas possible de comparer les jeux de données de 2022 avec ceux établis par l’ Ademe en 2016 4 compte-tenu des différences en termes de comptabilisation de ce qui est considéré comme du gaspillage alimentaire (les données 2016 collectées par l' Ademe comptabilisent comme du gaspillage les pertes à la récolte et la valorisation animale là où les données Eurostat de 2022 ne les comptabilisent pas), sans compter les différences d’ordre méthodologique pour recueillir les données. Pour les données 2022, ce sont principalement des enquêtes Insee réalisées auprès d’un échantillon d’entreprises (secteurs de la transformation, du commerce et de la consommation hors domicile) et de la capitalisation de données issues d’études nationales (secteurs de la production primaire et des ménages) alors qu’en 2016 il s’agissait d’extrapolations d’opérations témoins, d’entretiens et d’études nationales).

La France, engagée dès 2013 pour la lutte contre le gaspillage alimentaire, poursuit ses efforts en vue d’atteindre ses objectifs nationaux, inscrits dans la loi AGEC, à savoir de réduire le gaspillage alimentaire de moitié en 2025 pour les secteurs de la distribution et de la restauration collective, et en 2030 pour les autres secteurs.

1 Décision déléguée (UE) 2019/1597 du 3 mai 2019 et décision d’exécution (UE) du 28 novembre 2019 2 Règlement (CE) n° 178/2002 du Parlement européen et du Conseil 3 Article L541-15-4 du Code de l’environnement 4 INCOME Consulting - AK2C - 2016 - Pertes et gaspillages alimentaires : l’état des lieux et leur gestion par étape de la chaîne alimentaire - Rapport – 164 pages.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/gaspillage-alimentaire-des-nouvelles-donnees-pour-la-france

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de l'Agriculture — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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