Proches aidants en Europe : un état de santé moins favorable chez les personnes consacrant davantage de temps à l’aide

Drees — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 22 septembre 2026.
L'essentiel
- Si la France se caractérise par une proportion élevée de proches aidants, la part d’aidants consacrant au moins 20 heures par semaine à l’aide apportée y est en revanche relativement faible : 7 % des contre 18 % en moyenne en Europe.
Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Drees, Licence Ouverte / Etalab 2.0).
Texte officiel intégral
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La Drees publie une étude sur l’état de santé des proches aidants. Cette étude, en collaboration avec l’Institut des Politiques Publiques (IPP), observe l’état de santé des proches aidants en Europe, à partir des données de l’enquête européenne sur la santé (EHIS). Ces résultats s’inscrivent dans une série de travaux récents de la Drees sur les proches aidants, qui mettent en lumière les enjeux liés à l’investissement important que représente l’aide apportée à un proche. Ils montrent que les aidants les plus fortement mobilisés expriment plus souvent un besoin de répit et qu’une implication importante dans l’aide peut également être associée à une moins bonne santé, notamment mentale.
[Cette page à fait l'objet, le 01/10/2026, de corrections par rapport à la version initiale publiée le 29/09/2026*]
Selon l’Enquête santé européenne (EHIS), la France figure en 2019 parmi les pays où la part de personnes se déclarant proches aidants est la plus élevée, avec 25 % 1 de la population concernée, un niveau au-delà de la moyenne européenne où 16 % des personnes âgées de 15 ans ou plus déclarent apporter régulièrement une aide ou des soins à une personne en situation de handicap, de maladie chronique ou de perte d’autonomie. Si la France se caractérise par une proportion élevée de proches aidants, la part d’aidants consacrant au moins 20 heures par semaine à l’aide apportée y est en revanche relativement faible : 7 % des contre 18 % en moyenne en Europe.
À caractéristiques sociodémographiques comparables, être proche aidant n’est pas systématiquement associé à un état de santé jugé moins bon. Dans la plupart des pays de l’Europe, l’état de santé globale est davantage associé à l’âge, au niveau d’éducation et aux revenus qu’au statut d’aidant. En revanche, lorsque le temps consacré à l’aide apportée atteint ou dépasse 20 heures par semaine, les aidants déclarent plus souvent un état de santé dégradé que les non-aidants dans plusieurs pays européens. En France, cet écart n’est pas statistiquement significatif.
Les différences sont plus marquées pour la santé mentale que pour la santé physique
Dans un tiers des pays européens, les aidants qui consacrent au moins 20 heures par semaine à l’aide apportée déclarent moins souvent être en bonne santé physique que les non-aidants. En France, leur probabilité de déclarer être en bonne santé physique est inférieure de 4 points à celle des non-aidants, à caractéristiques sociodémographiques comparables. Les écarts sont particulièrement marqués dans certains pays d’Europe du Nord et de l’Ouest. La santé mentale apparaît également moins bonne chez les personnes consacrant davantage de temps à l’aide. Dans la moitié des pays européens, ces derniers déclarent moins fréquemment être en bonne santé mentale que les non-aidants. En France, leur probabilité de déclarer une bonne santé mentale est inférieure de 8 points à celle des non-aidants, à caractéristiques comparables.
Fin du texte officiel repris
Source :Drees, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.
Consulter la publication d'originehttps://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/260929-proches-aidants-europe-sante-moins-favorable-temps-consacre-aide
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