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Eau : l'enveloppe de prêts aux collectivités portée à 6 milliards d'euros

· 4 min de lecture · 3 sources

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Le ministère de la Transition écologique et la Banque des Territoires ont annoncé le 21 juillet 2026 le relèvement de l'enveloppe d'AquaPrêts de 4 à 6 milliards d'euros à l'horizon 2028. Quinze millions d'euros de crédits d'ingénierie s'y ajoutent pour aider les collectivités à monter leurs projets liés à l'eau.

Article produit automatiquement, sans rédaction humaine — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'enveloppe de prêts consacrée aux projets des collectivités sur l'eau passe de 4 à 6 milliards d'euros d'ici 2028. Le ministère de la Transition écologique et la Banque des Territoires ont rendu cette décision publique le 21 juillet 2026. Deux milliards d'euros s'ajoutent donc au plafond antérieur, auxquels s'adjoignent 15 millions d'euros de crédits d'ingénierie.

Depuis 2023, 4,4 milliards d'euros d'AquaPrêts ont déjà été déployés et 15 millions d'euros d'ingénierie mobilisés. Ces prêts sont adossés à l'épargne réglementée des ménages, collectée principalement sur le Livret A. Sur l'ensemble de la période 2023-2028, plus de 6 milliards d'euros seront ainsi consacrés aux projets des collectivités locales dans ce domaine. Les crédits d'ingénierie peuvent notamment financer des tests de résistance des infrastructures de prévention des inondations au changement climatique.

Quatre familles de projets éligibles, des fuites de réseau aux digues

  • accès à la ressource en quantité : résorption des fuites sur les réseaux d'eau potable, stockage, réutilisation des eaux usées traitées, interconnexion des réseaux ;
  • accès à la ressource en qualité : protection des aires d'alimentation de captage, construction ou réhabilitation d'usines de potabilisation ;
  • préservation de la ressource et des milieux : réhabilitation des réseaux et des usines d'assainissement, restauration des milieux aquatiques ;
  • prévention des inondations : désimperméabilisation des sols pour favoriser l'infiltration des eaux pluviales, solutions fondées sur la nature, réhabilitation de digues.

Quatre prêts déjà accordés, de 1 à 10 millions d'euros

Le communiqué cite quatre opérations financées. Un prêt de 1,8 million d'euros a été octroyé en 2025 au syndicat interdépartemental Pyren'Eau, qui couvre les Pyrénées-Atlantiques, le Gers et les Hautes-Pyrénées, pour une liaison entre Arthez-d'Asson et Baudreix destinée à sécuriser l'alimentation en eau potable par interconnexion. Un million d'euros a été accordé en 2024 à la commune de Bagnoles-de-l'Orne, en Normandie, pour acquérir du foncier agricole sur l'aire d'alimentation du captage de Saint-Ursin et renouveler ses réseaux.

Deux opérations plus lourdes ont été financées en 2026 : 8 millions d'euros au syndicat Eau17 pour la nouvelle usine d'assainissement de Fouras et 10 millions d'euros au syndicat mixte SMIAGE, dans les Alpes-Maritimes, pour l'aménagement de la confluence de la Loubonnière à Saint-Martin-Vésubie et la protection de la RM2565 en rive gauche de la Vésubie.

« L'eau est l'un des grands défis de l'adaptation au changement climatique. Sécheresses plus fréquentes, tensions sur la ressource, risques d'inondation : nos territoires doivent pouvoir investir pour anticiper ces transformations. »

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, cité par Communiqué du ministère de la Transition écologique, 21 juillet 2026

Pyrénées-Orientales : 10,9 millions d'euros mobilisés depuis 2023

Le département des Pyrénées-Orientales fait l'objet d'une convention signée en mars 2025 entre la Banque des Territoires et la préfecture, dans le cadre du plan de résilience pour l'eau du département. Depuis le lancement du programme Aquagir en 2023, près de 10,9 millions d'euros y ont été mobilisés, dont plus de 3,7 millions au premier semestre 2026.

Trois opérations y sont détaillées : la réutilisation des eaux usées traitées de la station d'épuration d'Argelès-sur-Mer, financée à hauteur de 2,5 millions d'euros sur quarante ans, qui doit permettre de valoriser près de 1,3 million de mètres cubes par an pour l'agriculture locale ; une étude de faisabilité sur la sécurisation des réseaux d'irrigation de l'Agly aval, pour 50 000 euros ; la modernisation des réseaux d'irrigation du canal de Corbère, pour 851 000 euros.

Un tiers des stations de mesure sous les minima de vingt ans à la mi-juillet

L'annonce intervient au cours d'un épisode de sécheresse que le ministère qualifiait, le 13 juillet 2026, de précoce et intense. Près d'un tiers des stations de mesure enregistraient alors des débits inférieurs aux minima relevés sur vingt ans à la même période, et un quart des petits cours d'eau étaient à sec, une situation que le ministère décrit comme inédite depuis le début du suivi national engagé en 2012. À cette date, 97 départements étaient soumis à des restrictions d'usage, dont 41 au niveau de crise, sous le coup de 201 arrêtés préfectoraux.

3 Publications sources

Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — Ministère de la Transition écologique, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

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