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Érosion côtière : 30 km² de terres disparues en cinquante ans

· 4 min de lecture · 3 sources

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Trente kilomètres carrés de terres ont disparu en cinquante ans sous l’effet de l’érosion du littoral français, soit près de sept terrains de football par mois. Le Commissariat général au développement durable a publié le 31 juillet un état des connaissances sur ce recul, qui touche un quart des côtes françaises, la Guyane exceptée.

Article produit automatiquement, sans rédaction humaine — Responsable de publication : — Mis à jour le

L’érosion du littoral a fait disparaître 30 kilomètres carrés de terres en France en cinquante ans, soit l’équivalent moyen de près de sept terrains de football par mois. Un quart du linéaire côtier français est concerné, la Guyane exceptée. Ces chiffres, issus de l’édition 2024 des Chiffres clés de la mer et du littoral publiée par le Service des données et études statistiques, ont été repris le 31 juillet par le Commissariat général au développement durable dans un état des connaissances mis en ligne sur notre-environnement.gouv.fr.

Le phénomène est naturel : le sable des plages est déplacé par le vent et les courants, les falaises sont creusées par les vagues, la pluie ou le gel, et les roches calcaires cèdent plus vite que le granit. Il est amplifié par la hausse du niveau marin. Le niveau moyen des océans a gagné 20 centimètres depuis 1900, dont 10 centimètres entre 1993 et 2020. La fonte des glaciers et des calottes polaires apporte les deux tiers de cette hausse, la dilatation de l’eau réchauffée le tiers restant. Les prélèvements de sable, les barrages qui retiennent les apports fluviaux et les constructions en bord de mer accentuent le recul.

5 200 logements exposés en 2050, 449 000 en 2100 sans adaptation

D’ici à 2050, 5 200 logements, dont 2 000 résidences secondaires, et 1 400 locaux d’activités économiques — commerces, hôtels, bureaux ou campings — pourraient être menacés par le recul du rivage. À l’horizon 2100, et en l’absence de toute mesure face aux effets du changement climatique, l’estimation atteint 449 000 logements et 53 000 locaux professionnels. Ces projections proviennent des travaux du Cerema sur la projection du trait de côte aux horizons 2050 et 2100, cités par le commissariat.

Le trait de côte désigne la limite entre la terre et la mer : le point atteint par la marée haute, ou le bord d’une falaise. Son recul n’est pas uniforme. Quatre départements comptent une partie de leur littoral qui recule de plus de 1,5 mètre par an.

  • recul supérieur à 1,5 mètre par an sur une partie du littoral : Charente-Maritime, Gironde, Gard, Bouches-du-Rhône
  • au moins un tiers du linéaire en recul de 0,1 à 1,5 mètre par an : Pas-de-Calais, Somme, Seine-Maritime, Manche, Vendée, Charente-Maritime, Gironde, Hérault
  • secteurs les plus exposés cités par le commissariat : baies des Hauts-de-France, havres du Cotentin, côte ouest d’Oléron, Gironde, Camargue
  • 1,5 million de personnes résident dans une zone potentiellement exposée à la submersion marine

La stratégie nationale privilégie les méthodes souples aux digues

Digues et murs sont parfois édifiés pour bloquer le recul, mais ils déplacent le problème : l’érosion s’accentue en aval de l’ouvrage. La stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte oriente désormais l’action vers des méthodes dites souples, qui acceptent l’évolution naturelle du rivage, dont les solutions fondées sur la nature.

Les herbiers de posidonie de Méditerranée réduisent la hauteur des vagues de 30 %. Outre-mer, les mangroves atténuent la force de la houle de 13 % à 66 %, les récifs coralliens de 51 % à 74 %, selon le retour d’expérience du Cerema sur les méthodes souples. Les dunes de sable constituent pour leur part un stock capable de reconstituer une plage après une tempête ; des barrières brise-vent et la végétation servent à les maintenir. L’Office national des forêts protège 380 kilomètres de dunes en France.

Lorsque la protection n’est plus tenable, l’adaptation passe par la relocalisation planifiée des logements et des activités vers des zones moins exposées. Le commissariat cite les cas du Prêcheur en Martinique et de Petit-Bourg en Guadeloupe, ainsi que le déplacement du village de Miquelon, à Saint-Pierre-et-Miquelon, engagé face au risque de submersion.

Une application communale mise en ligne le 18 juin sur Géolittoral

Ces données sont désormais consultables commune par commune. Le ministère de la Transition écologique a mis en ligne le 18 juin une application développée par le Cerema à sa demande, hébergée sur le portail Géolittoral. Elle couvre 1 029 communes du littoral dans l’Hexagone, en Corse et en outre-mer, et rassemble chiffres clés, cartes et graphiques sur le recul du rivage et les effets du changement climatique, dont l’élévation du niveau de la mer. L’outil avait été présenté lors du Conseil de planification écologique du 19 mai 2026.

3 Publications sources

Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — Commissariat général au développement durable, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

  1. L'érosion des côtes et la montée du niveau de la mernotre-environnement.gouv.fr — CGDD ·
  2. Lancement de l'application « Le littoral de ma commune » : un nouvel outil pour mieux comprendre les enjeux du littoral et accompagner son adaptationMinistère de la Transition écologique — Presse ·
  3. « Le littoral de ma commune » : une application pour comprendre l’évolution du trait de côteMinistère de la Transition écologique — Actualités ·

Article produit automatiquement — sans rédaction humaine

Ce texte a été rédigé par un traitement automatisé à partir des 3 publications citées ci-dessus, et n'a été relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction. Aucune phrase n'est reprise d'un article de presse. En cas d'écart avec une source, c'est la source qui fait foi.

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