Pollinisateurs : le suivi européen EU PoMS déployé sur 120 sites français

Le marché public qui doit permettre le déploiement en France du dispositif européen de suivi des insectes pollinisateurs est ouvert jusqu'au 21 septembre 2026 à 16 heures. Découpé en treize lots régionaux de quatre ans, il porte sur 120 sites de comptage en métropole et en Corse, suivis au moins jusqu'en 2050.
L'État a ouvert cet été le marché public destiné à mettre en œuvre en France le protocole européen de suivi des populations d'insectes pollinisateurs. Les candidatures sont recevables jusqu'au 21 septembre 2026 à 16 heures, selon l'avis diffusé le 18 août par la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Bretagne. La consultation est découpée en treize lots régionaux indépendants d'une durée de quatre ans.
Le calendrier distingue une phase de mise en place, en 2026 et au début de 2027, puis trois premières années de relevés en 2027, 2028 et 2029. Le dispositif, désigné par le sigle EU PoMS, découle du règlement européen sur la restauration de la nature et d'un acte délégué publié au Journal officiel de l'Union européenne en novembre 2025.
120 mailles de deux kilomètres sur deux, tirées au sort
En France métropolitaine et en Corse, le protocole doit être appliqué sur 120 sites fixes, constitués de mailles de 2 km sur 2 km et conservés au minimum jusqu'en 2050. Ils ont été désignés par tirage aléatoire stratifié selon trois critères : les régions biogéographiques, les trois types d'écosystèmes retenus par l'acte délégué — agricoles, forestiers et autres — et les régions administratives. La même méthode s'applique dans les autres États membres.
La Bretagne accueillera onze de ces sites, dont huit classés en écosystèmes agricoles et trois dans la catégorie « autres ». Le suivi porte sur quatre groupes taxinomiques : les abeilles, les syrphes, les papillons de jour et les papillons de nuit.
Un transect mensuel le jour, des pièges lumineux la nuit
Le module principal du protocole repose sur un transect d'un kilomètre, parcouru séparément pour chacun des trois groupes diurnes, et sur la pose de pièges lumineux pour les papillons nocturnes. L'opération doit être répétée chaque mois sur chaque site pendant la période de vol des groupes concernés, soit huit mois en moyenne, avec des variations selon la géographie. Chaque individu rencontré doit être identifié au niveau de l'espèce.
Un module complémentaire vise les espèces classées « en danger critique d'extinction » sur la liste rouge européenne, avec un passage annuel sur les sites où leur présence est connue. Les relevés serviront à calculer des indicateurs d'abondance et de diversité à l'échelle nationale uniquement : la DREAL précise qu'aucune interprétation plus fine ne sera possible, et que la présence d'un site n'implique aucune évolution des pratiques des exploitants concernés.
Des prestataires privés, un pilotage assuré par l'État
La réalisation du suivi est confiée à des prestataires privés en raison des compétences taxinomiques requises. Les candidatures peuvent émaner d'une structure unique ou d'un groupement, et les questions des candidats passent par la plateforme des achats de l'État. Un pilotage national, assuré par la direction de l'eau et de la biodiversité et par Patrinat, doit garantir l'uniformité des pratiques.
Le positionnement des parcours et des pièges à l'intérieur de chaque maille fera l'objet d'une concertation locale, animée par le prestataire retenu et accompagnée par les services de l'État, qui organiseront la première prise de contact avec les collectivités et les acteurs socio-professionnels. Il recherchera la compatibilité avec les activités présentes, en recourant autant que possible aux chemins existants.
Un programme de formation européen, baptisé European Pollinator Identification Courses, a été mis en place depuis 2025 pour former des experts taxinomistes dans les États membres ; il est librement accessible. Un dispositif de formation national est par ailleurs en cours de déploiement.
Un plan national sur les pollinisateurs depuis novembre 2021
Le suivi européen s'ajoute au plan national en faveur des insectes pollinisateurs et de la pollinisation, lancé en novembre 2021. Le ministère de l'Agriculture indiquait en février 2026 que plus d'une centaine d'initiatives agricoles favorables aux pollinisateurs avaient été recensées, et rappelait que la mortalité annuelle des colonies d'abeilles mellifères peut dépasser 30 %. L'axe consacré aux pratiques agricoles est piloté par l'association Contrat de solutions, qui réunit 45 acteurs du secteur.
Le service des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique dénombrait, au 1er octobre 2025, 76 plans nationaux d'actions en faveur des espèces menacées, dont 57 en métropole et 19 outre-mer. Ces plans couvrent 474 taxons, sans compter le plan consacré aux insectes pollinisateurs, qui vise à lui seul plus de 7 000 taxons.
« En septembre prochain, nous ne pourrons pas nous exempter de présenter notre plan national de restauration de la nature (PNRN) car c'est un engagement européen. Nous avons encore le choix de le faire avec méthode. »
4 Publications sources
Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Extrait du document officiel — DREAL Bretagne, reproduction autorisée avec mention de la source.
- Ouverture de l'appel d'offres EUPoMS : un protocole de suivi européen des populations d'insectes pollinisateurs
- Sauvegarde des pollinisateurs : de bonnes pratiques agricoles à essaimer partout en France
- 76 plans nationaux d’actions en faveur des espèces menacées en vigueur en 2025
- Financer la préservation et la restauration de la biodiversité : une ambition sans les moyens de ses objectifs
Article produit automatiquement — sans rédaction humaine
Ce texte a été rédigé par un traitement automatisé à partir des 4 publications citées ci-dessus, et n'a été relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction. Aucune phrase n'est reprise d'un article de presse. En cas d'écart avec une source, c'est la source qui fait foi.
Procédé décrit sur la page Méthode. Une erreur ? Signaler — ou demander un retrait.