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Lynx boréal : une signalisation routière expérimentée dans le Haut-Jura

· 4 min de lecture · 1 source

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Les ministères de l'Intérieur, de la Transition écologique et des Transports ont annoncé le 12 août 2026 l'expérimentation d'une signalisation routière destinée à réduire les collisions avec le lynx boréal. Les panneaux seront posés de septembre à octobre sur des routes nationales et départementales du parc naturel régional du Haut-Jura, pour une évaluation de trois ans.

Article produit automatiquement, sans rédaction humaine — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'État va tester une signalisation routière propre au lynx boréal dans le Haut-Jura. Les ministères de l'Intérieur, de la Transition écologique et des Transports ont décidé de conduire cette expérimentation pour réduire le nombre d'animaux tués par des véhicules. Les panneaux seront installés sur la période de septembre à octobre 2026, sur des tronçons situés dans le périmètre du parc naturel régional du Haut-Jura. Le ministère de la Transition écologique a rendu la décision publique le 12 août 2026.

Le dispositif ne crée aucun panneau nouveau. Il repose sur un panneau réglementaire existant, le A15b, dit « faune sauvage ». Plusieurs variantes seront déployées, construites à partir de la réglementation en vigueur : un panonceau d'étendue et des panneaux de vitesse conseillée viendront le compléter. Des arrêtés interministériels encadrent l'ensemble.

Deux routes nationales et des départementales sur trois départements

Les sections retenues relèvent des routes nationales N5 et N57 ainsi que de routes départementales. L'opération associe la direction interdépartementale des routes Est, les conseils départementaux concernés et les partenaires des trois départements traversés : l'Ain, le Doubs et le Jura.

Le parc naturel régional du Haut-Jura a apporté son appui à la démarche. Le massif jurassien héberge près de 80 % de la population française de lynx, selon le ministère. Le financement est assuré par le ministère de la Transition écologique et par le WWF, par l'intermédiaire de la Société française pour l'étude et la protection des mammifères (SFEPM).

Trois ans d'évaluation confiée au Cerema

Le Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) est chargé de l'évaluation. Celle-ci portera notamment sur le comportement et la perception des usagers de la route. Elle durera trois ans et doit établir si la signalisation limite effectivement les collisions. Un déploiement plus large ne sera envisagé qu'à l'issue de cette période, et seulement le cas échéant.

  • panneau A15b « faune sauvage », complété par un panonceau d'étendue et des panneaux de vitesse conseillée ;
  • pose sur la période de septembre à octobre, sur des sections des N5 et N57 et de routes départementales ;
  • périmètre : le parc naturel régional du Haut-Jura, sur les départements de l'Ain, du Doubs et du Jura ;
  • évaluation confiée au Cerema pendant trois ans, portant notamment sur le comportement des conducteurs.

Une vingtaine de collisions détectées chaque année

Les collisions constituent la première cause de mortalité du lynx boréal. Une vingtaine de cas ont été détectés par an au cours de la dernière décennie. Le ministère rattache cette exposition à trois caractéristiques de l'espèce : un domaine vital de grande superficie, des distances de déplacement importantes et un comportement territorial. Les destructions illégales et le manque de brassage génétique sont les deux autres menaces principales qui pèsent sur elle.

La population reste de taille réduite, et le ministère souligne que la mort d'un seul animal la fragilise. Le lynx boréal est l'une des trois espèces protégées de grands carnivores présentes en France. Son aire de répartition s'est étendue depuis le massif jurassien, mais l'espèce demeure classée « en danger » sur la liste rouge nationale des espèces menacées.

Un plan national d'actions approuvé en 2022

L'expérimentation s'inscrit dans le plan national d'actions en faveur du lynx boréal, approuvé en 2022. La DREAL Bourgogne-Franche-Comté en assure la coordination pour le compte de l'État et l'Office français de la biodiversité l'animation. Le plan associe des représentants associatifs, des scientifiques, des représentants des activités socio-professionnelles, des éleveurs et des chasseurs. Son objectif est de rétablir l'espèce dans un bon état de conservation.

1 Publication source

Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — Ministère de la Transition écologique, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

  1. Expérimentation d’une signalisation routière spécifique au lynx dans le Parc naturel régional du Haut-Jura en vue de réduire le risque de mortalité par collisionMinistère de la Transition écologique — Presse ·

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