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Chlordécone : 45 aliments analysés, contamination en recul aux Antilles

· 4 min de lecture · 3 sources

Illustration — Environnement
Landscape in Forêt (Trooz) 02.jpg — Pierre-Jacques DESPA, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Les teneurs en chlordécone mesurées dans 45 catégories d’aliments consommés en Guadeloupe et en Martinique sont inférieures à celles des travaux antérieurs, selon l’étude Chlorexpo de l’Anses publiée le 4 juin et relayée le 14 août par le Commissariat général au développement durable. L’exposition moyenne des adultes est estimée à 0,020 microgramme par kilo de poids corporel et par jour en Guadeloupe.

Article produit automatiquement, sans rédaction humaine — Responsable de publication : — Mis à jour le

45 catégories d’aliments consommés en Guadeloupe et en Martinique ont été analysées dans le cadre de l’étude Chlorexpo, conduite par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Les teneurs relevées sont plus basses que celles des travaux antérieurs, en particulier pour les légumes et les légumes racines. Aucune trace n’a été détectée dans les fruits analysés. Les résultats ont été publiés le 4 juin ; le Commissariat général au développement durable les a repris le 14 août.

L’exposition alimentaire moyenne des adultes est évaluée à 0,020 microgramme par kilo de poids corporel et par jour en Guadeloupe, et à 0,015 en Martinique. Pour la quasi-totalité de la population, ces niveaux restent inférieurs à la valeur de référence retenue par l’agence. Les analyses ont également porté sur le chlordécol, principal produit de transformation du chlordécone dans l’environnement : il n’apparaît que dans moins de 3 % des échantillons.

Œufs et produits de la pêche restent les plus contributeurs

Les niveaux les plus élevés sont mesurés dans les œufs et dans les produits de la pêche : poissons, mollusques et crustacés marins, ainsi que crustacés d’eau douce. L’écart tient largement au mode d’approvisionnement. Les produits issus de circuits informels, comme l’autoproduction ou la pêche de loisir, sont davantage concernés que ceux achetés dans le commerce. L’Anses recommande d’en limiter la consommation et invite les détenteurs de poules pondeuses à faire analyser les sols de leur terrain.

L’étude confirme que les personnes qui s’approvisionnent principalement en grandes surfaces, en commerces, sur les marchés ou auprès de professionnels sont moins exposées. Trois personnes sur quatre déclarent aujourd’hui recourir surtout à ces circuits, selon les données citées par le Commissariat général au développement durable.

  • 45 catégories d’aliments analysées en Guadeloupe et en Martinique
  • 0,020 microgramme par kilo de poids corporel et par jour d’exposition moyenne chez l’adulte en Guadeloupe, 0,015 en Martinique
  • chlordécol détecté dans moins de 3 % des échantillons
  • aucune détection dans les fruits analysés
  • trois personnes sur quatre s’approvisionnent principalement dans le commerce

Un insecticide sans autorisation depuis 1993, persistant dans les sols

Le chlordécone a été employé dans les bananeraies antillaises jusqu’en 1993, année où son autorisation a pris fin. La Haute Autorité de santé rappelle que ses propriétés et les conditions locales de sols, de climat et de géologie le maintiennent durablement présent dans les sols et les eaux, où il contamine la faune, la flore et, par voie de conséquence, l’alimentation. Un plan chlordécone est en place depuis 2008 ; sa quatrième phase couvre la période 2021-2027 et ouvre à la population potentiellement exposée un dosage sanguin gratuit.

La Haute Autorité de santé cible quatre publics pour le dosage sanguin

Le 22 juin, la Haute Autorité de santé a publié, avec la Société de toxicologie clinique et à la demande du ministère chargé de la santé, une recommandation de bonne pratique sur la mesure de la chlordéconémie, c’est-à-dire la concentration de chlordécone dans le sang. L’exposition chronique concerne toute personne résidant ou ayant résidé au moins six mois en Guadeloupe ou en Martinique. Le dosage est préconisé pour les publics les plus exposés ou les plus vulnérables.

  • les enfants de moins de 7 ans, en particulier en maison avec jardin ou fréquentant des aires de jeux en zone contaminée
  • les personnes de plus de 7 ans résidant en zone contaminée
  • les couples ayant un projet de grossesse exprimé en consultation préconceptionnelle
  • les nouveau-nés, par une mesure dans le sang du cordon lorsque la chlordéconémie de la mère était détectable pendant la grossesse

3 Publications sources

Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — Commissariat général au développement durable, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

  1. Alimentation : le chlordécone recule en Guadeloupe et Martiniquenotre-environnement.gouv.fr — CGDD ·
  2. Chlorexpo : l'exposition au chlordécone mesurée au plus près des habitudes alimentairesnotre-environnement.gouv.fr — CGDD ·
  3. Chlordécone : la HAS publie des recommandationsHAS — Actualité ·

Article produit automatiquement — sans rédaction humaine

Ce texte a été rédigé par un traitement automatisé à partir des 3 publications citées ci-dessus, et n'a été relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction. Aucune phrase n'est reprise d'un article de presse. En cas d'écart avec une source, c'est la source qui fait foi.

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