Plan Agriculture Méditerranée : 46 aires labellisées en 2024 et 2025

Le ministère de l'Agriculture a mis en ligne le 27 juillet 2026 le point d'étape régional du Plan Agriculture Méditerranée. Quarante-six aires agricoles de résilience climatique ont été labellisées en 2024 et 2025, dont 28 en Occitanie. Dix-huit projets y ont été retenus, pour 23,7 millions d'euros de dépenses et 9,5 millions d'aide de l'État.
Quarante-six territoires ont reçu le label « aire agricole de résilience climatique » (AARC) en 2024 et en 2025 au titre du Plan Agriculture Méditerranée. Le décompte ressort du point d'étape régional mis en ligne par le ministère de l'Agriculture le 27 juillet 2026. L'Occitanie en concentre 28. Viennent ensuite la Corse avec six labels, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et la Nouvelle-Aquitaine avec cinq chacune, puis l'Auvergne-Rhône-Alpes avec deux.
Le label désigne une démarche collective de territoire, et non une exploitation. Il suppose un diagnostic d'adaptation au changement climatique, un partenariat réunissant des acteurs agricoles de l'amont et de l'aval, et un plan d'action. La labellisation est prononcée par le préfet de région.
23,7 millions d'euros de dépenses pour dix-huit projets
Au sein des aires labellisées en Occitanie, dix-huit projets ont été retenus au terme de l'appel à projets conduit par FranceAgriMer. Le ministère évalue à 23,7 millions d'euros le montant des dépenses matérielles et immatérielles engagées, dont 9,5 millions d'euros à la charge de l'État. Il précise que cette liste et ces montants restent soumis à l'instruction approfondie des dossiers. Les lauréats ont été rendus publics par un communiqué le 31 juillet.
Les projets couvrent quatre familles de productions. La vigne d'abord, avec des plans d'adaptation portés par le syndicat des vins Pays d'Oc IGP, la chambre d'agriculture du Gard et celle de l'Aude. Les légumineuses à graines destinées à l'alimentation humaine ensuite, dans le Tarn, le Gers et la Haute-Garonne. L'élevage, avec des travaux sur les ressources fourragères dans les Pyrénées-Orientales et le Gers. Les cultures permanentes enfin : olivier, pistachier, grenadier, caroubier, châtaignier des Cévennes, prune et raisin de table. Deux projets visent des débouchés non alimentaires, un géotextile en chanvre et le développement du BioGNV. En Auvergne-Rhône-Alpes, un seul dossier a été retenu, consacré à la filière fromagère AOP Picodon.
- Occitanie : 28 aires labellisées en 2024 et 2025 ;
- Corse : 6 aires ;
- Provence-Alpes-Côte d'Azur : 5 aires ;
- Nouvelle-Aquitaine : 5 aires, toutes en Lot-et-Garonne ;
- Auvergne-Rhône-Alpes : 2 aires, en Ardèche et dans la Drôme.
Un périmètre de dix-huit départements fixé sur critère climatique
Le plan a été lancé le 16 juillet 2024. Son périmètre couvre dix-huit départements, choisis à partir d'une typologie climatique de la France métropolitaine établie par l'INRAE, qui distingue huit classes. Trois d'entre elles ont été retenues : climat méditerranéen altéré, climat du bassin du Sud-Ouest et climat méditerranéen franc. Cinq départements relèvent de Provence-Alpes-Côte d'Azur, huit d'Occitanie, deux de Corse, deux d'Auvergne-Rhône-Alpes et un de Nouvelle-Aquitaine.
Quatre financements pour l'édition 2026
Le ministère a publié le 6 août 2026 le détail du dispositif reconduit pour 2026. Quatre voies de financement coexistent, avec des plafonds distincts. Deux d'entre elles sont réservées à la préparation : le guichet d'émergence, ouvert aux candidats à la labellisation, et le guichet de maturation, destiné aux projets de filière jugés insuffisamment aboutis pour se présenter à l'appel à projets ou non retenus par celui-ci.
- guichet « Émergence AARC » : aide de 10 000 à 25 000 euros, taux de 80 % ;
- guichet « Animation AARC » : jusqu'à un demi-poste en équivalent temps plein pendant trois ans et 30 000 euros de prestations, taux de 80 % ;
- guichet « Maturation de projet » : aide de 10 000 à 50 000 euros, taux de 80 % ;
- appel à projets « Structuration de filière » : aide de 100 000 à 2,4 millions d'euros, taux de 25 % à 50 %.
Un acteur public territorial désormais obligatoire
Les critères de labellisation ont été modifiés après le retour d'expérience des deux premières campagnes. Un acteur public territorial doit désormais se trouver au centre du partenariat et porter la démarche : collectivité hors conseil régional, groupement de collectivités, parc naturel national ou régional, ou chambre d'agriculture. Le ministère indique que les labels décernés en 2024 et 2025 restent valables, et que leurs porteurs conservent l'accès au guichet de maturation et à l'appel à projets. Il les incite toutefois à faire évoluer leur dossier pour répondre aux nouveaux critères.
Un appel à manifestation d'intérêt pour la labellisation a été lancé en juillet 2026 par les cinq directions régionales de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt concernées. Ce sont elles qui instruisent les labellisations, l'accès aux guichets et la sélection des lauréats, en lien avec la direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises et avec FranceAgriMer.
3 Publications sources
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