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Pneumocoques : la HAS change de vaccins pour nourrissons et 65 ans et plus

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Illustration — Santé
Bâtiment principal, hôpital de la Marine, Rochefort.jpg — Douskka, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

La Haute Autorité de santé a publié le 30 juillet 2026 sa stratégie révisée de vaccination contre les infections à pneumocoques. Elle recommande le vaccin PREVENAR 20 chez les nourrissons et les enfants à risque, et le recours préférentiel au CAPVAXIVE chez les adultes à risque et les personnes de 65 ans et plus.

Article produit automatiquement, sans rédaction humaine — Responsable de publication : — Mis à jour le

La Haute Autorité de santé a rendu publique le 30 juillet 2026 une révision de la stratégie française de vaccination contre les infections à pneumocoques. Deux vaccins prennent la première place : PREVENAR 20, désigné dans l'avis par le sigle VPC20, chez les nourrissons et les enfants exposés à un risque particulier ; CAPVAXIVE, ou VPC21, chez les adultes à risque et les personnes âgées de 65 ans et plus. Cette stratégie remplace le recours aux vaccins jusqu'ici utilisés, VPC13 et VPC15, ainsi qu'au VPP23 pour certaines populations.

L'agence s'est autosaisie de ce dossier. Elle explique avoir voulu situer la place des vaccins récemment disponibles, qui couvrent un nombre plus élevé de sérotypes, dans un contexte d'évolution des infections et des souches en circulation. Les infections invasives à pneumocoques, bactériémies et méningites, peuvent conduire à une hospitalisation et au décès ; les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées et les porteurs de certains facteurs de risque y sont les plus exposés.

41 % des cas couverts chez l'enfant, contre 18 % auparavant

La HAS appuie le passage au VPC20 chez le nourrisson sur les données de 2024 : ce vaccin protège contre 41 % des cas d'infections invasives à pneumocoques observés chez les enfants, quand les vaccins précédemment recommandés couvraient jusqu'à 18 % des cas. Le schéma retenu par l'agence comporte des doses à 2, 4 et 6 mois, suivies d'un rappel à 11 mois. Il vaut aussi pour les prématurés, ainsi que pour les enfants à risque — immunodéprimés, drépanocytaires, aspléniques ou porteurs de certaines maladies chroniques — dans les conditions prévues par le calendrier vaccinal.

L'avis règle le sort des vaccinations en cours. Les nourrissons dont la vaccination a débuté avec le VPC13 ou le VPC15 la poursuivent avec le VPC20, selon le schéma de ce dernier. Chez les adultes déjà vaccinés par le VPC20, la HAS n'appelle pas de rattrapage à ce stade. Les deux vaccins peuvent être administrés en même temps que les autres vaccinations prévues au calendrier vaccinal.

Une dose unique de VPC21 après 65 ans

Chez les adultes de 65 ans et plus et chez ceux qui présentent un risque accru d'infection à pneumocoque, la HAS recommande le recours préférentiel au VPC21, en dose unique. L'écart de couverture justifie ce choix selon l'agence : ce vaccin protège contre 84 % des cas d'infections relevés chez les 65 ans et plus, contre 63 % pour le VPC20.

Des cas en progression continue depuis 2015

Le nombre de cas augmente sans interruption depuis 2015, indique la HAS. L'incidence est la plus forte chez les nourrissons de moins d'un an, avec 26,3 cas pour 100 000 habitants, et chez les personnes âgées, de 18,7 cas pour 100 000 entre 65 et 69 ans à 63,7 cas pour 100 000 au-delà de 89 ans. Une modélisation conduite avec l'Institut Pasteur estime que, si la stratégie vaccinale n'évoluait pas, ces infections invasives entraîneraient sur cinq ans plus de 17 000 hospitalisations, près de 3 000 personnes porteuses de séquelles et environ 2 800 décès.

Le pneumocoque est par ailleurs la première cause bactérienne de pneumonie aiguë communautaire en France, où il représente 15 à 30 % des cas. L'agence dénombre au moins 60 000 cas par an pour cette seule infection, qui touche principalement les jeunes enfants et les personnes de 65 ans et plus et s'accompagne d'un risque élevé d'hospitalisation.

Deux chantiers laissés ouverts

À la demande du ministère chargé de la Santé, la HAS a également examiné l'opportunité de recommander cette vaccination aux travailleurs régulièrement exposés aux fumées de soudage, soudeurs et salariés de la métallurgie, chez qui elle relève un surrisque d'infection. Sa publication du 30 juillet n'en donne pas la conclusion. L'agence annonce d'autre part l'ouverture d'une évaluation du VPC21 chez les enfants à risque, dont elle attend l'aboutissement d'ici la fin de l'année 2026.

La HAS demande enfin que soient renforcés le suivi de la couverture vaccinale et la mesure de l'impact de la vaccination dans les populations concernées, et que soient approfondies les connaissances sur la durée de protection conférée par ces vaccins et sur leurs modalités de co-administration. Elle précise que la stratégie publiée pourra être actualisée selon l'évolution des données épidémiologiques, des connaissances scientifiques et des indications autorisées des vaccins.

1 Publication source

Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — Haute Autorité de santé, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

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