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Virus Shamonda : une dizaine d'élevages laitiers touchés dans l'Est

· 3 min de lecture · 1 source

Illustration — Économie
Le métro du côté de Bercy.jpg — besopha, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Le virus Shamonda a été identifié fin juillet 2026 dans une dizaine d'exploitations de vaches laitières du Doubs, du Jura, de l'Ain, de la Haute-Savoie et de la Savoie. C'est sa première apparition en France. Aucune mesure de police sanitaire ne s'applique : le virus n'est pas réglementé.

Article produit automatiquement, sans rédaction humaine — Responsable de publication : — Mis à jour le

Une dizaine d'élevages de vaches laitières ont été touchés fin juillet par le virus Shamonda (SHAV), un orthobunyavirus jamais détecté jusque-là en France. Les exploitations concernées se situent dans le Doubs, le Jura, l'Ain, la Haute-Savoie et la Savoie. Le ministère de l'Agriculture décrit une situation évolutive et juge pour l'heure l'impact faible dans les troupeaux atteints.

Pour les éleveurs, aucune obligation nouvelle n'en découle. Le SHAV n'est pas une maladie catégorisée au titre de la législation européenne sur la santé animale : il n'est soumis à aucune mesure officielle de surveillance ni de lutte. L'Organisation mondiale de la santé animale ne le réglemente pas davantage. Aucun abattage n'est imposé en cas d'infection.

Fièvre, baisse de lait, diarrhée

Les bovins infectés passent par une phase aiguë aux signes discrets : fièvre, recul de la production laitière, diarrhée. Ces manifestations sont transitoires dans la majorité des cas.

Le risque se déplace lorsque l'infection touche une femelle gestante. Une seconde phase clinique peut alors survenir, avec des avortements et d'importantes malformations fœtales, comme pour la maladie de Schmallenberg.

Ni vaccin ni traitement

Aucun vaccin n'est disponible contre le SHAV. Il n'existe pas non plus de traitement virucide permettant d'éliminer le virus chez l'animal. Le seul levier tient à la protection des troupeaux contre les insectes vecteurs, pour réduire le risque d'infection.

  • éliminer les sites de ponte des moucherons : effluents liquides, zones d'eau stagnante ;
  • désinsectiser les moyens de transport ;
  • surveiller l'apparition de fièvre, de diarrhée ou d'une baisse de production laitière dans le troupeau.

Le même vecteur que la fièvre catarrhale ovine

Le virus se transmet principalement par les moucherons piqueurs du genre Culicoides, comme les autres virus du sérogroupe Simbu. C'est le vecteur qui propage déjà la fièvre catarrhale ovine et la maladie hémorragique épizootique. Les éleveurs des zones concernées font donc face à un troisième agent porté par le même insecte.

La transmission directe d'un animal à l'autre n'est pas établie, à une exception près : la transmission verticale de la mère à sa descendance pendant la gestation. Les bovins sont considérés comme les hôtes les plus répandus. Les petits ruminants pourraient l'être également.

Le SHAV appartient au sérogroupe Simbu, auquel se rattachent aussi le virus de la maladie de Schmallenberg et le virus Akabane. Il a été détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960, puis signalé de façon sporadique en Afrique de l'Ouest, de l'Est et australe, ainsi qu'au Japon. À l'été 2026, il est apparu en Allemagne, en Suisse et en France.

Pas de risque pour les consommateurs

Le virus n'est pas transmissible à l'homme. Le ministère de l'Agriculture indique qu'il ne présente pas d'impact pour la santé publique, y compris pour la consommation de lait ou de viande. Il précise par ailleurs que le SHAV n'est pas comparable au virus de la dermatose nodulaire contagieuse, dont les effets sur la santé des bovins sont bien plus importants.

1 Publication source

Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

  1. Cas d’infections de vaches laitières par un orthobunyavirusMinistère de l'Agriculture — Actualités ·

Article produit automatiquement — sans rédaction humaine

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