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Dossier de référenceIndustrie

Aides publiques à l'investissement industriel : qui finance quoi

Mis à jour le · 13 min de lecture · 12 sources officielles

Quelles aides publiques peut obtenir une entreprise pour un investissement industriel en France ?

Les aides publiques à l'investissement industriel relèvent du droit européen des aides d'État. En dessous de 300 000 euros sur trois exercices fiscaux, une aide est dispensée de notification au titre du règlement de minimis. Au-delà, elle doit entrer dans un régime exempté ou être notifiée à la Commission européenne.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Le plafond général de minimis est de 300 000 euros par entreprise sur trois exercices fiscaux depuis le 1er janvier 2024, en application du règlement (UE) 2023/2831 applicable jusqu'au 31 décembre 2030.
  • Une aide à l'investissement en faveur d'une PME est plafonnée à 20 % des coûts admissibles pour une petite entreprise et à 10 % pour une moyenne entreprise au titre du règlement général d'exemption par catégorie.
  • Le crédit d'impôt pour l'industrie verte a pris fin le 31 décembre 2025 sur le fondement du cadre européen TCTF ; le Gouvernement a annoncé sa prorogation jusqu'en 2028 sur le fondement du nouveau cadre CISAF.
  • L'appel d'offres Grands projets industriels de décarbonation 2026 est ouvert du 7 mai au 7 septembre 2026 à 15 heures, sur la plateforme Agir de l'ADEME.
  • Un décret du 26 décembre 2025 a créé la Plateforme Aides d'État, registre national des aides de minimis exigé par le droit de l'Union à compter du 1er janvier 2026.

Qu'appelle-t-on une aide publique à l'investissement industriel ?

Le terme recouvre des instruments de nature très différente : subventions directes, avances récupérables, prêts à taux bonifié, garanties publiques, crédits d'impôt, apports en fonds propres, mise à disposition de terrain ou exonérations fiscales locales. Leur point commun est juridique et non financier : dès lors qu'elles procurent un avantage sélectif financé par des ressources publiques, elles relèvent du régime des aides d'État.

L'article 107, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne fixe quatre critères cumulatifs. L'aide doit être octroyée directement par l'État ou indirectement par un organisme public ou privé au moyen de ressources publiques. Elle doit procurer un avantage sélectif à certaines entreprises ou à certaines productions. Elle doit fausser ou menacer de fausser la concurrence. Elle doit être susceptible d'affecter les échanges entre États membres.

Cette qualification emporte une conséquence pratique majeure pour l'entreprise : une aide accordée en méconnaissance des règles européennes est illégale et récupérable, intérêts compris, auprès du bénéficiaire. La vérification du fondement juridique de l'aide n'incombe pas seulement à l'administration qui la verse.

Quelles règles européennes encadrent ces aides ?

Le seuil de minimis

En dessous d'un certain montant, une aide est réputée ne pas affecter les échanges et échappe à toute notification. Le règlement (UE) 2023/2831 du 13 décembre 2023 a porté le plafond général de 200 000 à 300 000 euros par entreprise unique sur trois exercices fiscaux, pour les aides accordées depuis le 1er janvier 2024. Ce règlement s'applique jusqu'au 31 décembre 2030.

Le secteur du transport routier de marchandises pour compte d'autrui, longtemps soumis à un plafond spécifique de 100 000 euros, relève désormais du plafond général. L'agriculture et la pêche conservent des plafonds propres, sensiblement inférieurs.

Plafonds de minimis par entreprise sur trois exercices fiscaux
Plafonds de minimis par entreprise sur trois exercices fiscaux. Montants en euros, applicables aux aides accordées depuis le 1er janvier 2024.Pêche et aquaculture — 30 000 €Pêche et aquaculture30 000 €Agriculture — 50 000 €Agriculture50 000 €Transport routier de marchandises — 300 000 €Transport routier de marchandises300 000 €Tous autres secteurs — 300 000 €Tous autres secteurs300 000 €Services d'intérêt économique général — 500 000 €Services d'intérêt économique général500 000 €

Montants en euros, applicables aux aides accordées depuis le 1er janvier 2024.Source : Service Public Entreprendre, règlement (UE) 2023/2831.

Plafonds de minimis par entreprise sur trois exercices fiscaux. Montants en euros, applicables aux aides accordées depuis le 1er janvier 2024.
PosteValeur
Pêche et aquaculture30 000 €
Agriculture50 000 €
Transport routier de marchandises300 000 €
Tous autres secteurs300 000 €
Services d'intérêt économique général500 000 €

Le plafond s'apprécie au niveau de l'entreprise unique, c'est-à-dire du groupe d'entités liées par une relation de contrôle, et non de chaque société prise isolément. Un décret du 26 décembre 2025 a créé la Plateforme Aides d'État, registre national permettant aux administrations d'enregistrer les aides de minimis accordées et de vérifier le cumul par bénéficiaire. Le droit de l'Union imposait la mise en place d'un tel registre central avant le 1er janvier 2026.

Le règlement général d'exemption par catégorie

Au-delà du seuil de minimis, la voie ordinaire reste l'exemption. Le règlement général d'exemption par catégorie, dit RGEC, dispense de notification les aides qui entrent dans l'une des catégories qu'il définit et qui respectent les intensités maximales fixées. Pour les aides à l'investissement en faveur des PME, ces intensités s'établissent à 20 % des coûts admissibles pour une petite entreprise et à 10 % pour une moyenne entreprise.

Intensité maximale d'une aide à l'investissement au titre du RGEC
Intensité maximale d'une aide à l'investissement au titre du RGEC. Part maximale des coûts admissibles couverte par l'aide, hors majorations en zone d'aide à finalité régionale.Petite entreprise — 20 %Petite entreprise20 %Moyenne entreprise — 10 %Moyenne entreprise10 %

Part maximale des coûts admissibles couverte par l'aide, hors majorations en zone d'aide à finalité régionale.Source : Vade-mecum des aides d'État, direction des affaires juridiques du ministère de l'Économie.

Intensité maximale d'une aide à l'investissement au titre du RGEC. Part maximale des coûts admissibles couverte par l'aide, hors majorations en zone d'aide à finalité régionale.
PosteValeur
Petite entreprise20 %
Moyenne entreprise10 %

La qualification de PME suit la définition du droit de l'Union : moins de 250 salariés, et un chiffre d'affaires annuel inférieur ou égal à 50 millions d'euros ou un total de bilan inférieur ou égal à 43 millions d'euros. La petite entreprise compte moins de 50 salariés et ne dépasse pas 10 millions d'euros de chiffre d'affaires ou de bilan. Une société dont 25 % ou plus du capital ou des droits de vote sont détenus par un organisme public perd cette qualité.

Seuils de notification individuelle à la Commission européenne
Type d'aideSeuil au-delà duquel la notification est requise
Aide à l'investissement en faveur d'une PME7,5 millions d'euros par entreprise et par projet
Aide à l'investissement à finalité régionale100 millions d'euros de coûts admissibles
Aide au développement urbain20 millions d'euros d'investissement total
Aide au financement des risques15 millions d'euros par entreprise
Aide aux services de conseil pour les PME2 millions d'euros par entreprise
Compensation de service d'intérêt économique général15 millions d'euros par an, hors transport

Les zones d'aide à finalité régionale

Certains territoires bénéficient d'un régime plus favorable au titre des aides à finalité régionale. La carte est arrêtée par la Commission européenne à la demande de chaque État membre. Elle distingue les zones dites « a », où la situation économique est la plus dégradée au regard du produit intérieur brut par habitant, et les zones dites « c », préétablies ou définies selon des critères socio-économiques.

Dans ces zones, le RGEC majore l'intensité maximale de l'aide de 10 points de pourcentage pour les moyennes entreprises et de 20 points pour les petites entreprises. Une implantation en zone d'aide à finalité régionale change donc l'équation financière d'un projet industriel, indépendamment de tout dispositif national. Le zonage se vérifie commune par commune avant l'arrêt du choix du site.

Quel soutien fiscal existe pour les investissements industriels ?

Le crédit d'impôt au titre des investissements dans l'industrie verte, dit C3IV, a été créé par la loi Industrie verte et est entré en vigueur le 14 mars 2024. Il vise quatre filières de la transition énergétique : les batteries, l'éolien, les panneaux solaires et les pompes à chaleur. Sont éligibles la production des équipements eux-mêmes, celle des composants essentiels conçus et utilisés principalement pour ces équipements, ainsi que la production ou la valorisation des matières premières critiques nécessaires.

Une entreprise qui produit des composants essentiels ou des matières premières critiques doit justifier que 50 % de son chiffre d'affaires provient d'entreprises engagées dans des activités de production en aval des quatre filières visées. La liste des composants et matières concernés a été fixée par un arrêté du 11 mars 2024 pour la période courant jusqu'au 31 décembre 2025.

La mécanique du C3IV mérite d'être retenue au-delà du dispositif lui-même : la demande d'agrément doit être déposée avant l'engagement des dépenses, à l'adresse c3iv@dgfip.finances.gouv.fr. Les dossiers sont instruits par la direction générale des Finances publiques, en lien avec l'ADEME et la direction générale des Entreprises. Un investissement déjà engagé ne peut plus être présenté : c'est la règle de l'effet incitatif, commune à la quasi-totalité des aides à l'investissement.

Comment l'État finance-t-il la décarbonation de l'industrie ?

Le cadre posé par la loi Industrie verte

Promulguée en 2023, la loi Industrie verte structure l'intervention publique autour de deux axes : la création d'industries vertes, avec les batteries électriques, l'hydrogène vert et la capture du carbone, et la décarbonation de l'appareil productif existant. Le diagnostic qui la fonde est chiffré : en cinquante ans, la France a perdu 2,5 millions d'emplois industriels et la part de l'industrie dans le produit intérieur brut est passée de 22 % à 11 %.

L'effet attendu de la loi est évalué à une réduction de 41 millions de tonnes de dioxyde de carbone de l'empreinte carbone française à l'horizon 2030. Quatre priorités en découlent : faciliter, par l'accélération des procédures administratives et la dépollution des friches ; financer, par le crédit d'impôt et les appels à projets ; favoriser, par la commande publique et la conditionnalité des aides ; former, par le renforcement des filières d'ingénieurs et de techniciens.

L'industrie représente 18 % des émissions nationales de gaz à effet de serre. Les cinquante sites les plus émetteurs concentrent 55 % des émissions industrielles, soit 11 % des émissions totales du pays ; les très petites, petites et moyennes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire en représentent 25 %. La stratégie de l'État vise une réduction de 81 % des émissions de l'industrie française d'ici 2050 par rapport à 2015.

Depuis 2020, l'État accompagne les industriels par des dispositifs de soutien ciblés opérés principalement par l'ADEME, financés par France Relance puis par France 2030. Plus de 1 400 projets ont été soutenus à ce titre. La première édition de l'appel d'offres Grands projets industriels de décarbonation a attribué 1,6 milliard d'euros à 7 projets en 2025.

En parallèle, la direction générale des Entreprises a négocié des trajectoires de décarbonation avec les cinquante sites industriels les plus émetteurs. Ces entreprises se sont engagées à réduire leurs émissions de 45 % d'ici 2030 et de 50 % d'ici 2032.

L'appel d'offres GPID 2026

La deuxième édition de l'appel d'offres Grands projets industriels de décarbonation est ouverte du 7 mai 2026 au 7 septembre 2026 à 15 heures. Elle s'adresse aux entreprises de toutes tailles, au sens de la réglementation des aides d'État, situées en France et portant un projet de décarbonation d'une activité industrielle existante sur le territoire national. Les candidatures individuelles et en consortium sont admises.

Les leviers technologiques attendus sont l'efficacité énergétique, le changement du mix énergétique et notamment l'électrification, le changement du mix matière, ainsi que le captage et l'utilisation ou le stockage du dioxyde de carbone. La participation à cette deuxième édition est réservée aux entreprises ayant répondu à l'appel à manifestation d'intérêt organisé du 24 juin au 24 septembre 2025 ou au premier appel d'offres. Les dossiers se déposent sur la plateforme Agir de l'ADEME.

Quel est le rôle de l'ADEME, de Bpifrance et des régions ?

Le paysage français repose sur une division du travail entre un décideur et des opérateurs. L'État fixe les priorités et ouvre les crédits ; il ne verse presque jamais l'aide lui-même. L'ADEME opère les appels à projets liés à la transition énergétique et à la décarbonation, et met à disposition la plateforme de dépôt des dossiers. Bpifrance intervient sur le financement de l'innovation et de l'industrialisation, en cofinancement avec les banques privées, et coanime certains appels à projets avec la direction générale des Entreprises.

Les régions constituent le troisième étage. Elles disposent de régimes d'aides propres, articulés avec les dispositifs nationaux, et cofinancent fréquemment les projets industriels sur leur territoire, notamment par l'intermédiaire de fonds régionaux gérés avec Bpifrance. Le montant de l'aide régionale entre dans le calcul du cumul, au même titre que l'aide nationale.

Qui fait quoi dans le financement public de l'investissement industriel
ActeurRôleExemples d'intervention
Commission européenneAutorise les régimes d'aides et fixe les encadrementsRGEC, règlement de minimis, cadre CISAF publié le 25 juin 2025
Direction générale des EntreprisesConçoit les dispositifs et pilote les appels à projetsAppel à projets PIIEC semiconducteurs, ouvert jusqu'au 1er septembre 2026
Direction générale des Finances publiquesInstruit les agréments fiscaux et verse les crédits d'impôtAgrément C3IV, en lien avec l'ADEME et la DGE
ADEMEOpère les appels à projets et à offres de la transition écologiqueAppel d'offres GPID 2026, dépôt sur la plateforme Agir
BpifranceFinance l'innovation et l'industrialisation, coanime des appels à projetsWebinaire de présentation de l'appel à projets PIIEC, organisé avec la DGE
RégionsDéfinissent et versent des aides économiques territorialesCofinancement de projets industriels, fonds régionaux

Comment candidater à un appel à projets ?

La logique d'appel à projets a supplanté celle du guichet. Les crédits sont ouverts pour une fenêtre déterminée, un cahier des charges fixe les critères, et les dossiers sont mis en concurrence. Le calendrier n'est pas négociable : l'appel d'offres GPID 2026 se clôt le 7 septembre 2026 à 15 heures, l'appel à projets PIIEC sur les technologies avancées des semiconducteurs le 1er septembre 2026.

Parcours type d'une candidature à un appel à projets France 2030
  1. Vérifier l'éligibilitéAvant toute dépenseTaille d'entreprise au sens des aides d'État, localisation du site, nature du projet, conditions d'accès propres à l'appel
  2. Lire le cahier des chargesDès l'ouverture de l'appelCritères de sélection, dépenses admissibles, taux d'aide, pièces exigées, format du dossier
  3. Constituer le dossierPlusieurs semainesDescription technique, plan de financement, calcul du surcoût, engagements de l'entreprise, accords de consortium le cas échéant
  4. Déposer en ligneAvant la date et l'heure limitesPlateforme Agir pour l'ADEME ; dépôt horodaté et clôture stricte
  5. Instruction et sélectionSelon le calendrier de l'appelAnalyse technique et financière, audition éventuelle, décision d'attribution puis conventionnement

Séquence observée sur les appels à projets industriels opérés par l'ADEME et Bpifrance.Source : Direction générale des Entreprises.

Parcours type d'une candidature à un appel à projets France 2030. Séquence observée sur les appels à projets industriels opérés par l'ADEME et Bpifrance.
ÉtapeDélaiDétail
Vérifier l'éligibilitéAvant toute dépenseTaille d'entreprise au sens des aides d'État, localisation du site, nature du projet, conditions d'accès propres à l'appel
Lire le cahier des chargesDès l'ouverture de l'appelCritères de sélection, dépenses admissibles, taux d'aide, pièces exigées, format du dossier
Constituer le dossierPlusieurs semainesDescription technique, plan de financement, calcul du surcoût, engagements de l'entreprise, accords de consortium le cas échéant
Déposer en ligneAvant la date et l'heure limitesPlateforme Agir pour l'ADEME ; dépôt horodaté et clôture stricte
Instruction et sélectionSelon le calendrier de l'appelAnalyse technique et financière, audition éventuelle, décision d'attribution puis conventionnement

Les appels ouverts à l'été 2026 illustrent la diversité des portes d'entrée. L'appel à projets sur le projet important d'intérêt européen commun consacré aux technologies avancées des semiconducteurs court du 16 juillet au 1er septembre 2026 et vise à identifier les participants directs et les partenaires associés français. Le défi Flagships sur les sous-systèmes innovants pour la robotique et les équipements intelligents est ouvert du 9 juillet 2026 au 6 avril 2027. L'appel à projets sur la standardisation des réseaux du futur, consacré à la 6G, court du 7 juin 2026 au 15 janvier 2027.

Deux points font échouer une candidature plus souvent que la qualité du projet. Le premier est l'effet incitatif : une dépense engagée avant le dépôt de la demande n'est pas éligible, et l'engagement s'entend au sens large, commande ferme ou bon de commande signé. Le second est la restriction d'accès propre à certains appels : la deuxième édition du GPID n'est ouverte qu'aux entreprises ayant participé à la phase amont de 2025.

Quelles obligations pèsent sur l'entreprise aidée ?

La convention d'attribution fixe des obligations qui survivent au versement. Elles portent classiquement sur le maintien de l'investissement sur le site pendant une durée déterminée, la transmission de comptes rendus techniques et financiers, l'acceptation de contrôles sur pièces et sur place, et la publicité du financement public.

L'entreprise doit également déclarer les autres aides publiques reçues pour le même projet. Le cumul est encadré : plusieurs aides peuvent se superposer, mais leur total ne peut pas dépasser l'intensité maximale autorisée pour la catégorie concernée. La déclaration inexacte du cumul constitue un motif de reversement.

Enfin, le régime de minimis suppose un suivi sur trois exercices fiscaux glissants. La Plateforme Aides d'État permet désormais aux administrations de vérifier ce cumul, mais l'entreprise reste tenue de déclarer les aides déjà perçues lors de chaque nouvelle demande. Une déclaration erronée expose au reversement de l'aide excédentaire.

Calendrier des aides à l'investissement industriel
  1. 1er janvier 2024Nouveau plafond de minimisLe règlement (UE) 2023/2831 porte le plafond général de 200 000 à 300 000 euros sur trois exercices fiscaux.
  2. 14 mars 2024Entrée en vigueur du C3IVLe crédit d'impôt pour l'industrie verte s'applique aux quatre filières de la transition énergétique.
  3. 25 juin 2025Publication du CISAFLa Commission européenne publie le nouvel encadrement des aides d'État en faveur de l'industrie propre.
  4. 31 décembre 2025Fin du C3IV sur le fondement du TCTFLa DGFiP ne peut plus délivrer d'agrément sur ce fondement ; une prorogation jusqu'en 2028 est annoncée.
  5. 1er janvier 2026Registre national des aides de minimisLa Plateforme Aides d'État, créée par décret du 26 décembre 2025, répond à l'obligation européenne de registre central.
  6. 7 septembre 2026Clôture de l'appel d'offres GPID 2026Dépôt des dossiers sur la plateforme Agir de l'ADEME jusqu'à 15 heures.
  7. 31 décembre 2030Échéance du règlement de minimisLe règlement (UE) 2023/2831 cesse de produire effet à cette date.

Dates d'effet et échéances connues au 9 août 2026.Source : Direction générale des Entreprises, Service Public Entreprendre.

Calendrier des aides à l'investissement industriel. Dates d'effet et échéances connues au 9 août 2026.
ÉchéanceCe qui change
1er janvier 2024Nouveau plafond de minimis — Le règlement (UE) 2023/2831 porte le plafond général de 200 000 à 300 000 euros sur trois exercices fiscaux.
14 mars 2024Entrée en vigueur du C3IV — Le crédit d'impôt pour l'industrie verte s'applique aux quatre filières de la transition énergétique.
25 juin 2025Publication du CISAF — La Commission européenne publie le nouvel encadrement des aides d'État en faveur de l'industrie propre.
31 décembre 2025Fin du C3IV sur le fondement du TCTF — La DGFiP ne peut plus délivrer d'agrément sur ce fondement ; une prorogation jusqu'en 2028 est annoncée.
1er janvier 2026Registre national des aides de minimis — La Plateforme Aides d'État, créée par décret du 26 décembre 2025, répond à l'obligation européenne de registre central.
7 septembre 2026Clôture de l'appel d'offres GPID 2026 — Dépôt des dossiers sur la plateforme Agir de l'ADEME jusqu'à 15 heures.
31 décembre 2030Échéance du règlement de minimis — Le règlement (UE) 2023/2831 cesse de produire effet à cette date.

Questions fréquentes

Une subvention régionale compte-t-elle dans le plafond de minimis ?

Oui. Le plafond de 300 000 euros sur trois exercices fiscaux s'apprécie tous financeurs confondus : État, régions, communes, établissements publics et organismes agissant sur ressources publiques. Il s'applique par entreprise unique, c'est-à-dire au niveau du groupe lié par une relation de contrôle, et non société par société.

Peut-on demander une aide pour un investissement déjà commandé ?

Non, dans la quasi-totalité des cas. Les régimes d'aides à l'investissement exigent un effet incitatif : la demande doit être déposée avant l'engagement des dépenses. Pour le C3IV, la demande d'agrément devait être soumise avant l'engagement des dépenses présentées au crédit d'impôt.

Un grand groupe peut-il obtenir une aide à l'investissement industriel ?

Oui, selon le dispositif. L'appel d'offres Grands projets industriels de décarbonation 2026 est ouvert aux entreprises de toutes tailles. En revanche, les aides à l'investissement du RGEC réservées aux PME ne concernent que les entreprises de moins de 250 salariés respectant les seuils financiers européens.

Que risque une entreprise ayant perçu une aide illégale ?

La récupération. Une aide accordée sans respecter le droit européen est illégale et doit être remboursée par le bénéficiaire, intérêts compris, quelle que soit sa bonne foi. C'est la raison pour laquelle la convention d'attribution mentionne toujours le fondement juridique du régime appliqué.

Où vérifier si une commune se situe en zone d'aide à finalité régionale ?

Le zonage est arrêté par décret après approbation de la Commission européenne et se consulte commune par commune. En zone d'aide à finalité régionale, le RGEC autorise une majoration de l'intensité maximale de 10 points pour les moyennes entreprises et de 20 points pour les petites entreprises.

Les crédits d'impôt sont-ils des aides d'État ?

Oui lorsqu'ils sont sélectifs. Un crédit d'impôt réservé à certaines activités ou à certaines filières procure un avantage sélectif financé par des ressources publiques : il doit donc s'inscrire dans un régime autorisé. Le C3IV reposait sur le cadre temporaire européen TCTF, dont l'échéance a entraîné celle du dispositif.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Aides de minimis : seuils applicables et création d'un registre nationalService Public Entreprendre · consulté le
  2. Crédit d'impôt pour l'industrie verte (C3IV)Direction générale des Entreprises · consulté le
  3. Entrée en vigueur du crédit d'impôt pour les investissements en faveur de l'industrie verteimpots.gouv.fr · consulté le
  4. Décarboner l'industrieDirection générale des Entreprises · consulté le
  5. Grands projets industriels de décarbonation 2026Direction générale des Entreprises · consulté le
  6. Appel à projets relatif au PIIEC sur les technologies avancées des semiconducteursDirection générale des Entreprises · consulté le
  7. Vade-mecum des aides d'État, fiche 1 : la notion d'aide d'ÉtatDirection des affaires juridiques, ministère de l'Économie · consulté le
  8. Vade-mecum des aides d'État, fiche 9 : les aides aux petites et moyennes entreprisesDirection des affaires juridiques, ministère de l'Économie · consulté le
  9. Vade-mecum des aides d'État, fiche 10 : les aides à finalité régionaleDirection des affaires juridiques, ministère de l'Économie · consulté le
  10. Vade-mecum des aides d'État, fiche 6 : les services d'intérêt économique généralDirection des affaires juridiques, ministère de l'Économie · consulté le
  11. Bénéficier d'une aide ou d'un crédit d'impôtDirection générale des Entreprises · consulté le
  12. Appels à projets et appels à manifestation d'intérêtDirection générale des Entreprises · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

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