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Dossier de référenceIndustrie

Marquage CE : obligations du fabricant et de l'importateur

Mis à jour le · 13 min de lecture · 10 sources officielles

Quels produits doivent porter le marquage CE et quelles obligations pèsent sur le fabricant et l'importateur ?

Le marquage CE est obligatoire pour les produits couverts par l'un des textes d'harmonisation européens qui le prévoient, plus d'une vingtaine à ce jour, et interdit pour les autres. Le fabricant évalue seul la conformité, constitue un dossier technique et signe la déclaration UE de conformité ; l'importateur et le distributeur vérifient.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Plus d'une vingtaine de directives et règlements européens prévoient l'apposition du marquage CE ; l'apposer sur un produit non couvert est interdit.
  • L'évaluation de la conformité, la documentation technique, la déclaration UE de conformité et l'apposition du marquage relèvent de la seule responsabilité du fabricant.
  • Huit modules d'évaluation de la conformité existent, du contrôle interne de la fabrication à l'assurance qualité complète ; la législation applicable détermine lesquels sont ouverts.
  • Le marquage CE ouvre la libre circulation dans l'Espace économique européen, soit les 27 États membres de l'Union plus l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, mais pas la Suisse.
  • Le dossier technique n'accompagne pas le produit : seules les autorités de surveillance du marché peuvent en exiger la production.

Quels produits doivent porter le marquage CE ?

Le marquage CE n'est pas une règle générale applicable à tous les produits industriels. Il est obligatoire pour les seuls produits couverts par un ou plusieurs textes réglementaires européens qui le prévoient explicitement, et il est interdit pour les produits qui ne relèvent d'aucune de ces législations. Un fabricant qui appose le sigle sur un produit hors champ commet une irrégularité, au même titre que celui qui l'omet sur un produit soumis.

Plus d'une vingtaine de directives et règlements d'harmonisation technique prévoient aujourd'hui ce marquage. Chacun définit son propre champ d'application et, le cas échéant, ses exclusions. La première étape d'un projet industriel consiste donc à identifier, à partir des caractéristiques techniques du produit, la ou les législations dont il relève. Cette vérification vaut aussi bien pour un produit fabriqué en France que pour un produit importé.

Extrait de la liste des textes prévoyant le marquage CE, publiée par la direction générale des Entreprises
Produits concernésTexte de référence
Sécurité des jouetsDirective 2009/48/CE
Substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniquesDirective 2011/65/UE
Produits de constructionRèglement (UE) n° 305/2011
Compatibilité électromagnétiqueDirective 2014/30/UE
AscenseursDirective 2014/33/UE
Atmosphères explosibles (ATEX)Directive 2014/34/UE
Matériel électrique basse tensionDirective 2014/35/UE
Équipements radioélectriquesDirective 2014/53/UE
Équipements sous pressionDirective 2014/68/UE
Équipements de protection individuelleRèglement (UE) 2016/425
Appareils à gazRèglement (UE) 2016/426
Dispositifs médicauxRèglement (UE) 2017/745
BatteriesRèglement (UE) 2023/1542
MachinesRèglement (UE) 2023/1230
Écoconception des produits durablesRèglement (UE) 2024/1781
Intelligence artificielleRèglement (UE) 2024/1689
Cybersécurité des produits numériquesRèglement (UE) 2024/2847
Emballages et déchets d'emballagesRèglement (UE) 2025/40
Les textes récents ouvrant de nouveaux champs au marquage CE
  1. 2011Produits de constructionRèglement (UE) n° 305/2011, puis directive 2011/65/UE sur les substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques.
  2. 2014Huit directives alignéesBasse tension, compatibilité électromagnétique, ATEX, ascenseurs, instruments de mesure, récipients à pression, explosifs civils, pesage : applicables depuis le 20 avril 2016.
  3. 2017Dispositifs médicauxRèglements (UE) 2017/745 et 2017/746, ce dernier pour le diagnostic in vitro.
  4. 2023Machines et batteriesRèglement (UE) 2023/1230 sur les machines et règlement (UE) 2023/1542 sur les batteries.
  5. 2024Numérique et écoconceptionÉcoconception des produits durables, intelligence artificielle et cybersécurité des produits numériques entrent dans le champ du marquage.
  6. 2025EmballagesRèglement (UE) 2025/40 sur les emballages et les déchets d'emballages.

Année du texte européen, d'après la liste indicative publiée par la direction générale des Entreprises.Source : Direction générale des Entreprises.

Les textes récents ouvrant de nouveaux champs au marquage CE. Année du texte européen, d'après la liste indicative publiée par la direction générale des Entreprises.
ÉchéanceCe qui change
2011Produits de construction — Règlement (UE) n° 305/2011, puis directive 2011/65/UE sur les substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques.
2014Huit directives alignées — Basse tension, compatibilité électromagnétique, ATEX, ascenseurs, instruments de mesure, récipients à pression, explosifs civils, pesage : applicables depuis le 20 avril 2016.
2017Dispositifs médicaux — Règlements (UE) 2017/745 et 2017/746, ce dernier pour le diagnostic in vitro.
2023Machines et batteries — Règlement (UE) 2023/1230 sur les machines et règlement (UE) 2023/1542 sur les batteries.
2024Numérique et écoconception — Écoconception des produits durables, intelligence artificielle et cybersécurité des produits numériques entrent dans le champ du marquage.
2025Emballages — Règlement (UE) 2025/40 sur les emballages et les déchets d'emballages.

Comment le fabricant évalue-t-il la conformité de son produit ?

L'évaluation de la conformité se déroule en deux temps, l'un rattaché à la conception du produit, l'autre à sa fabrication. Huit procédures, appelées modules, existent : le contrôle interne de la fabrication, l'examen CE de type, la conformité avec le type, l'assurance qualité du procédé de fabrication, l'assurance qualité du produit, la vérification sur produits, la vérification à l'unité et l'assurance qualité complète.

Le fabricant ne choisit pas librement parmi ces huit modules. Chaque législation détermine ceux qui sont ouverts pour la catégorie de produits concernée, souvent en fonction du niveau de risque. Pour les catégories les plus sensibles, l'intervention d'un organisme tiers indépendant, dit organisme notifié, est imposée. Pour les autres, le contrôle interne de la fabrication suffit et n'implique aucun tiers.

Les huit modules d'évaluation de la conformité
  1. Contrôle interne de la fabricationModule ALe fabricant vérifie lui-même la conformité, sans intervention d'un tiers
  2. Examen CE de typeModule BUn organisme notifié examine un échantillon représentatif de la production
  3. Conformité avec le typeModule CLe fabricant atteste que la production est conforme au type examiné
  4. Assurance qualité du procédé de fabricationModule DLe système qualité de production est approuvé et surveillé
  5. Assurance qualité du produitModule ELe système qualité d'inspection finale et d'essais est approuvé
  6. Vérification sur produitsModule FContrôle et essais sur chaque produit ou sur échantillon statistique
  7. Vérification à l'unitéModule GChaque exemplaire est examiné individuellement
  8. Assurance qualité complèteModule HLe système qualité couvre la conception et la fabrication

Procédures prévues par la législation d'harmonisation technique européenne ; les modules ouverts dépendent du produit.Source : Direction générale des Entreprises.

Les huit modules d'évaluation de la conformité. Procédures prévues par la législation d'harmonisation technique européenne ; les modules ouverts dépendent du produit.
ÉtapeDélaiDétail
Contrôle interne de la fabricationModule ALe fabricant vérifie lui-même la conformité, sans intervention d'un tiers
Examen CE de typeModule BUn organisme notifié examine un échantillon représentatif de la production
Conformité avec le typeModule CLe fabricant atteste que la production est conforme au type examiné
Assurance qualité du procédé de fabricationModule DLe système qualité de production est approuvé et surveillé
Assurance qualité du produitModule ELe système qualité d'inspection finale et d'essais est approuvé
Vérification sur produitsModule FContrôle et essais sur chaque produit ou sur échantillon statistique
Vérification à l'unitéModule GChaque exemplaire est examiné individuellement
Assurance qualité complèteModule HLe système qualité couvre la conception et la fabrication

Le graphisme du marquage est unique. Il se compose du sigle CE et, lorsqu'un organisme notifié intervient dans la phase de contrôle de la production, du numéro d'identification de cet organisme. Le marquage s'appose sur le produit lui-même, sur son emballage ou sur le document d'accompagnement. Lorsqu'un produit relève de plusieurs textes, le marquage signifie la conformité à l'ensemble d'entre eux, mais un seul marquage est apposé.

D'autres marquages peuvent coexister avec le CE. Certains sont imposés par des réglementations horizontales, comme le symbole de la poubelle barrée prévu par la réglementation sur les déchets d'équipements électriques et électroniques. D'autres relèvent d'une démarche volontaire, comme la mention d'origine « Fabriqué en ». La condition est qu'ils soient lisibles, facilement identifiables et ne créent pas de confusion avec le marquage CE.

Que doivent contenir la déclaration UE de conformité et le dossier technique ?

Le fabricant, où qu'il soit établi dans le monde, ou son mandataire établi dans l'Espace économique européen, doit rédiger une déclaration CE ou UE de conformité. Cette obligation subsiste même lorsqu'un organisme notifié est intervenu. Le document atteste que le produit est conforme aux exigences essentielles de la réglementation applicable et engage la responsabilité de son signataire.

  • le nom et l'adresse du fabricant ou de son mandataire ;
  • une description du produit permettant de l'identifier ;
  • la référence aux normes harmonisées ou aux autres spécifications techniques utilisées ;
  • l'identification du signataire ;
  • le cas échéant, l'attestation de conformité délivrée par l'organisme notifié.

Le dossier technique complète la déclaration. Il rassemble les informations administratives relatives à l'entreprise et les documents permettant de vérifier la conformité du produit aux règles techniques : descriptif du produit et du processus de fabrication, plans, résultats d'essais. Sa constitution est exigée par la plupart des procédures d'évaluation de la conformité.

Quelles obligations pèsent sur l'importateur et sur le distributeur ?

La décision n° 768/2008/CE du Parlement européen et du Conseil a établi un cadre législatif commun pour la commercialisation des produits dans l'Union. Les huit directives alignées sur ce cadre et applicables depuis le 20 avril 2016 ont harmonisé les obligations des opérateurs économiques, fabricants, importateurs et distributeurs, ainsi que celles des autorités de surveillance du marché.

Deux exigences structurent cette chaîne de responsabilité. La première est la traçabilité : l'adresse du fabricant doit être apposée sur le produit, ce qui permet de remonter au responsable de la mise sur le marché. La seconde est linguistique : les instructions et informations destinées aux consommateurs et aux utilisateurs finaux doivent être fournies dans la langue requise, ce qui impose une notice en français pour le marché national.

Répartition des rôles dans la chaîne de commercialisation
OpérateurCe qu'il doit faire
FabricantÉvaluer la conformité, constituer le dossier technique, rédiger la déclaration UE de conformité, apposer le marquage CE, indiquer son adresse sur le produit
Mandataire établi dans l'EEEAgir pour le compte d'un fabricant établi hors de l'Espace économique européen, notamment rédiger la déclaration de conformité
Organisme notifiéDélivrer, lorsque la procédure l'impose, une attestation de conformité aux exigences essentielles ; son numéro figure alors à côté du marquage
Importateur et distributeurS'assurer de la traçabilité du produit et du respect des exigences linguistiques applicables aux notices et informations destinées aux utilisateurs

Le moment qui compte : la mise sur le marché

Un produit doit être conforme à la législation d'harmonisation applicable au moment de sa mise sur le marché, c'est-à-dire de sa première commercialisation dans l'Union européenne. Les produits déjà mis sur le marché lors d'un changement de réglementation n'ont pas à être modifiés. En revanche, toute unité d'un même modèle mise sur le marché après l'entrée en application de nouvelles exigences doit y satisfaire : l'antériorité du type ne protège pas les exemplaires suivants.

L'importation personnelle échappe à ce régime. L'achat ponctuel d'un produit par un consommateur physiquement présent dans un pays tiers n'est pas une mise sur le marché. La notion est d'interprétation stricte : sont exclus les achats destinés à la revente dans l'Union et ceux effectués par vente à distance ou commerce électronique dès lors que le site destine son offre aux consommateurs de l'Union, par exemple en proposant le paiement en euros.

Quel est le rôle des normes, de l'accréditation et des organismes notifiés ?

La normalisation est une activité volontaire, financée en grande partie par les milieux industriels au moyen de cotisations, de droits de participation aux commissions et de l'achat des normes. Elle est encadrée en France par le décret n° 2009-697 du 16 juin 2009, modifié par le décret n° 2021-1473 du 10 novembre 2021. Plus de 37 000 normes sont en vigueur en France, dont la plupart sont élaborées aux niveaux européen et international.

Les travaux sont conduits par l'ISO, la commission électrotechnique internationale et l'UIT au plan mondial, par le CEN, le CENELEC et l'ETSI au plan européen. En France, l'élaboration est pilotée par l'Association française de normalisation et par vingt bureaux de normalisation agréés. Toute entreprise peut participer gratuitement, par internet, aux enquêtes publiques ouvertes sur les projets de normes et leurs révisions.

L'articulation avec le marquage CE tient en un point : une norme est d'application volontaire, mais l'application d'une norme harmonisée confère une présomption de conformité aux exigences essentielles du texte auquel elle se rattache. C'est la raison pour laquelle la déclaration UE de conformité mentionne les normes harmonisées ou les autres spécifications techniques utilisées.

L'accréditation

L'accréditation atteste la compétence d'un organisme pour réaliser des évaluations de la conformité. Elle est définie à l'article 137 de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie et encadrée par le règlement européen 765/2008, qui fixe le cadre applicable dans l'Espace économique européen. Le Comité français d'accréditation a été désigné organisme unique d'accréditation par le décret n° 2008-1401.

Sont accrédités les laboratoires d'essais, les organismes d'inspection et les organismes de certification. L'accréditation peut répondre à une exigence réglementaire ou relever d'une démarche volontaire. Dans certains domaines, les pouvoirs publics la rendent obligatoire pour garantir le respect d'exigences minimales par les organismes intervenant dans les procédures d'évaluation.

Un exemple concret : les jouets

Les jouets illustrent l'articulation entre norme et réglementation. Ils sont régis en France par le décret n° 2010-166 du 22 février 2010 et son arrêté d'application du 24 février 2010, qui transposent la directive 2009/48/CE. Celle-ci est entrée en vigueur sur tout le territoire de l'Union le 20 juillet 2011, et le 20 juillet 2013 pour les exigences propres à la chimie.

Avant la mise sur le marché, le fabricant doit conduire une analyse des dangers chimiques, physiques, mécaniques, électriques, d'inflammabilité, de radioactivité et d'hygiène, puis évaluer l'exposition potentielle à ces dangers. Deux voies s'ouvrent ensuite. L'autocontrôle, correspondant au module A, est possible lorsque le fabricant a appliqué des normes harmonisées couvrant tous les aspects de sécurité pertinents ; il n'exige pas d'organisme tiers, même si les essais sont en pratique confiés à un laboratoire extérieur.

L'examen CE de type par un tiers, module B, combiné à la conformité au type sur la base du contrôle interne de la fabrication, module C, devient obligatoire dans trois situations : lorsqu'il n'existe pas de normes harmonisées couvrant toutes les exigences de sécurité, lorsque le fabricant ne les a pas appliquées ou ne les a appliquées qu'en partie, ou lorsqu'une norme a été publiée assortie d'une restriction. Les références des normes harmonisées sont publiées au Journal officiel de l'Union européenne.

Comment se déroulent les contrôles de la DGCCRF ?

La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes contrôle les produits alimentaires et non alimentaires ainsi que les services, à tous les stades de l'activité économique : production, transformation, importation, distribution. Elle établit chaque année un programme national d'enquêtes, construit sur une analyse de risques et sur les priorités de régulation du marché, puis enrichi à l'échelon territorial.

L'ordre de grandeur des campagnes se lit dans les résultats publiés. Une enquête sur les déclarations de quantité a porté sur 738 établissements et donné lieu à 110 injonctions de mise en conformité et 71 procès-verbaux. Une campagne sur les produits chimiques a conduit à analyser plus de 15 700 références auprès de 4 200 professionnels sur la période 2023-2024. Une enquête sur la garantie légale dans l'électronique a visé 83 établissements.

Les suites possibles d'un contrôle de la DGCCRF
  1. Constat lors du contrôleSur place ou sur piècesVérification documentaire, prélèvement, demande de production de la déclaration de conformité et du dossier technique
  2. Injonction de mise en conformitéSuite la plus fréquenteL'opérateur est mis en demeure de corriger le manquement dans un délai fixé
  3. Mesure de police administrativeEn cas de produit non conforme ou dangereuxRetrait du marché, rappel auprès des consommateurs, publication sur le site Rappel Conso
  4. Amende administrativeAprès procédure contradictoireSanction pécuniaire prononcée par l'administration, dont la décision peut être publiée pour une durée variable selon la gravité
  5. Procès-verbal et suites pénalesManquements les plus gravesTransmission au procureur de la République ; l'absence de marquage et le faux marquage exposent à des poursuites pénales

Gradation des mesures selon la gravité constatée.Source : DGCCRF.

Les suites possibles d'un contrôle de la DGCCRF. Gradation des mesures selon la gravité constatée.
ÉtapeDélaiDétail
Constat lors du contrôleSur place ou sur piècesVérification documentaire, prélèvement, demande de production de la déclaration de conformité et du dossier technique
Injonction de mise en conformitéSuite la plus fréquenteL'opérateur est mis en demeure de corriger le manquement dans un délai fixé
Mesure de police administrativeEn cas de produit non conforme ou dangereuxRetrait du marché, rappel auprès des consommateurs, publication sur le site Rappel Conso
Amende administrativeAprès procédure contradictoireSanction pécuniaire prononcée par l'administration, dont la décision peut être publiée pour une durée variable selon la gravité
Procès-verbal et suites pénalesManquements les plus gravesTransmission au procureur de la République ; l'absence de marquage et le faux marquage exposent à des poursuites pénales

Jusqu'où le marquage CE fait-il circuler un produit ?

Le marquage CE ouvre la libre circulation dans l'Espace économique européen, qui réunit les 27 États membres de l'Union européenne et trois des quatre membres de l'Association européenne de libre-échange : l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège. La Suisse, membre de l'association mais non partie à l'accord sur l'Espace économique européen, n'est pas couverte.

Territoire couvert par le marquage CE
Territoire couvert par le marquage CE. Nombre d'États où le marquage CE assure la libre circulation du produit.États membres de l'Union européenne — 27 paysÉtats membres de l'Union européenne27 paysÉtats de l'AELE parties à l'EEE — 3 paysÉtats de l'AELE parties à l'EEE3 paysTotal Espace économique européen — 30 paysTotal Espace économique européen30 pays

Nombre d'États où le marquage CE assure la libre circulation du produit.Source : Direction générale des Entreprises.

Territoire couvert par le marquage CE. Nombre d'États où le marquage CE assure la libre circulation du produit.
PosteValeur
États membres de l'Union européenne27 pays
États de l'AELE parties à l'EEE3 pays
Total Espace économique européen30 pays

Pour les produits qui ne relèvent d'aucune législation harmonisée, la circulation repose sur un autre mécanisme : la reconnaissance mutuelle. Le règlement (UE) 2019/515 du 19 mars 2019 pose qu'un produit légalement commercialisé dans un État membre peut l'être dans les autres, sauf motif impérieux d'intérêt public tenant notamment à la santé ou à la sécurité. Le texte encadre les décisions administratives nationales qui feraient obstacle à cet accès au marché.

Les deux régimes ne se confondent pas. Un produit sous marquage CE circule parce qu'il satisfait à des exigences essentielles communes. Un produit non harmonisé circule parce qu'un autre État membre l'a déjà admis. Dans le premier cas, la charge de la preuve pèse sur le fabricant ; dans le second, elle pèse sur l'autorité qui entend restreindre la mise sur le marché.

Questions fréquentes

Le marquage CE peut-il être délivré par un organisme ?

Non. Aucun organisme ne délivre le marquage CE. L'évaluation de la conformité, l'établissement de la documentation technique, la rédaction de la déclaration de conformité et l'apposition du marquage relèvent de la seule responsabilité du fabricant. Un organisme notifié intervient uniquement lorsque la procédure applicable l'impose, et délivre alors une attestation de conformité.

Que faire si un produit relève de plusieurs réglementations ?

Le fabricant doit satisfaire aux exigences essentielles de chacune d'elles et le mentionner dans sa déclaration de conformité. Un seul marquage CE est apposé sur le produit : il signifie la conformité à l'ensemble des textes applicables, et non à un seul d'entre eux.

Un produit acheté hors de l'Union et revendu en France doit-il porter le marquage CE ?

Oui. Un achat destiné à la revente dans l'Union européenne constitue une mise sur le marché et non une importation personnelle. Le produit doit donc être conforme à la législation d'harmonisation applicable et porter le marquage CE lorsque celle-ci le prévoit.

Une norme AFNOR est-elle obligatoire ?

Non, la normalisation est une activité volontaire. L'application d'une norme harmonisée présente toutefois un intérêt pratique : elle confère une présomption de conformité aux exigences essentielles du texte auquel elle se rattache, ce qui simplifie l'évaluation et la justification de la conformité.

Combien de temps le fabricant doit-il conserver le dossier technique ?

La durée de conservation est fixée par chaque législation d'harmonisation applicable au produit et doit être vérifiée dans le texte concerné. Le principe commun est que le dossier doit pouvoir être produit sur demande des autorités nationales de surveillance du marché, avec la déclaration de conformité.

Le marquage CE vaut-il pour la Suisse et le Royaume-Uni ?

Non. Le marquage CE assure la libre circulation dans l'Espace économique européen, soit les 27 États membres de l'Union plus l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège. La Suisse, membre de l'Association européenne de libre-échange mais non partie à l'accord sur l'Espace économique européen, n'est pas couverte.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Le marquage « CE »Direction générale des Entreprises · consulté le
  2. La normalisation et l'accréditationDirection générale des Entreprises · consulté le
  3. Mon produit est soumis au marquage CE : dans quels pays circule-t-il librement ?Direction générale des Entreprises · consulté le
  4. En plus du marquage CE, puis-je apposer d'autres logos sur mon produit ?Direction générale des Entreprises · consulté le
  5. Libre circulation des produitsDirection générale des Entreprises · consulté le
  6. Les enquêtes et les contrôlesDGCCRF, ministère de l'Économie · consulté le
  7. Injonctions et sanctionsDGCCRF, ministère de l'Économie · consulté le
  8. Les alertes et rappels de produitsDGCCRF, ministère de l'Économie · consulté le
  9. Rappel Conso, site officiel des rappels de produitsGouvernement français · consulté le
  10. La réglementation applicable aux jouetsDirection générale des Entreprises · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

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